Dans les colonnes de l’hebdomadaire Al Anbaa proche du PSP, le député Walid Joumblatt a souligné le rôle important joué par l’Egypte dans le monde arabe, estimant que « la révolution populaire est une première montrant l’exemple d’un peuple  pauvre qui tente de se libérer ».

Le député druze a poursuivi  dénonçant sans les nommer, ceux qui « sermonnent le peuple égyptien à la recherche de la liberté et de ses droits légitimes comme la Liberté d’expression, la démocratie, la dignité et la justice sociale via un processus de transition démocratique du pouvoir. » Walid Joumblatt note aussi les inquiétudes des pays occidentaux, surpris de perdre « un pays allié primordial en Orient », qu’il décrit comme ayant protégé Israël en opprimant, emprisonnant, torturant et volant jusqu’à son propre peuple.

Walid Joumblatt dénonce également les informations sur un possible changement  à la tête du pouvoir en Egypte, accusant le régime en place d’exister depuis 30 ans qu’avec un parti fictif. « Le peuple égyptien a demandé le départ du régime et de tous ses symboles et non de simples modifications à la tête du pouvoir », note-t-il, allusion à une possible succession du président égyptien Hosni Moubarak par son Vice-président Omar Souleiman ou par son premier ministre Ahmad Chafic, tous 2 issus des rangs de l’armée.

Il poursuit en estimant que « cette classe politique gouvernante et corrompue doit être emprisonnée avant de la laisser transférer ses fonds à l’étranger ».

S’adressant au peuple égyptien, il appelle à l’unité de l’opposition, avant d’estimer que l’armée égyptienne doit affronter « les restes du régime » et parrainer une transition à la tête de l’état loin des services de renseignements et de tyrans corrompus.