INVITATION | EXPOSITION DU 17 au 30 JUIN à l’IFL

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Ce vendredi 17 juin, le collectif BeirutMakers va inaugurer sa douzième exposition, cette fois, à l’Institut français du Liban.

Maintenant dans sa sixième année, le collectif continue dans la direction du design critique avec un impact social prise pendant la révolution libanaise et qui a amené la Sobyat’ Thawra a être exposée sur les bords du Bosphore pour la biennale de design d’Istanbul.

Le collectif présente une douzaine de designs qui répondent à la question intime et pressante que la dégradation du Liban a imposé sur nous: “Partir ou rester? : To leave or not to Leave?”

En utilisant ce medium populaire, qui nous parle à tous, qu’est le design, le collectif prend toute sa place dans la société et extériorise cette question immense dans nos vies.

Par l’humour, la dérision, la nostalgie, l’introspection ou même la provocation, les objets, tous fabriqués au Liban, viennent matérialiser de multiples aspects de cette question complexe et comme en discuter avec nous.

Une exposition complice, joyeuse et pensive, pour s’armer contre la fatalité.

Le collectif fait un travail important, auprès du public et des jeunes designers. Nous souhaiterions qu’il ait plus de visibilité, pour un écosystème du design plus ouvert que le seul “collectible design” qui occupe le devant de la scène.

Manifeste

La 12e exposition des Beirut Makers : « Partir ou ne pas partir » est une recherche collective sur la question que les crises qui s’accumulent au Liban nous ont tous imposées.

Loin des objets de collection et du DesignArt, le collectif adopte le design comme terrain d’activisme, en fabriquant des objets qui remettent en question le statu quo au sein de la société.

Beirut Makers explore des objets qui partagent leur vision de cette question existentielle et intime: “rester au Liban ou partir?”, une question qui semble autrement inexprimée au niveau collectif.

Chaque individu du collectif met en lumière un aspect de ce choix terrible. Certains considèrent déjà ce qu’ils devraient emporter avec eux, tandis que pour d’autres: l’émotion dominante est la peur de perdre sa place, d’être seul.e, de manquer. D’autres encore confrontent cette question avec ironie, compte tenu de notre manque de choix et de possibilités face à la faillite des banques et des politiciens corrompus. C’est un va-et-vient constant d’hésitations qui peut résulter en une migration permanente avec ou sans retours.

L’exposition présente des objets émergents rendus possibles par la fabrication numérique.

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