Des incidents à Tripoli ce dimanche alors que le ministre de l’intérieur évoque une tentative de “détruire le prestige de l’État”

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Des incidents plus réduits que les jours précédents ont eu lieu à Tripoli hier soir, entre manifestants et forces de l’ordre. Les protestataires dénoncent la dégradation des conditions sociales et économiques ainsi que les mesures de confinement visant à réduire l’épidémie du coronavirus COVID19.

La manifestation avait déjà place Al Nour, avec pour l’occasion, un appel au rassemblement en ce lieu des personnes des différentes régions libanaises lancé sur les réseaux sociaux. Ils ont dégénérés quand certains d’entre eux ont commencé à se rassembler devant des bâtiments officiels, obligeant les forces de sécurité et les unités de l’armée libanaise à tirer des gaz lacrymogènes. Les autorités craignaient en effet que les forces de l’ordre aient à faire face à des lancées de grenades de type militaire comme les jours précédents.

10 personnes auraient été blessées de manière légère le plus fréquemment et 17 personnes arrêtées, notamment pour avoir tenté de lancer des cocktails molotov à l’encontre du personnel de sécurité.

Hier toujours, le ministre sortant de l’intérieur Mohammed Fahmi a défendu le rôle joué par les Forces de Sécurité, estimant qu’il y avait une tentative de “détruire le prestige de l’État” par des attaques contre certains bâtiments publics et réfutant toute erreur de la part des services sécuritaires. À ce sujet, il indique que les forces déployées ont eu pour mission de défendre le sérail de Tripoli ce jeudi, amenant les manifestants à se rendre à la municipalité et à l’incendier. L’enquête en cours n’est pas encore achevée.

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