Dans l’affaire du scandale des dollars subventionnées, affaire dans laquelle est également impliqué le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, l’actionnaire principal de la SGBL Antoine Sehnaoui aurait porté plainte à l’encontre de la juge Ghada Aoun devant la justice américaine et certaines cours de justice européennes, indique la LBCI.

Antoine Sehnaoui aurait ainsi mandaté un cabinet d’avocat pour porter plainte “pour tentative de nuire à sa réputation et à la réputation de la SGBL, contre le procureur général du Mont-Liban, la juge Ghada Aoun, en France, en Suisse, en Belgique et aux États-Unis, pays où l’établissement bancaire qu’il dirige possède des filiales.

La magistrate libanaise aurait estimé que cette manoeuvre judiciaire vise à l’intimider, notant par ailleurs avoir convoqué l’homme d’affaire comme témoin et non comme accusé, dans le cadre d’une enquête en cours portant sur des pratiques de contrebande de dollars et dans laquelle, seraient impliqués, outre le gouverneur de la Banque du Liban, la directrice de la commission de contrôle bancaire, Maya Dabbagh  le président et le vice-président de l’association des changeurs, l’homme d’affaire Michel Mcattaf.

Pour rappel, le procureur financier, le juge Ali Ibrahim avait mis en examen Antoine Sehnaoui pour violation du code d’échange d’argent et attaque contre le prestige de l’état en juin 2020, alors qu’il était aux Etats-Unis. L’affaire avait été ensuite référée à la juge Ghada Aoun.

Dans le cadre de la même affaire, Riad Salamé a depuis refusé de témoigner devant la juge en raison de menaces sécuritaires pesant à l’encontre de sa personne. Dans le cadre de la même affaire, le directeur des opérations monétaires de la Banque du Liban Mazen Hamdan avait été arrêté en mai dernier par les autorités judiciaires en compagnie de responsable du syndicat des agents de change. Il avait été accusé, avec eux, de manipulation des taux de change de la livre libanaise face au dollar. 

Plus précisément, Mazen Hamdan était accusé d’avoir mené des opérations pour le compte de la BDL retirant des dollars du marché au lieu d’en injecter pour tenter de faire baisser la pression sur la Livre Libanaise. Ainsi, la monnaie locale était passée de 1507 LL/USD à son taux officiel jusqu’à 4500 LL/USD, à l’époque son plus bas historique face au dollar.

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