La centrale électrique de Deir el Ammar au Nord Liban. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
La centrale électrique de Deir el Ammar au Nord Liban. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.

Le premier ministre Najib Mikati a estimé que l’Electricité du Liban pourrait être en mesure de fournir 10 à 12 heures d’électricité par jour d’ici la fin de l’année suite à l’importation de fioul irakien rendu possible par le cabinet précédent, l’importation d’électricité de Jordanie et de gaz égyptien via la Jordanie et la Syrie à destination de la centrale électrique de Deir el Ammar.

Un contrat à ce sujet devrait être prochainement signé avec le Caire, suivi immédiatement avec une montée en puissance de cette centrale située au Nord du Liban, note Mikati, qui attribue ce succès à la visite, dès hier de la sous-secrétaire d’état américaine Victoria Nuland. Le financement de ce programme devrait être assuré par la Banque Mondiale. Par ailleurs, une solution parallèle et permanente devrait être mise en place, estime le premier ministre, qui espère la coopération de toutes les parties prenantes dans le dossier sans donner le plus de détail.

Cette information intervient alors que le Liban connait, depuis plusieurs mois déjà, une grave crise économique qui a induit une pénurie des carburants nécessaires à la production d’électricité. Pour sa part, l’EDL accuse la Banque du Liban de refuser de lui permettre de changer des livres libanaises en dollars pour la somme de 150 milliards de livres libanaises en vue de pouvoir acheter du fioul ou des pièces de rechanges. Par ailleurs, la banque centrale a également cessé de financer les subventions précédemment accordées à l’achat de carburant.

Les experts notent que cette crise était latente depuis plusieurs décennies, avec un prix de l’électricité gelé depuis 1997 sur la base d’un baril de pétrole de 20 USD. Aussi, le coût de production dépasse largement le prix au consommateur alors que la demande n’a cessé de progresser. Si la demande globale du Liban atteint 3 000 megawatts, l’EDL n’est capable de fournir au maximum que 2000 megawatts si elle dispose du fioul nécessaire, ce qui est aujourd’hui loin d’être le cas. Face à cette pénurie, une mafia dite des générateurs s’est imposée dans les quartiers et les diffiérentes localites libanaises, fournissant le precieux courant en cas de coupure.

Cette situation de pénurie pourrait encore s’exacerber après le départ prochain des barges turques qui permettaient à l’EDL de combler quelque peu le déficit de production.

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