Par un communiqué, la Banque du Liban a indiqué demander au gouvernement l’adoption d’une nouvelle loi autorisant celle-ci à accorder des prêts en devises étrangères à l’État pour financer une partie des subventions.

Elle estime ainsi que la loi 91 du code de la monnaie et du crédit permet à la Banque du Liban à accorder des prêts de l’État sur ses réserves de devises, “à condition que l’État rembourse ce prêt”.

Cependant, ce communiqué soulève un certain nombre de questions concernant les pratiques précédentes de la Banque du Liban et notamment ses ponctions sur ses réserves monétaires qui sont en réalité les dépôts de la clientèle des banques privées.

Ainsi, ces réserves ont financé durant des années le programme de subvention à l’achat des produits de première nécessité en raison de la surévaluation de la monnaie locale, soulignent certains observateurs qui soulignent que près de 3 milliards de dollars ont été également versés à la place du ministère des finances en 2019 pour financer le paiement des obligations en devises étrangères de la Banque du Liban avant la mise en état de défaut de paiement en 2020.

La Banque du Liban détiendrait ainsi 16% des eurobonds du gouvernement libanais, indiquaient ses rapports et 61% de la dette en obligation locale, libellée quant-à-elle en livres libanaises. Selon les observateurs, le rôle de la Banque du Liban pourrait ainsi se voir être remis en cause si elle exige l’adoption d’une telle législation, alors qu’il y a quelques mois, son gouverneur, Riad Salamé, soulignait que le rôle d’une banque centrale était principalement de prêter de l’argent aux autorités publiques sur la base de l’article 91 de la loi sur la monnaie et le crédit, sans avoir obligé l’état à la rembourser jusqu’à présent.

Selon le communiqué, il s’agirait de mettre en place un plan clair de rationnement des subventions et de jeter les bases d’une reprise de la croissance économique. Ainsi, “en devises étrangères en vertu de l’article 91, le gouvernement doit adopter le cadre juridique approprié qui permet à la Banque centrale d’utiliser ses liquidités disponibles, mais à condition que ce prêt soit entièrement payé plus les intérêts dans une certaine période”, indiquait toujours le texte publié.

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