La journée d’hier a été marquée par l’absence de tout progrès sur le front de la composition d’un nouveau gouvernement, avec les invectives échangées entre sympathisants de la Présidence de la République et partisans du premier ministre désigné Saad Hariri en dépit de l’initiative du Président de la Chambre Nabih Berri de tenter à résorber le fossé entre les 2 hommes.

Des discussions indirectes tendues ont ainsi eu lieu entre ce dernier et à la fois avec le premier ministre désigné Saad Hariri et le Président du Courant Patriotique Gébran Bassil par l’intermédiaire de l’ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil et du député Hussein Khalil.

Les députés du Courant du Futur dont une réunion s’est déroulée hier sous la présidence de Saad Hariri continue à accuser Gébran Bassil de souhaiter obtenir un droit de véto au sein du prochain cabinet. Pour l’heure, il s’est également abstenu de tout commentaire concernant la constitution d’un gouvernement de 24 membres conforme à l’initiative du Président de la Chambre.

Le Vice-Président du CDF Mustapha Alloush a également estimé que la récusation du premier ministre désigné reste une option viable ou encore la démission des députés du bloc parlementaire.

Pour sa part, le Courant Patriotique Libre accuse le premier ministre Saad Hariri de ne pas discuter avec lui et de chercher à l’éliminer. Il rappelle ainsi que ce dernier aurait déjà concédé le fait que le prochain conseil des ministres puisse être composé de personnalité non politiques. Il a également réfuter toute demande d’un tiers de véto ou encore le fait de demander à obtenir un 9ème ministère.

Dans un communiqué, le CDF est allé jusqu’à accuser Gébran Bassil d’être un président fantôme.

Le président fantôme Gébran Bassil ne ménage aucune occasion de parler au nom du président de la république, confirmant que l’obstruction des deux hommes passera avant tous les efforts nationaux visant à former un gouvernement

Le courant du futur accuse également le dirigeant du CPL de croire pouvoir publier un mandat d’arrêt à l’encontre de dirigeants se rendant au Palais de Baabda, quelques heures après que ce dernier ait appelé à un dialogue national pour résoudre la crise.

Le dirigeant du CPL confirme que la Présidence soutient toute mécanisme amenant à la nomination de ministres non liés à des personnalités politiques. Par ailleurs, il aurait également rejeté la demande du premier ministre de nommer 2 ministres chrétiens au sein du prochain cabinet. Egalement le président de la république Michel Aoun souhaiterait également obtenir les ministères de l’intérieur et de la justice.

Tamam Salam pressenti comme premier ministre pour un gouvernement amenant à des élections législatives anticipées

Par ailleurs, la candidature de l’ancien premier ministre Tamam Salam est évoquée pour conduire un gouvernement en charge d’organiser des élections législatives anticipées, selon un scénario évoqué par les autorités françaises. Les ministres qui le composeraient ne pourraient se présenter à ces élections.

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