Les autorités libanaises ont présenté leurs condoléances suite à l’annonce du décès, ce matin, du ministre des Affaires Etrangères syrien Walid Mouallem.

Le président de la République, le Général Michel Aoun, ainsi que le Président de la Chambre Nabih Berri se sont ainsi adressés aux autorités syriennes.

Le Président de la République, le général Michel Aoun s’est ainsi adressé à son homologue syrien Bachar el Assad notant le rôle joué par son ministre tant sur la scène interne que sur le plan international et espérant que ce pays puisse retrouver la Paix.

Le Président de la Chambre Nabih Berri s’est quant à lui adressé Premier ministre syrien, Hussein Arnous, pour déplorer la perte d’un homme décrit par lui comme le pouls de l’arabisme jusqu’à son dernier souffle.

Le Hezbollah a également exprimé ses regrets face au décès de Walid Mouallem que le mouvement chiite décrit comme un grand homme défendant la Syrie, son unité et sa stabilité, soulignant également son soutien à la cause palestinienne, à la résistance libanaise face à l’occupation israélienne et sa solidarité avec le peuple libanais face aux crises par lesquelles le Pays des Cèdres est passé.

Né en 1941, Walid Moallem avait débuté sa carrière diplomatique en 1964, devenant en 1975 ambassadeur de Syrie en Roumanie avant d’être rappelé en Syrie. Il deviendra successivement directeur de la direction de l’authentification et de la traduction au ministère des AE du 1980 jusqu’en 1984 et ensuite comme directeur des bureaux spéciaux du 1984 jusqu’en 1990.

Walid Mouallem sera par la suite nommé ambassadeur de Syrie aux Etats-Unis de 1990 à 1999.

De part cette fonction, il avait notamment été impliqué dans les pourparlers de paix israélo-arabes, lors du processus de Madrid.

Dès 2005, il a été nommé vice-ministre des Affaires étrangères et en charge du dossier libanais, à l’heure où les relations entre les 2 pays s’étaient fortement dégradées suite à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

Walid Moallem sera nommé ministre des Affaires Etrangères en 2006, un poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. Il sera également nommé vice-président du Conseil des ministres, et ministre des AE et des Expatriés depuis l’an 2012.

Ces dernières années, Walid Moallem sera en charge de défendre le régime syrien fortement critiqué par une partie de la communauté internationale en raison de son rôle dans la guerre civile que traverse ce pays. Il avait ainsi attribué le déclenchement de la guerre civile syrienne à un « complot international à l’encontre de son pays qui avait alors répondu en s’approchant à la fois de la Russie et de l’Iran.

Il avait alors été accusé par les États-Unis qui l’accusent d’essayer de” masquer les actes horribles du régime”. Washington avait alors décidé de le sanctionner.

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