Après l’officialisation de la convocation en qualité de témoin, hier, du dirigeant des Forces Libanaises, convocation attendue depuis plusieurs jours suite aux incidents du 14 octobre 2021 à Tayyouneh, les avocats de Samir Geagea ont déposé une nopte auprès du juge Fadi Akiki, estimant celle-ci comme étant illégale. Une demande de récusation du magistrat en charge de l’enquête concernant l’incident de Tayyouneh a également été présentée et rejetée par ce dernier. Il s’agira désormais d’attendre la décision d’ici quelques jours de la cour d’appel pour en confirmer ou infirmer celle-ci.

Le quotidien Al Akhbar, citant des sources militaires accuse le responsable de la sécurité des Forces Libanaises, Simon Moussalem d’avoir été présent à la veille des incidents de Tayyouneh afin de mettre en place les éléments armés. Pour leur part, un communiqué des FL dénonce ces informations, indiquant qu’ils porteront plainte contre ce qu’ils considèrent être une diffamation à leur égard. 

Selon le quotidien, il s’agissait pour lui de mettre en place “des préparatifs sécuritaires et militaires qui ont commencé la nuit précédant le massacre”, notant que des membres des FL ont été amenés directement depuis Maarab. Simon Moussalem serait resté sur place dès la veille jusqu’au lendemain.

Pour rappel, Samir Geagea avait conditionné sa réponse à la convocation préalable du secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah.

Samir Geagea avait déjà été condamné par le Tribunal Militaire en 1994 en étant accusé  d’avoir commis l’attentat contre l’église de Notre-Dame de la Délivrance à Jounieh, attentat qui a fait dix morts, alors qu’il dément toute implication dans celui-ci. Il sera, par la suite, condamné à plusieurs reprises alors qu’il était en détention, notamment pour différents assassinats dont l’attentat qui a tué l’ancien premier ministre Rachid Karamé ou encore pour avoir constitué une milice armée. Le 18 juillet 2005, lors de la première séance du nouveau parlement, 110 députés sur un total de 128, Samir Geagea sera amnistié en contrepartie de la libération également de fondamentalistes sunnites et sera libéré le 26 juillet pour réintégrer la scène politique dès lors.

Le dirigeant des Forces Libanaises avait été accusé par le mouvement Amal et le Hezbollah d’avoir placé des snipers afin de provoquer la fusillade alors que se déroulait une manifestation des 2 partis chiites en vue d’obtenir le renvoi du juge Tarek Bitar dans le cadre de l’enquête portant sur l’explosion du Port de Beyrouth.

Cet incident a fait 7 morts et plus de 32 blessés selon le dernier bilan disponible et provoqué une vive inquiétude au Liban en raison du caractère confessionnel entre communauté chrétienne et chiite. 

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