Longtemps incertaine en raison de l’absence d’une demande de rendez-vous de la part des autorités françaises à Saad Hariri, la rencontre Jean-Yves le Drian a finalement eu lieu la rencontre entre le premier ministre désigné et le Ministre français des Affaires étrangères, non pas à la Maison du Centre conformément au protocole mais à la Résidence des Pins.

Pour rappel, l’absence de toute demande de rendez-vous avait amené jusqu’à dire aux responsables du Courant du Futur, parti du premier ministre, que ce dernier, désavoué par le pays en pointe dans le dossier libanais, pourrait être se retirer de son rôle de premier ministre désigné.

En effet, lors de son séjour au Liban Jean-Yves le Drian a rencontré le Président de la République, le Général Aoun et le président de la chambre Nabih Berri, conformément au protocole, en se déplaçant chez eux. Ces rencontres ont été brèves mais ont eu lieu dans les règles de l’art du déplacement d’un ministre dans un pays à l’étranger.

Au final, la rencontre Jean-Yves le Drian a eu lieu à la Résidence des Pins, résidence de l’ambassadeur de France, du lieu même de la proclamation de l’état du Grand Liban, il y a désormais plus d’un siècle, endroit donc symbolique du rôle de la France au Liban, après que le premier ministre désigné ait demandé rendez-vous et non conformément au protocole, reléguant ainsi son positionnement non plus comme premier ministre mais à un simple personnage.

Pour Saad Hariri, l’intérêt consistait à pouvoir ne pas perdre face par rapport à ses partisans qui n’ont probablement pas conscience des détails du protocole en amont qui régissent ce genre de réunion.

La rencontre est d’ailleurs qualifiée de brève et il s’agit donc d’une claque protocolaire infligée à Saad Hariri par la France en réalité même si pour la forme, ce dernier n’a pas voulu apparaitre être isolé. La France fait ainsi part de son désappointement de manière élégante et diplomatique à ceux qui ne soutiennent son initiative que par des mots et non des actes, comme le soulignaient déjà bien des sources diplomatiques via un journal saoudien.

La France, d’ailleurs, n’hésite plus à mettre dans le même tas, l’ensemble de la classe politique actuelle, accusée de pousser le Liban vers un suicide collectif. La communauté internationale, n’en déplaise à certains comme le Premier Ministre désigné d’ailleurs, considère le Pays des Cèdres comme étant en faillite et que la situation ne peut actuellement qu’empirer faute de déblocage des négociations avec le Fonds Monétaire International.

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