Depuis déjà une semaine, la livre libanaise perd du terrain face au dollar, franchissant à nouveau et successivement les seuils symboliques des 17 000 LL/USD puis 18 000 LL/USD dès hier au marché noir. À l’heure où sont écrites ces lignes, la parité à l’achat est de 18 350 LL/USD et à la vente de 18 400 LL/USD.

Les observateurs indiquent que cette hausse ne constitue pas une surprise notamment en raison de la levée des subventions accordées jusque là aux carburants, comme annoncé dès la première session du gouvernement Mikati III. Cette mesure a induit une forte demande en faveur du billet vert au marché noir, impliquant de facto, une détérioration de la valeur de la monnaie locale.

Par ailleurs, les négociations avec le Fonds Monétaire International pourraient se complexifier avec les différentes informations faisant état de la censure d’un rapport du FMI par la Banque du Liban en 2016. Ce rapport, révélé par le quotidien suisse Le Temps, faisait état d’une connaissance de la gravité de la situation économique et des mises en garde par le FMI quant à la crise économique et financière à venir.

Ces révélations pourraient indiquer le manque de confiance de l’institution internationale vis-à-vis des négociateurs libanais parmi lesquels figurent le ministre des finances Youssef Khalil étant l’ancien directeur des opérations de la BdL au moment des faits, et le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé.

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