La distribution des urnes et du matériel électoral pour les élections législatives du 6 mai 2018 au Liban. Crédit Photo: NNA

Alors que la date du scrutin avance, les élections législatives semblent inaugurer des alliances inédites entre différents partis politiques. Ainsi, le mouvement Amal ne pourrait pas s’allier avec le Parti Socialiste Progressiste de Walid Joumblatt en raison d’une alliance de ce dernier avec les Forces Libanaises.

Cependant, si cela pourrait augurer d’une ouverture permettant l’élection de candidats sortis du système des partis traditionnels, au final, rien ne devrait changer.

Pour l’heure, les projections générales accordent 25 places aux candidats dits de la société civile, alors que les partis dit du 14 mars devraient obtenir 59 députés et la coalition Amal/Hezbollah/CPL, 44 députés. Cependant, les futurs députés dits de la société civile ne pourront constituer un bloc homogène et pourront rejoindre lors des votes, les partis traditionnels qui contrôleront la réalité de la scène parlementaire.

Au niveau des développements locaux, Walid Joumblatt rechercherait désormais un soutien chiite dans les circonscriptons de Rachaya, Beyrouth et Hasbaya, alors que le Hezbollah aurait déjà fait savoir qu’il accordera plutôt son soutien à des opposants au PSP. Le mouvement Amal devrait emboiter le pays à son allié, faisant ainsi payer à Walid Joumblatt son soutien au juge Tarek Bitar en charge de l’enquête portant sur l’explosion du 4 août 2020.

Toujours au Sud du Liban, le Courant Patriotique Libre ferait face à une double opposition du Courant du Futur et du mouvement Amal face à ses candidats à Jezzine et Saïda.

Dans le nord du Liban, des efforts seraient en cours pour réconcilier Gébran Bassil avec Sleiman Franjieh et obtenir une alliance entre mouvement Marada et Courant Patriotique Libre au niveau des circonscriptions de Zorghta, Koura et Batroun. Cependant, les 2 partis semblent aujourd’hui inconciliables en raison notamment d’une rivalité accrue entre les 2 hommes.

Par ailleurs, le CPL serait tenté par une alliance avec Issam Fares pour la circonscription du Akkar.

Cette campagne reste pour l’heure marquée par le manque de programmes politiques et économiques applicables.

 

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