Dalati Pr Minister Najib Mikati meets Minister Walid Fayad

Suite à la polémique entre le Premier Ministre désormais démissionnaire Najib Mikati et son ministre de l’Énergie Walid Fayad, le quotidien arabophone Al Akbhar estime que le premier ministre aurait menti sur la réalité sur base des offres soumises par quatre entreprises au ministère de l’Énergie.

Selon le quotidien, les propos de Najib Mikati qui a accusé Walid Fayyad d’avoir saboté l’acceptation de cette offre de l’entreprise Seimens ne sont pas justifiés. 

Al Akhbar note que la première offre de l’italien “Insaldo” est composée d’une seule feuille de papier et exprime uniquement “l’intérêt” de l’entreprise, sans plus de détails, partenariat ou opération de financement. 

La deuxième offre de Mitsubishi est dépourvue de toute référence au financement. L’entreprise japonaise se proposerait de construire trois unités de production, dont deux d’une capacité de 1 000 mégawatts à Zahrani, et de 500 mégawatts à Deir Ammar. Cependant, cette proposition serait jugée inadaptée par rapport au Liban en raison du manque de flexibilité de ces centrales qui ne fonctionneraient seulement au gaz et au diesel et non au fioul lourd moins couteux. 

La troisième offre de General Electric, en partenariat avec une société irakienne détenue par Ahmed Ismail, proposerait la mise en place d’unités de production foncitonnant qu’au gaz et au diesel et présente un coût de financement très élevé via un plan BOT. L’entreprise se proposerait de vendre l’électricité durant 20 ans à hauteur de 4.83 cents en plus du coût des carburants.

La 4ème offre de la compagnie allemande Siemens à laquelle le premier ministre faisait allusion serait une mise à jour de celle reçue en octobre 2021. Cependant, Siemens sous-traiterait la mise en place des turbines à une entreprise chinoise pour un coût de 800 000 dollars par mégawatts à payer pour le Liban au lieu d’un coût moyen de 670 000 USD au plan mondial. L’Égypte aurait même obtenu la conclusion d’un contrat à hauteur de 500 000 dollars par mégawatts.

Selon le quotidien, plus de 200 millions de dollars pour 2 000 mégawatts pourraient être ainsi détournés et reversés sous forme de commission en cas du choix de cette offre.

Le quotidien s’interroge ainsi sur l’origine de ce surcoût d’autant plus que le Liban pourrait directement contacter les entreprises chinoises au lieu de recourir à Siemens comme intermédiaire. 

Par ailleurs, le différent réel serait aussi apparu à la suite du positionnement du directeur général des appels d’offres Jean Al-Aliyah, estimant qu’il s’agit d’un contrat consensuel qui non seulement enfreint la loi sur la comptabilité publique et manquant de transparence en contradiction avec le projet de passation des marchés publics préparé en coopération avec la Banque Mondiale et d’autres institutions. 

Aussi, il n’est pas possible de procéder à un appel d’offres consensuel entaché de suspicion pour une seule offre qui a été reçue par le bureau de Mikati de Siemens et d’une société chinoise, et une autre copie de celle-ci a également été reçue par le bureau du ministre de l’Énergie, rendant cette offre caduque. 

Aussi, l’offre Siemens est considéré comme en réalité être une offre d’une entreprise chinoise CMEC sans aucun lien avec l’entreprise allemande. Plus encore, dans le cadre de ce dossier, il s’agirait préalablement d’établir un appel d’offre et un cahier de charge en coopération avec EDF, qui agit comme consultant du ministère de l’énergie. 

Al Akhbar note qu’EDF aurait exigé en retour le paiement des factures impayées précédentes de 3,5 millions d’euros, et le paiement du coût du nouveau contrat par avance de 2,5 millions d’euros, soit un total de 6 millions d’euros.

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