Le premier ministre désigné Saad Hariri pourrait prochainement annoncer le retrait de sa candidature comme prochain président du conseil des ministres, accusant la Présidence de la République et le Courant Patriotique Libre d’obstruction du processus de formation du prochain cabinet. La Présidence de la République est même accusée d’institution partisane liée au Courant Patriotique Libre par le responsable des Médias du Courant du Futur.

Des sources proches du Courant du Futur indiquent ainsi que toutes les options sont désormais sur la table, y compris une telle démission. Cependant, les sources proches de Saad Hariri indiquent que ce dernier ne décidera de rien sans coordonner ses actions avec le président de la chambre Nabih Berri.

Cette information intervient alors que les médiateurs du président de la chambre dont l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil s’étaient montrés pourtant optimistes après avoir rencontré le dirigeant du CPL Gébran Bassil qui les a assuré de sa pleine coopération.

Cependant, le courant du futur accuse toujours le CPL de vouloir obtenir un tiers de blocage et la nomination de 2 ministres chrétiens au sein du prochain cabinet.

Une décision de se retirer qui pourrait être prise durant la semaine qui vient

Le premier ministre désigné pourrait ainsi annoncer son retrait au cours de la semaine qui vient. Saad Hariri n’a pas fait part publiquement à un possible retrait, il aurait détaillé les différentes initiatives et options qui s’offrent à lui devant le haut conseil supérieur sunnite en présence du Mufti de la République, le Cheikh Abdel-Latif Derian.

En cause, un différend toujours plus exacerbé au sujet de la nomination de 2 ministres chrétiens qu’il souhaite obtenir au lieu d’être nommé par le Président de la République, le Général Michel Aoun et les ministères de la justice et de l’intérieur, qui seront des portefeuilles clés dans le cadre de la lutte contre la corruption et qu’il souhaite également obtenir alors que certains de ses proches font l’objet d’enquête y compris à l’étranger.

Le haut conseil supérieur sunnite lui aurait cependant demandé de reporter cette décision. Ces derniers ont également rejeté “toute nouvelle norme constitutionnelle” accusant la présidence de la république de vouloir modifier le fonctionnement des institutions en sa faveur. Ce positionnement contraste avec celui du Patriarcat qui avait accusé l’ancien premier ministre de mettre en place de nouvelles normes constitutionnelles contraires à celles du pacte nationale, avec la constitution d’un gouvernement accordant un tiers à la communauté chrétienne et les deux tiers aux communautés sunnites et chiites.

Par ailleurs, il en aurait aussi informé les anciens premiers ministres au cours d’une réunion qui s’est déroulée en fin de semaine.

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