Le ministre du transport du gouvernement démissionnaire Ghazi Aridi a abordé la question de son refus d’accorder au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), un certain nombre de documents concernant son ministère.

Ghazi Aridi a fait état de 2 convocations par l’instance judiciaire à ce sujet, indiquant avoir « attendu mais n’ayant pas donné son accord » car ne travaillant pour personne ». Le Ministre s’est adressé à tous les partis concernés, indiquant qu’il ne dépassera pas  « limites au nom de la cause du président martyr Rafic Hariri », et annonçant n’admettre aucune infraction  du droit du TSL ou de toute institution.

Cette conférence de presse intervient alors que 4 ministres libanais, dont celui des transports, Ghazi Aridi, de l’Intérieur, Ziad Baroud, des télécoms Charbel Nahhas et de l’Energie en sa qualité d’ancien ministre des télécoms Gébran Bassil, sont accusés de ne pas coopérer avec le TSL.

Le quotidien arabophone As Safir a indiqué ce matin que le refus du ministre de l’intérieur Ziad Baroud à accorder au TSL, était motivé par en raison de sa demande d’obtenir la presque totalité des empreintes digitales de la population libanais. Ziad Baroud a indiqué avoir agi en conformité avec les lois libanaises, estimant suffisant la transmission d’une centaines d’empreintes digitales seulement.

le procureur général du Tribunal Daniel Bellemare aurait demandé le mois dernier, des informations supplémentaires,  informations auxquelles, les différents ministres nommés, à savoir le ministre de l’intérieur Ziad Baroud, le ministre des Transports Ghazi Aridi, le ministre actuel des Télécoms Charbel Nahhas et son prédécesseur et actuel ministre de l’énergie Gébran Bassil, n’ont pas répondu.

Le procureur de la cour de justice Daniel Bellemare se serait également adressé, via le premier ministre démissionnaire Saad Hariri au ministre par intérim des télécoms Charbel Nahhas qui aurait estimé  ces demandes sont contraire à la loi 120 portant sur les écoutes téléphoniques, et violant la liberté publique. Il se serait également inquiété de la diffusion de conversations privées de ministres, de députés ainsi que de responsables politique. Selon le quotidien anglophone The DailyStar, le ministre des télécoms a indiqué au Président de la Chambre que les enquêteurs sont déjà en possession de ses bases de données, acquises de manière non officielle et ne permettant donc pas d’être utilisées dans le cadre d’une procédure légale. De fait, Charbel Nahhas a demandé à ce que soit organisé un débat à ce sujet au sein du gouvernement.