Place des Martyrs pour certains, place des Canons pour d’autres, place principale de Beyrouth. Elle porte aujourd’hui ce nom en souvenir des nationalistes libanais pendus par les Ottomans le 6 mai 1916. Son nom a changé au gré des époques.

Emplacement d’une première forteresse construite par l’Emir Fakhr al-Din, d’ou son premier nom, Place de la Tour, elle deviendra, sous l’impulsion du Gouverneur Ottoman Djezzar Pacha, la place des Canons suite à l’aménagement de structures défensives. Divisée par la guerre civile de 1975, elle réunira également les Libanais à son insu.

Ces lieux ont donc toujours eu une place particulière au Liban, un lieu de rassemblement au-delà des appartenances communautaires, un lieu symbolique ou descendent les Libanais pour manifester.

A l’image de ces martyrs criblés de balles, elle reste aujourd’hui une plaie dans la ville comme beaucoup le disent, un lieu ou l’aménagement n’a pas encore été effectué en dépit des 26 années qui nous séparent de la fin de la guerre civile.