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Il y a des doutes sur l’intégrité du citoyen libanais qui est contre la révolution d’octobre 2019.

Le citoyen Libanais intègre souffre principalement de la situation économique Libanaise, du chômage, d’un bas salaire, d’un manque d’opportunités, d’une émigration à contre cœur, d’une corruption sans limite, d’une infrastructure lamentable, d’une sécurité sociale inexistante, d’une injustice incomparable… en bref d’un système défectueux qui n’est plus fonctionnel et ce depuis aussi longtemps que l’on se souvienne.
Nous sommes tous unis face à la misère et d’ailleurs ceci se reflète à travers les protestations qui ont lieu sur une grande partie du territoire libanais.
Ce mouvement n’a certes pas été créé du jour au lendemain. A caractère populaire, il est composé de toutes classes sociales confondues à l’exception, bien évidemment, de la classe corrompue et milicienne.
Les accusations d’enrichissement sans cause, de blanchiment d’argent, de détournement et abus de fonds, d’abus de pouvoir, n’épargnent presque aucun homme politique libanais ou hommes d’affaires. Les personnes prometteuses qui, par le biais du pouvoir qui leur a été accordé par le peuple, n’ont pu exercer une influence positive ces dernières années ont clairement échoué dans la mission qui leur est attribuée. 
Le slogan: “tous c’est à dire tous” trouve ainsi un fondement tout à fait légitime.
Toutefois et au vu de notre sombre économie, une période transitoire de quelques mois est envisageable.
Cette période permettra entre autre de :
1. Lever l’immunité sur qui échoit une responsabilité de dilapidation des fonds publics. 
2. Exécuter dans les plus brefs délais les mesures proposées par le conseil des ministres. 
3. Réviser et adopter les législations relatives à la levée du secret bancaire, à la restitution de fonds illégaux et la réactivation des parquets et tribunaux à cet effet (séquestration de leurs biens immobiliers, blocage de leurs comptes bancaires au Liban et à l’étranger, arrestation des personnes incriminées et toutes les mesures qui s’y imposent…).
4. Mettre en place un comité de salut public composé d’experts locaux et internationaux et chargé d’assister le gouvernement à réviser les textes et mesures relatives à la relance économique, au bon fonctionnement des institutions et à la préparation d’une loi électorale qui répondrait aux demandes du peuple. Autrement dit, la mission du comité serait d’assurer la période transitoire jusqu’au rétablissement définitif des affaires du pays. 

Au terme de la période transitoire, l’ensemble du corps politique devra ipso facto présenter sa démission. Suite à laquelle, de nouvelles élections prendront lieu. (En espérant ne plus voir les mêmes têtes élues).

Certes la confiance n’y est plus, mais voir le corps gouvernemental partir sans les voir mettre en œuvre les décisions prises, et ce de suite, serait leur faire un cadeau en plus.

La persistance et la consistance des requêtes du peuple sont aussi importantes que le sérieux de leurs appels. Un sérieux qui se manifeste par une révolution opportuniste et non destructrice. En effet, cette révolution constitue l’espoir que le Liban attend. Il serait désespérant de la voir perdre son sens par des parades ou des obstructions ou des insultes et proliférations qui ne reflètent pas la société à laquelle nous aspirons.

Renee-Cristel Freifer

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1 COMMENTAIRE

  1. Votre constat est bien connu depuis toujours et malheureusement aucun , mais aucun , des responsables politiques depuis “Fouad Chéhab” n’a jamais été à la hauteur de sa responsabilité et de son intégrité . Le clientélisme acheté et promu prend le dessus de toute solution citoyenne aux problèmes du pays qui est miné par le féodalisme et le partage des pouvoirs entre les différents représentants des communautés .
    Cela fait 50 ans que j’ai quitté le pays et je n’y retournerai plus jamais ,même en mémoire des êtres qui me sont chers .
    Pauvre Liban qui mérite d’être aimé plutôt que d’être dilapidé par une clique de voyous de tous genres .

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