Le député du Hezbollah Mohammed Raad a abordé la question de la coopération du Liban avec le TSL, suite au refus de 4 ministres de ne pas répondre aux demandes d’informations du procureur de la cour de justice Daniel Bellemare.

Mohammed Raad s’est interrogé sur ces demandes, estimant qu’elles interviennent 7 ans après l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri et alors que les pays arabes traversent une importante phase de changement avec la chute de certains de ses dirigeants. Le parlementaire estime que ces demandes démontrent la politisation de la cour de justice et sont contraires au protocol d’accord entre le Liban et le TSL. Il accuse également l’instance judiciaire de violer la souveraineté du Liban et le droit à la vie privée de sa population.

Le député s’est également interrogé, stipulant qu’une garantie n’existe à ce que Daniel Bellemare transmettent ces informations demandées aux services de renseignements israéliens, avant d’estimer innacceptable que le Liban poursuive sa coopération et de déclarer son soutien aux ministres et aux personnes ne collaborant plus avec le TSL.

Pour rappel, des sources proches du ministre de l’intérieur Ziad Baroud avaient annoncé que le refus de ce dernier étaient motivés par une demande à ce que soit remis les empreintes digitales de 4 millions de ressortissants libanais, soit l’entîère population, au TSL. Le nouveau premier ministre Nagib Mikati s’est également déclaré surpris par cette nouvelle demande, estimant qu’à sa connaissance, l’enquête était close depuis la remise des actes d’accusations par Daniel Bellemare au juge Daniel Fransen.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah avait accusé en novembre dernier, l’état hébreu d’être à l’origine de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri. Ces propos intervenaient alors que le journal allemand Der Spiegel faisait état d’une possible implication de membres du Hezbollah dans l’attentat du 14 février 2005.