Raja Salamé arrêté sur décision du juge Nicolas Mansour dans ce qui semble être une bataille médiatique

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Contrairement aux premières informations qui faisaient état de sa libération, Raja Salamé n’a pas été libéré mais ferait plutôt l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt publié par le juge d’instruction Nicolas Mansour.

Ce rebondissement intervient alors que d’importantes pressions visaient le juge pour l’obliger à libérer le frère du gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, inculpé comme lui de détournement de fonds sur fond de menaces de pénuries de devises étrangères en raison des restriction de limites imposées par la Banque du Liban pour l’obtention de devises étrangères ou encore via les banques libanaises dont les dirigeants souhaiteraient éviter les conséquences judiciaires les visant dans le cadre de la même affaire.

Pour rappel, celui-ci avait été arrêté sur décision de la juge Ghada Aoun suite à l’obtention d’informations faisant état de détournements de fonds en provenance de France, de Suisse et du Luxembourg et détenu à la prison de Baabda.

Ainsi par exemple, le gouverneur de la Banque du Liban aurait limité l’apport de devises étrangères sur le marché local ces derniers jours en concomitance avec la fermeture des banques libanaises en grève en raison aussi des procédures judiciaires qui les visent, cela afin de provoquer des pénuries de produits essentiels comme les carburants et induire une hausse de la valeur du dollar face à la livre libanaise. Pour rappel, en décembre, la justice helvétique aurait ainsi remis au Liban des documents prouvant la culpabilité de plusieurs personnes dont Riad Salamé, le gouverneur de la Banque du Liban, de son frère Raja et d’Anna Kozakova dans le cadre de ce dossier.

Ils sont tous 2 accusés d’avoir détourné 326 millions de dollars sous couvert de commissions via la vente d’Eurobonds de la Banque du Liban. Cependant, ces montants auraient été transférés à un compte au nom de Raja Salamé en Suisse.

Plusieurs dirigeants de banque dont le président de l’Association des Banques du Liban Salim Sfeir ont également vu leurs biens et ceux de leurs établissements gelés sur décision de la procureur du Mont Liban dans le cadre du même dossier. Parmi les autres dirigeants de banque visés par une nouvelle plainte déposée par le groupe “People want to reform the Regime”, fin du mois de février, ceux de la Banque Audi Samir Hanna, de la SGBL Antoun Sehnaoui propriétaire aussi d’un nouveau site d’information francophone entre autre, de Saad Azhari pour la Blom Bank et de l’ancienne ministre de l’intérieur Raya Hassan, dirigeante de la Bank Med dont la famille de l’ancien premier ministre Rafic Hariri est le principal actionnaire. 

Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, fait également l’objet d’un mandat d’arrêt cependant non exécuté par les Forces de Sécurité Intérieure du général Imad Othman, proche comme lui de l’ancien premier ministre Saad Hariri. Côté libanais aussi , le procureur de la république, le juge Ghassan Oweidat, un proche comme Riad Salamé de l’ancien premier ministre Saad Hariri, aurait empêché le magistrat Jean Tannous en charge de l’enquête Forry Associates de communiquer avec ses homologues étrangers. Selon les termes du contrat, Forry Estate recevait ainsi une commission des 3/8ème des 1% commissions sur l’achat des certificats de dépôts de l’état via la Banque du Liban par les banques privées entre 2004 et 2014.

Ces montants qui atteignaient ainsi ensuite plusieurs millions de dollars étaient reversés et redistribués, selon les aveux même de Riad Salamé, en connaissance de la commission centrale de la Banque du Liban. Cependant, le contrat signé par la Banque du Liban avec les banques locales ne stipule pas le nom de Forry Associates, ce qui amène les experts judiciaires à s’interroger sur les versements effectués au bénéfice de cette entreprise et transférés en connaissance de cause par 6 banques locales à l’étranger.

Il s’agit désormais de déterminer les rôles de ces établissements et de ces proches dans des transferts qui sont dérivés de la corruption, note la plainte.

Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban est arrivé dans les valises de l’ancien premier ministre Rafic Hariri en 1993. Il était précédemment son chargé de compte à la Merril Lynch. 

Considéré comme proche de nombreux hommes politiques, il jouirait de leur soutien tout comme celui des Etats-unis, alors que 6 pays ont ouvert des enquêtes à son encontre

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