Le gouvernement Mikati III s’est, pour la première fois, réuni depuis le 14 octobre dernier, après que les ministres chiites du mouvement Amal et du Hezbollah aient annoncé leur boycott des réunions exigeant d’obtenir le retrait du juge Tarek Bitar en charge du dossier concernant l’explosion du port de Beyrouth après que celui-ci ait mis en examen plusieurs proches du président de la chambre Nabih Berri.

Au menu des discussions du conseil des ministres, 56 dossiers dont certaines figurent parmi les conditions pour la relance des négociations avec le Fonds Monétaire International comme le projet de loi de finances générale pour l’année 2021, l’approbation des dépenses publiques jusqu’en février 2022 jusqu’à publication de la loi des finances pour l’année 2022, le projet de budget 2022 également avec l’approbation de la prolongation du travail avec le personnel temporaire et l’effet des décisions et des contrats d’employés temporaires et d’entrepreneurs de différents noms et dates de signature et avec les mêmes conditions contractuelles précédentes et la nomination de la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption.

La réunion du conseil des ministres a été précédée par une rencontre entre le président de la république et le premier ministre qui ont évoqué la situation actuelle du Liban et également l’initiative koweitienne en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les pays arabes.

Le président de la république a estimé que l’interruption précédente des sessions du gouvernement ont affecté de manière négative la situation générale du Liban et l’autorité de l’executif. Il a rappelé son attachement à la séparation des pouvoirs, estimant que le chantage des mouvements Amal et Hezbollah violaient les principes constitutionnels ce qui a nuit aux demandes la population.

Le chef de l’état a souligné que la non-démission du gouvernent, ni lui, ni le premier ministre sortant ne peuvent publiés des décrets exceptionnels pour tenter de prendre des décisions pourtant nécessaires.

Quant au premier ministre Najib Mikati, dès l’ouverture de la session, il a exprimé sa satisfaction au retour du travail du cabinet, rappelant que celui-ci est un gouvernement de sauvetage qui doit assumer ses taches, “parce que les défis actuels et imminents ne peuvent plus souffrir de nouveaux délais financiers, sociaux et économique”, allusion à la crise économique que traverse actuellement le pays des cèdres.

Najib Mikati a indiqué souhaiter que ces nouvelles réunions puissent porter leurs fruits, loin des disputes, “la population ne pouvant plus tolérer l’opposition et les conflits mais souhaite la coopération pour sortir de la crise”.

Parmi l’une des première décisions approuvée d’ailleurs par le conseil des ministres, la hausse de l’indemnité journalière des transports qui passera à 64 000 LL pour le secteur public et à 65 000 LL pour le secteur privé.

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