Alors que les pénuries de produits essentielles s’étendent dans le secteur des carburants, des médicaments ou encore du secteur alimentaire, jusqu’à menacer les secteurs de production d’électricité publique et privée, les hôpitaux et des transports, le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé monte au créneau et se défend par un communiqué.

Le Gouverneur de la Banque du Liban paiera les crédits et factures qui seront soumis à la Banque du Liban par les banques et liés aux médicaments, notamment les médicaments pour les maladies chroniques et incurables, selon les priorités déterminées par le ministère de la Santé publique sur décision du gouvernement.

Le montant a été reçu le vendredi 2 juillet 2021, dans la limite d’un montant ne dépassant pas quatre cents millions de dollars, qui couvre également d’autres importations , y compris la farine, de manière à garantir le respect du ratio d’investissement obligatoire.

Cette information intervient alors que la polémique concernant l’utilisation des réserves obligatoires se poursuit avec la fin programmée du programme de subvention, amenant à une dégradation supplémentaire de la parité de la livre libanaise face au dollar et l’absence pour l’heure, d’un programme de rationnement opérationnel en faveur des populations les plus vulnérables face à la crise économique.

Pour l’heure, la livre libanaise a ainsi perdu plus de 90% au marché noir par rapport à sa valeur officielle alors que 77% de la population ne pourrait plus s’acheter à manger et que les files des automobilistes devant les stations essence s’allongent.

33% même des enfants dormiraient le ventre vide, annonçait un rapport de l’UNICEF.

De nombreux secteurs d’activités pourtant vitaux dépendent d’un approvisionnement suffisant en carburant. Outre les transports plutôt privés que publics au Liban, les centrales téléphoniques voire même les réseaux de téléphonie mobile pourraient voir leur fonctionnement être très perturbés rendant difficile le travail des services d’urgence. 

Aussi, après la crise financière et celle du coronavirus, les pénuries de médicaments également induits par le refus également de la Banque du Liban à payer les entreprises pharmaceutiques en vue de les importer au Liban, les hôpitaux craignent que les pénuries d’électricité puissent également affecter la situation sanitaire locale. Leurs responsables comme le Dr. Firas Abiad de l’hôpital universitaire Rafic Hariri ou encore le président de l’association des propriétaires des hôpitaux privés, le Dr. Sleiman Haroun, ont tous les 2 fait part de leurs craintes de voir leurs générateurs cesser de fonctionner par manque de fioul.

Les boulangeries ne sont pas reste avec l’arrêt de leurs fours, faute de diesel également. Leur syndicat demande déjà une augmentation du prix du pain en raison de la hausse des prix du fioul.

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