De gauche à droite, Marc Tourelle, maire de Noisy-le-Roi, SE. M. l'ambassadeur du Liban, Rami Adwan, Marie-Hélène Aubert, maire de Jouy-en-Josas et vie présidente du conseil départemental des Yvelines, Jacques Alexis, maire de Bailly et Bertrand Cognard, conseiller départemental des Yvelines

Agence Nationale d’Information (NNA)

Les taux d’inflation très élevés enregistrés par les grandes économies n’ont pas affecté le comportement des émigrés dans le monde entier qui se voient souvent confier le soutien financier de leurs proches depuis l’étranger, selon le rapport de WorldRemit. 
WorldRemit a annoncé avoir “mené une étude dans plusieurs pays pour déterminer l’impact de la cherté de vie sur les expatriés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. La société a contacté      1.000 expéditeurs de fonds dans le monde dans chacun de ces pays, 20 % de la première génération d’immigrants résidant dans ces pays et les autres sont nés aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Australie. Malgré les petites différences observées, les opinions de la première génération d’immigrants coïncidaient avec les opinions de l’ensemble de l’échantillon de l’enquête.
L’étude a montré que “l’inflation affecte à la fois les expéditeurs et les destinataires des envois de fonds dans le monde entier. Les participants à l’enquête ont indiqué qu’ils ressentent l’impact direct du coût élevé de la vie sur eux et que leurs proches ressentent la même chose.”
Elle a considéré que “la principale raison pour laquelle les gens envoient de l’argent à leurs proches à l’étranger sont les dépenses quotidiennes (comme la nourriture, le transport et les vêtements), qui représentent plus de la moitié de tout l’argent envoyé à l’étranger (53 %).
Avec des pressions financières plus élevées, le potentiel de prise en charge de dépenses imprévues pourrait augmenter la pression que les expéditeurs de fonds ressentent actuellement en soutenant les dépenses récurrentes et régulières. 
En dépit de cette conjoncture, la Banque mondiale s’attend à une croissance des flux mondiaux de transfert de fonds dans une proportion de 4,2% en 2022 pour atteindre 630 milliards de dollars. 
Cela dit, les émigrés du monde entier contrôlent activement leurs dépenses quotidiennes pour maintenir leur capacité à envoyer de l’argent à leurs proches. Ils ont signalé une réduction de la fréquence de leurs sorties au restaurant de 49 %, des économies sur leurs dépenses quotidiennes de 46 %, une baisse de 28 % des  rencontres sociales, ainsi que le choix des transports en commun comme moyen de déplacement pour 25% d’entre eux au lieu de l’option de conduire seuls.
Le rapport souligne que les transferts d’argent dans des pays qui souffrent d’instabilité économique comme le Liban ont représenté  18,9% du PIB en 2020, selon des rapports publiés par la Banque mondiale et l’Union des banques arabes    
Malgré l’inflation mondiale croissante, le Liban continue de bénéficier des envois de fonds des expatriés, qui constituent la principale source de financement pour de nombreuses familles vivant dans le pays. Selon le site Internet d’Al-Hurra TV, le Liban a reçu 6,61 milliards de dollars de transferts personnels en 2021, contre 6,2 milliards de dollars en 2020. 
 

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