S’exprimant sur les ondes de la MTV Lebanon, le ministre de l’agriculture Abbas Hajj Hassan, un proche du Hezbollah, a démenti les informations faisant état d’une possible réunion du gouvernement Mikati III, écartant donc toute résolution de la crise politique qui secoue le Liban après la mise en examen de plusieurs anciens ministres dont des proches du président de la chambre Nabih Berri dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth.

Il souligne cependant que plusieurs initiatives sont en cours, allusion à des rumeurs faisaient d’une entente entre la présidence de la république, la présidence de la chambre et le premier ministre visant à écarter le juge Tarek Bitar de l’enquête. Pour rappel, ce dernier avait mis en examen pour négligence criminelle et homicide volontaire plusieurs proches de Nabih Berri. Les ministres du mouvement Amal et du Hezbollah avaient alors annoncé leur boycott du gouvernement après avoir menacé de démissionner.

Selon Abbas Hajj Hassan, “le Liban est condamné à traiter les questions de manière nationale et inclusive car c’est un pays caractérisé par la coexistence entre toutes ses composantes”, reprenant les propos du président de la chambre estimant que le problème est interne. Il estime ainsi qu’une session doit cependant être organisée pour examiner 3 dossiers, “le dossier du juge Tariq Al-Bitar, les enquêtes sur le crime de Tayouneh et l’organisation des relations avec les frères arabes”, accusant “une main antipatriotique de perturber et paralyser les administrations de l’État.

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