Localité considérée comme déconseillée pour la plupart des ressortissants étrangers de passage au Liban, abritant des personnes suspectées d’être des sympathisants d’organisations terroristes comme Al Qaida, à la porte même des frontières syro-libanaises et notamment du poste frontière de Masnaa, Majdal Aanjar cache cependant un trésor qu’on ne peut malheureusement apercevoir que de loin.

Situé sur une colline stratégique surplombant Majdal Aanjar, contrôlant la route entre Beyrouth et Damas au travers de la chaine de l’Anti-Liban, se trouve un temple romain que d’autres sources indiquent être une des premières églises construites de la région voire même une Cathédrale. Les habitants désignent le lieu comme étant « le Château de Majdal Aanjar ». Un système de fortification a d’ailleurs été rajouté à ce temple lors des périodes plutôt troubles des 7ème et 8ème siècles soit lors des invasions arabes d’alors.

La colline, entourée de barbelés, constituant un poste de l’Armée Libanaise, la visite de ce temple reste cependant aux bon-vouloir des autorités militaires.

Alors que Majdal Aanjar aurait été fondée à l’époque des Phéniciens, on trouve à sa proximité des sites de peuplement datant de la période Néolithique désignés par Majdal Aanjar I et II. Ils consisteraient un témoignage essentiel de la culture dite du Qaraoun avec notamment des pierres taillées et d’autres genres d’artefacts de ce type similaires à ceux des périodes correspondantes de Byblos. Cette trouvaille constitue un des témoignages essentiels concernant les liens qui existaient à l’époque entre le littoral et l’arrière pays, c’est à dire la vallée de la Békaa, établissant aujourd’hui le Liban.