Dans une adresse à la nation, le premier ministre sortant Hassan Diab a estimé que des calculs politiques éteignent tout lueur d’espoir au Liban, alors que la population fait face à d’importants problèmes logistiques pour se procurer médicaments, lait ou encore essence, dont les prix dépassent leurs capacités financières. Il a également dénoncé la situation économique qui pousse de nombreuses personnes compétentes à l’exil.

Cette crise pourrait ainsi menacer les fondements même de l’état libanais, de sa constitution et de ses institutions.

Cette crise a été induite par une accumulation d’erreurs, note le premier ministre sortant, dans les politiques financières précédentes. Il rappelle que son gouvernement a pourtant adopté un plan de sorti de crise et débuté des négociations avec le FMI avant de faire face à certains obstacles.

Hassan Diab a ainsi mis en garde contre les conséquences quotidiennes de la crise économique, estimant que les négociations avec le Fonds Monétaire International réclament la constitution d’un gouvernement et confirmant l’affirmation du contenu du rapport de la Banque Mondiale qui a estimé dans un rapport dernièrement publié que cette crise pourrait être l’une des pires dans le monde depuis 1850.

Nous sommes incapables de former un gouvernement pour résoudre les problèmes économiques, la classe politique n’estpas à la hauteur des défis, et le blocus appliqué à l’ extérieur du Liban 

Hassan Diab

Il appelle ainsi à former un nouveau gouvernement pour faire face à la crise financière, sociale et économiques, à la reprise des négociations avec le FMI et à l’application du plan de relance adopté par son conseil des ministres.

La réduction des fonds alloués au programme de subvention formellement annoncée

Le premier ministre a ainsi formellement annoncé la réduction progressive du programme de subvention à l’importation des produits de première nécessité, dénonçant au passage des pénuries attendues en raison du stockage par certains commerçants de ces derniers. La contrebande aussi doit être combattue.

Aussi des pressions étrangères seraient exercées pour empêcher l’aide internationale à parvenir au Liban, dénonce également Hassan Diab.

L’incapacité à former un gouvernement, estime le premier ministre, pour faire face à la situation et des pressions externes poussent le Liban vers un effondrement total dont la population libanaise pourrait être victime.

“Je vous demande d’être patient avec toute décision prise par tout parti qui aggrave leurs souffrances”, souligne Hassan Diab avant d’appeller les forces politiques à faire des concessions pour faire face à la situation actuelle.

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