Le prix du paquet de pain aurait augmenté, passant de 2 500 LL à 3 000 LL de 960 grammes, indique l’Agence Nationale d’Information. Il s’agit de la 3ème hausse en l’espace d’une année.

Depuis mai 2020, le prix du paquet de pain aurait ainsi doublé, le ministère de l’économie évoquant la dernière hausse du dollar au marché noir, comme principal facteur ayant entrainé cette hausse.

Cette information intervient alors que le Liban traverse une grave crise économique et connait actuellement une détérioration accrue de sa monnaie face au billet vert sur fond de crainte de voir les prix des produits essentiels s’envoler suite à l’épuisement des réserves monétaires disponibles de la Banque du Liban. Ces dernières subventionnaient jusqu’à présent l’achat du carburant, des médicaments ou encore de la farine nécessaire à la fabrication du pain.

La Livre Libanaise a ainsi perdu près de 100% de sa valeur désormais, avec un taux de change qui est passé de 1507 LL/USD jusqu’à atteindre il y a peu 15 000 LL/USD en l’espace de moins de 2 ans. Désormais, le salaire minimum représenterait moins de 2 USD par jour alors que le seuil de pauvreté est estimé à 6 USD par jour. 65% de la population vivrait sous ce seuil désormais et aucune amélioration des conditions sociales et économiques n’est pour l’heure envisageable.

Pour rappel, le ministre sortant des finances Ghazi Wazni avait annoncé la semaine dernière dans une interview accordée à Bloomberg que le prix des carburants pourrait également augmenter, via une réduction des subventions qui passeraient de 90% à 85% du prix après avoir constaté qu’une quantité identique d’essence a été acheté le mois dernier en dépit des mesures de confinement et d’interdiction de déplacement. Seules épargnées les subventions en faveur de la farine, des médicaments et de l’achat de fioul à destination des centrales électriques.

Selon les informations actuellement disponibles, la Banque du Liban dispose de 16 milliards de dollars de réserves de change, dont seulement 1 à 1,5 milliard de dollars disponibles, souligne le ministre. Ces réserves seraient ainsi en chute, diminuant de 14 milliards de dollars en l’espace d’une année seulement.

Ghazi Wazni avait également indiqué que “le Liban ne peut plus continuer avec le même rythme de subventions”, reconnait le ministre sans toutefois préciser les dates de la fin de ce programme. Ghazi Wazni indique toutefois que celui-ci couterait 500 millions de dollars par mois soit 6 milliards de dollars par an.

Il s’agira de réduire subventions alimentaires sur certains articles de rationaliser les autres subventions et d’augmenter progressivement les prix de l’essence pour préserver les réserves monétaires.

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