EDITION VI

Blessé et meurtri dans son essence et dans sa raison d’être, comme tous les Libanais, le Beirut Art Film Festival, dans cette ultime tentative de survie, veut partager leur douleur, dans la dégradation de leur quotidien ; il veut participer à l’expression de leur humanité, leur attachement à la vie, telle qu’exprimée dans l’extraordinaire résilience de nos concitoyens, face aux affreuses calamités qui ont entamé notre existence.

Nous avons beaucoup hésité, après l’édition chaotique de 2019, lancée et mort-née le 16 octobre. Tout en acclamant l’éruption de la colère populaire salutaire dès le lendemain, le BAFF 2019 allait sombrer dans la marginalité avec le déclenchement de la crise financière, qui continue de nous affecter au quotidien. 

La programmation de cette VIe édition ne fut ni facile, ni évidente. Découragés par les nombreuses crises qui nous frappent tous, nous étions sur le point de baisser les bras. Deux facteurs nous ont poussés à nous accrocher : 

Le sentiment profond que le Liban ne peut mourir, que nos compatriotes, malgré tous les revers, y compris l’affaissement de la révolte populaire, continuent à se battre ; et qu’être au rendez-vous sera une contribution à leur combat ; un apport qui va au-delà du culturel ; une initiative qui va à la rencontre de leur courage, à la communion avec leur humanité,

  • L’indéfectible appui de nos sponsors ; les ambassades des Etats-Unis d’Amérique, de Suisse, d’Espagne, de Belgique, l’Istituto Italiano di Cultura et le Goethe Institut, qui continuent à croire en notre pays, et en la capacité des Libanais de se redresser et de sortir du gouffre.

Nous voilà donc, malgré les aléas de la Covid-19 et du confinement, malgré la morosité et la détresse ambiantes, de retour avec une nouvelle édition du BAFF pour exprimer un message d’amour, de compassion et d’humanité. Pour crier un message de communion avec l’autre ; cet autre qui est foncièrement différent dans sa pensée, dans sa croyance, dans son esthétique et dans sa vision du monde.

Cette croyance en la résilience et en la combativité du Libanais, en sa capacité d’ouverture à l’universel à travers l’art et le cinéma, constitue l’essence de notre conviction ; elle est notre motivation. 

Malgré la pandémie qui frappe le monde entier, malgré la fermeture des salles de spectacles, des festivals, des expositions et des musées, les réalisateurs n’ont pas pour autant baissé les bras. Le cru 2020 de la production cinématographique est particulièrement riche et innovant. Produire cette VIe édition du BAFF en présentiel, au milieu des décombres de Beyrouth, en plein cœur de ses quartiers affectés par le désastre du 4 août, est non seulement un tour de force mais l’affirmation de notre espoir en un avenir de vie dans la décence et la dignité. Cette édition du BAFF 2020 n’aurait pu se faire sans la confiance et la détermination des partenaires-sponsors du festival, avec leur fidèle soutien depuis la première heure.

En partenariat avec les Ambassades des Etats-Unis d’Amérique, de Suisse, d’Espagne, de Belgique, l’Istituto Italiano di Cultura et le Goethe Institut, les organisateurs du BAFF sont heureux d’offrir une sélection de 20 documentaires récents sur la danse, les arts plastiques, l’architecture, la littérature, la musique, qui seront projetés en présentiel au Théâtre Monnot à Ashrafieh du 3 au 9 décembre, de 16h à 20h. La sélection et la programmation des films seront annoncés sur le site du festival www.beirutartfilmfestival.org et sur les réseaux sociaux Instagram / @bafflb et Facebook / Beirut Art Film Festival

L’accès aux projections est gratuit. Le nombre de places étant limité, 
la réservation par email est obligatoire : [email protected]

Le masque sanitaire sera exigé à l’entrée et durant les séances.

Avant de terminer, nous voulons exprimer notre gratitude aux deux mécènes qui ont soutenu le BAFF tout au long des 5 dernières années et saluer la poursuite de leurs activités dans l’humanitaire et l’éducation si précieux et vitaux pour le Liban : Fondation Robert A. Matta et Fondation Anne-Marie et Alexis Habib.

FILMS

En ouverture de cette édition du BAFF et dans le cadre du 250e anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven (1770-1827), les organisateurs du festival, en partenariat avec le Goethe Institut, reviennent sur un des nombreux chefs-d’œuvre du compositeur bonnois, Hymne à la joie, et l’universalité de l’art :

  • Beethoven’s Ninth – Symphony for the World, 90’, 2020, Christian Berger,
  • Following the Ninth, 2013, 70’, Kerry Candaele,

Deux autres documentaires sur la musique sont programmés durant les jours suivants 

  • The Three Lives of Clara Schumann, 2019, 56’, Günter Atteln,
  • Images of the East, 2017, 27’, Gidon Kremer and Sandro Kancheli. Gracieusement offert par Accentus Music GmbH – Leipzig.

En partenariat avec l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, les organisateurs du festival présentent les documentaires :

  • Once Were Brothers. Robbie Roberson & the Band, 2019, 110’, Daniel Roher,
  • Toni Morrison: The Pieces I Am, 120’, 2019, Timothy Greenfield-Sanders,
  • Cunningham, 93’, 2019, Alla Kovgan,
  • The Apollo, 102’, 2019, Roger Ross Williams,
  • Uprooted – The Journey of Jazz Dance, 94’, 2019, Khadifa Wong,
  • Rothko: Pictures Must Be Miraculous, 2019, 53’, Eric Slade.

En partenariat avec l’Ambassade de Suisse, les organisateurs du festival présentent les documentaires :

  • Cern and the Sense of Beauty, 2018, 75’, Valerio Jalongo,
  • Renoir et la petite fille au ruban bleu, 52’, 2019, directed by Nicolas Lévy-Beff,
  • Architecture of Infinity, 2018, 86’, Christoph Schaub.

En partenariat avec l’Istituto Italiano di Cultura, et à l’occasion du 500e anniversaire du peintre Raphaël (1483-1520), les organisateurs du festival présentent en première mondiale le documentaire sur l’exposition-rétrospective consacrée au maestro italien au Musée du Quirinal à Rome :

  • Raphael Revealed, 2020, 88’, Phil Grabsky/EOS,

Et pour la première fois depuis sa création, le BAFF propose un film non-documentaire sur une période tourmentée de la vie de Michel Ange, un portrait riche et contrasté du maitre italien.

  • Il Peccato / Sin, 2020, 134’, Andrei Konchalovsky.

Quand Léonard Cohen, Federico García Lorca, le rock et le flamenco se donnent rendez-vous, le résultat est un film inédit. En partenariat avec l’Ambassade d’Espagne, le festival est heureux de projeter le documentaire

  • Omega, 2016, 83’, José Sanchez-Montes.

En partenariat avec l’Ambassade de Belgique, et par amour du Liban, la réalisatrice belge, Françoise Levie, offre au public du BAFF une profonde réflexion sur la condition humaine avec 

  • Zénon l’insoumis, 2019, 80’, Françoise Levie, 

L’amour se trouve aussi chez ce jeune migrant algérien lorsqu’il découvre les chansons de Jacques Brel !

  • Que l’amour, 2019, 79’, Laetitia Mikles.

Beyrouth, Amour, Femmes.

Beyrouth, mardi 4 août 18h07 ; elle était assise chez elle auprès de son époux, l’ambassadeur des Pays-Bas au Liban ; Hedwig Waltmans-Molier est mortellement blessée par l’explosion. Sur son lit d’hôpital, avant de décéder, elle fait don de ses organes à deux patients libanais. Le don de soi par amour du prochain. Aucun hommage, aucun chef-d’œuvre ne peuvent consacrer 

pareille leçon d’amour. Les organisateurs du festival souhaitent garder vivant le souvenir de cette femme d’exception et de son acte d’amour, en associant le chef-d’œuvre de Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle (c.1665, Musée Maurithuis, La Haye) au visage souriant de Hedwig Waltmans-Molier

  • Girl with a Pearl Earring and Other Treasures from the Maurithuis, 2016, 91’, David Bickerstaff/EOS. Gracieusement offert par Exhibition on Screen et Seventh Art in memoriam Hedwig Waltmans-Molier.

Le 4 août, une grande explosion secoue Beyrouth. Toute vie humaine disparait. Une femme occupe la ville. Une ville, une lettre, une femme inspirent le réalisateur libanais Nicolas Khoury qui tourne ce court film avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et de la Galerie Alice Mogabgab

  • Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury.

SYNOPSIS

Rothko, Pictures Must Be Miraculous, 2019, 53’, Eric Slade. English

Mark Rothko est considéré comme l’un des artistes fondateurs de l’Expressionnisme Abstrait aux Etats-Unis. Il a fortement contribué au renouveau de la scène artistique américaine. Des décennies durant, Rothko mène ses recherches, il est ignoré des galeries et des musées, et survit difficilement grâce à des ventes occasionnelles et à un emploi journalier de professeur d’art. C’est en 1948 que Mark Rothko découvre le style qui fera de lui l’un des artistes les plus acclamés au monde.

Once Were Brothers. Robbie Robertson & the Band, 2019, 110’, Daniel Roher. English 

Once Were Brothers, Robbie Robertson & the Band est l’histoire édifiante et parfois humoristique de l’un des groupes les plus mémorables de l’histoire de la musique populaire. Tout en montrant des images d’archives rares, le film apporte les témoignages de nombreux amis et collaborateurs de Robertson, dont Bruce Springsteen, Eric Clapton, Van Morrison, Scorsese, Taj Mahal, Peter Gabriel, David Geen et Ronnie Hawkins.

Toni Morrison: The Pieces I Am, 120’, 2019, Timothy Greenfield-Sanders. English

Ce documentaire est une méditation artistique et intime sur la conteuse légendaire ; celui-ci examine sa vie, ses œuvres et les thèmes puissants auxquels elle a été confrontée tout au long de sa carrière littéraire. Toni Morrison, lauréate des prix Pulitzer (1988) et Nobel de littérature (1993), fut une écrivaine engagée. De son enfance dans l’Ohio, à ses débuts dans l’édition, avec la publication des autobiographies de Mohamed Ali et d’Angela Davis, à son propre atelier d’écriture, le film revient sur la vie de cette femme, sur ses romans The Bluest Eye, Sula et Song of Solomon, son rôle de rédactrice en chef de la littérature afro-américaine et sa carrière d’enseignante à l’Université de Princeton.

Cunningham, 93’, 2019, Alla Kovgan. English with English subtitles.

Cunningham suit l’évolution artistique de Merce Cunningham sur trois décennies, de 1944 à 1972 ; depuis ses premiers pas de danseur à New York jusqu’à son émergence sur la scène internationale. Mal compris et rejeté par le monde de la danse de son temps, Merce persévéra contre toute attente et développa une nouvelle approche de la danse et une nouvelle façon de penser les spectacles, en collaboration avec le compositeur John Cage et l’artiste Robert Rauschenberg. Ce film revient pas après pas, scène après scène, sur les recherches d’un des pionniers de l’art contemporain. 

Cern and the Sense of Beauty, 2018, 75’, Valerio Jalongo. V.O. with English subtitles

Quatre années après la sensationnelle découverte du Boson de Higgs, le CERN est sur le point de faire une nouvelle et exceptionnelle expérience. Dix-mille scientifiques du monde entier collaborent autour de la plus grande machine que l’homme ait jamais construit.
Pendant que la nouvelle expérience du CERN poursuit l’exploration de la mystérieuse énergie qui anime l’univers, scientifiques et artistes nous emmènent vers cette ligne d’ombre où, de manière différente, science et art poursuivent la vérité et la beauté. Parmi ces femmes et ces hommes certains ont la foi, d’autres croient seulement aux expériences et aux doutes. Mais dans leur recherche de la vérité ils sont tous à l’écoute d’un élusif sixième sens… le sens de la beauté.

Renoir et la petite fille au ruban bleu, 52’, 2019, Nicolas Lévy-Beff. French

Renoir et la petite fille au ruban bleu c’est l’histoire d’un tableau, d’un chef-œuvre longtemps mis au ban, puis caché avant d’être spolié durant la deuxième guerre mondiale.
Le film suit la trajectoire tourmentée de l’œuvre, intimement liée à celle de son modèle Irène Cahen d’Anvers, jusqu’à son acquisition par le collectionneur zurichois Emile Bührle. 

Architecture of Infinity, 2018, 86’, Christoph Schaub. V.O. with English subtitles.

Certains espaces possèdent une aura, une énergie qui dépasse la perception sensorielle descriptible. Dans son nouveau documentaire Architecture of Infinity, Christoph Schaub explore ce sentiment de transcendance et l’impact émotionnel des espaces, à travers des rencontres avec les architectes Peter Zumthor, Alvaro Siza Vieira, Peter Märkli, et avec les artistes James Turrell, Cristina Iglesias, Jojo Mayer. Dans ce film, Schaub se concentre sur les points d’intersection entre proportion et lumière, et, en visitant des bâtiments sacrés, ressent la relation entre nature et existence. Architecture de l’infini est un voyage vers des lieux où l’on peut ressentir sa propre (in)-finitude.

Raphael Revealed, 2020, 88’, Phil Grabsky/EOS. English with English sub. Première mondiale.

À l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Raphaël, la plus grande exposition jamais organisée des œuvres du maître italien a eu lieu à Rome. Exhibition on Screen a obtenu une visite exclusive de cet exceptionnel rendez-vous avec l’histoire de l’art. Avec plus de deux cents chefs-d’œuvre, peintures, dessins, tapisseries – dont plus d’une centaine ont été réunis pour la première fois – cette grande exposition célèbre la vie et l’œuvre de Raffaello Sanzio da Urbino.

Grâce à des prêts sans précédent du Louvre, de la Galerie des Offices, de la National Gallery of Art, du Musée du Prado et plus encore, l’exposition et ce film donnent à voie l’étendue du savoir-faire, de la créativité et du génie de Raphaël.

Following the Ninth, 2013, 70’, Kerry Candaele. English

Following the Ninth se penche sur les retentissements de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven dans les sociétés modernes. Composée en 1824, vers la fin de sa vie, la Neuvième est la création d’un homme isolé, incompris et sourd. Privé d’amour et de bonheur familial, il a créé et offert à l’humanité son Hymne à la joie. Cet hymne fédérateur d’espoir a inspiré et stigmatisé 

de nombreux mouvements populaires : de la place Tiananmen au mur de Berlin en 1989, de la résistance chilienne au tsunami de 2011 au Japon, le film soulève les questions du pouvoir de l’art et de l’universalité d’une œuvre.

Beethoven’s Ninth – Symphony for the World, 90’, 2020, Christian Berger. V.O with English sub.

La popularité de la Symphonie no 9 de Beethoven est incontestable. Comment et pourquoi cette reconnaissance est aujourd’hui mondiale ? Le film retrace le succès de la symphonie à travers plusieurs rencontres et témoignages : du chef d’orchestre grec Teodor Currentzis, au compositeur chinois Tan Dun, de l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste en République Démocratique du Congo jusqu’à une favela brésilienne, de Barcelone, où Paul Whittaker rend Beethoven accessible aux personnes sourdes et malentendantes au Japon où chaque année un chœur de 10 000 personnes entonne l’Hymne à la joie, jusqu’au DJ britannique Gabriel Prokofiev qui propose un remix symphonique de la Neuvième de Beethoven. Ce film est un hymne à la joie, et rend compte de l’impact de l’art sur l’humanité.

The Three Lives of Clara Schumann, 2019, 56’, Günter Atteln. V.O with English sub.

Le film retrace la vie de Clara Schumann née le 13 septembre 1819 à Leipzig, épouse, mère et une artiste qui, malgré les obstacles importants de son temps, est devenue une pianiste étoile. Elle était célébrée dans toute l’Europe et avec tous les honneurs, au point que son mari, le compositeur Robert Schumann, devait parfois frayer sa propre place. Accompagnant Clara lors d’une tournée en Russie, on lui aurait demandé : « Et vous ? Que faites-vous ? Avez-vous aussi quelque chose à voir avec la musique ? »

Zénon l’insoumis, 2019, 80’, Françoise Levie, French

Zénon, c’est le héros de l’Oeuvre au noir, roman de Marguerite Yourcenar, paru en 1968, et qui sera incarné au cinéma par Gianmaria Volonté, dans l’adaptation cinématographique d’André Delvaux, vingt ans plus tard.

Pourquoi en faire un documentaire aujourd’hui ? Parce que la figure de Zénon, ce philosophe, médecin, alchimiste, inventeur, issu de la Renaissance et inventé par Yourcenar, continue de questionner notre époque en épousant les problématiques du XVIe siècle, notamment la soif de pouvoir et des richesses, la corruption, le malaise social et l’obscurantisme religieux. La réalisatrice s’empare de cette figure fictive pour la confronter à nos temps incertains, nous émanciper des dogmes et nous rendre notre libre arbitre.

Ce film documentaire est constitué de plusieurs niveaux de récit. D’une part, nous suivons le comédien, Johan Leysen, qui veut monter une pièce de théâtre autour du personnage principal de l’Oeuvre au Noir. Il s’inspire de la formidable correspondance échangée entre Marguerite Yourcenar et le réalisateur belge André Delvaux qui a adapté la dernière partie de l’Oeuvre au Noir’ au cinéma, avec l’acteur italien Gianmaria Volonté. Et puis, il y a Marie Christine Barrault qui, dans la maison de Petite Plaisance, lit des extraits de l’Oeuvre au Noir, et ainsi guide le comédien Johan Leysen dans sa recherche.

Que l’amour, 2019, 79’, Laetitia Mikles, French

Un jour, alors que rien ne l’y destinait, Abdel tombe amoureux des chansons de Brel. Cette rencontre va changer sa vie. 

Abdel est un peu comme ces héros tourmentés des films de Scorsese. Qui endurent, rêvent, chutent et se relèvent. Et puis, comme dans tous les films noirs, il y a ce moment magique où le héros rencontre l’amour. Pour Abdel, l’amour est une chanson. Entendre Brel pour la première fois a été un choc pour lui. Du Périgord à Alger, il part pour un tour de chant… Lætitia Mikles.

Omega, 2016, 83’, José Sanchez-Montes. Spanish with English sub.

Quand Léonard Cohen, Federico García Lorca, le rock et le flamenco se donnent rendez-vous, le résultat est un film inédit. Omega est un documentaire sur l’album éponyme reprenant des chansons et des textes poétiques de Léonard Cohen et de Federico García Lorca chantés par la star du flamenco Enrique Morente. L’album, né d’une collaboration entre Morente et le groupe post-punk espagnol Lagartija Nick, est sorti il y a 20 ans.

Images of the East, 2017, 27’, Accentus films, musique Gidon Kremer & Kremerata Baltica

Je compatis avec toutes les souffrances au Moyen-Orient et je veux que le monde soit meilleur. Je sais que ce que je peux faire avec mon violon ou avec ma musique n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais j’aurai honte de ne pas livrer cette goutte, si je peux le faire. (Gidon Kremer)

Le sculpteur syrien Nizar Ali Badr raconte l’histoire de réfugiés de son pays, à l’aide de cailloux de sa plage locale. Son art est devenu l’inspiration pour un film unique, à la demande du violoniste letton Gidon Kremer, le Géorgien Sandro Kancheli, spécialiste de l’animation, met en mouvement les figures de pierre sur la musique de Robert Schumann, Images d’Orient.

Girl with a Pearl Earring, 2016, 91’, David Bickerstaff/EOS, English with French subtitles. 
Hommage à Hedwig Waltmans-Molier.

Au terme d’une tournée mondiale triomphante, La Jeune fille à la perle est de retour chez elle, au cœur de Musée Mauritshuis à La Haye, rénové pour l’accueillir. Chef d’œuvre de la peinture hollandaise, La Jeune fille à la perle est considérée comme la Mona Lisa du Nord de l’Europe. Ce documentaire va à la découverte des énigmes qui entourent ce portrait et Johannes Vermeer, son non moins mystérieux créateur.

Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury. French with English subtitles.

Le 4 août 2020, une grande explosion secoue Beyrouth. Toute vie humaine disparaît. Une femme occupe la ville.

Uprooted – The Journey of Jazz Dance, 94’, 2019, Khadifa Wong. English

L’histoire de la danse jazz est complexe car elle touche au cœur même de l’humanité. C’est l’histoire du triomphe sur l’adversité, sur l’oppression, mais c’est aussi une célébration. Parce qu’en fin de compte, le rythme est en nous et le besoin de danser est universel. Tout en racontant l’histoire de la danse jazz, le film éclaire les danseurs de demain sur une forme d’art qui doit rester vivante.

Il Peccato / Sin, 2019, 134’, Andrei Konchalovsky. Drama, V.O. with English subtitles.

Il Peccato / Sin « s’inscrit dans le registre non pas du biopic,mais du portrait de l’artiste au sommet de sa carrière, soit au début du XVIe siècle, lorsque Michelangelo Buonarroti (1475-1564) est tout à la fois célébré et haï pour son génie et son tempérament orageux, ses colères et ses trahisons. » Clarisse Fabre in Le Monde 21/10/20.

The Apollo, 102’, 2019, Roger Ross Williams. English.

Le théâtre Apollo sur la 125è Rue à Harlem est plus qu’un simple théâtre. C’est le berceau et la maison de la plupart des grands artistes afro-américains : James « Mister Apollo » Brown, Ella Fitzgerald, Ray Charles, Prince, Richard Pryor et ‘Little’ Stevie Wonder – la liste est longue. C’est dans ce havre de paix que Billie Holiday a osé chanter en direct « Strange Fruit » et où la culture afro-américaine pouvait être librement célébrée. Retour avec des images rares sur l’histoire de ce haut lieu de la vie musicale à New York. 

BON FESTIVAL !

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