Des sanctions économiques européennes devraient viser des personnes proches du président de la république, le général Michel Aoun, du président de la chambre Nabih Berri et de l’ancien premier ministre Saad Hariri, indiquent-on de source médiatique.

Pour rappel, l’Union européenne avait, déjà à plusieurs reprises, menacé d’instaurer des sanctions économiques visant les personnes qui bloqueraient la formation d’un nouveau gouvernement mais également qui seraient à l’origine de corruption et de détournements de fonds ou d’infraction aux droits de l’Homme.

Ainsi, certains proches notamment du président de la chambre des députés, Nabih Berri, dont son bras-droit, l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil ou encore Ghazi Zoaiter, ou encore du l’ancien premier ministre Saad Hariri, comme l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk ou l’ancien directeur par intérim du port de Beyrouth Hassan Koreytem, seraient directement mis en cause pour leur responsabilité concernant la présence de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium au sein de l’enceinte du port de Beyrouth.

Cette marchandise a été à l’origine du drame du 4 août 2020 dont on célèbre aujourd’hui la première commémoration. Celle-ci a fait plus de 200 morts et plus de 6500 blessés.

Par ailleurs, la justice de pays européen, comme la justice française ou encore britannique ou suisse ont lancé des enquêtes concernant l’enrichissement possiblement illicite de personnalités libanaises dont le gouverneur de la Banque du Liban, lui-même, Riad Salamé, un autre proche de Saad Hariri. Ce dernier détenteur de la nationalité française pourrait voir ses biens être gelés puis saisis, alors que le traçage de fonds que ce dernier aurait effectué aurait même permis la découverte d’une fille illégitime qu’il aurait eu avec une ressortissante ukrainienne.

Côté président de la république, on accuserait certains de ses proches d’avoir mis des obstacles à la formation d’un nouveau gouvernement, un préalable nécessaire au déblocage de l’aide économique de la communauté internationale. Des sanctions seraient ainsi évoqués depuis plusieurs mois à l’encontre de son gendre Gébran Bassil.

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