Carburants : la France se tend, Beyrouth nie
Carburants : la France subit des ruptures partielles, tandis qu’au Liban le calme officiel masque le coût réel du diesel et de l’électricité.
Archive du direct.
Carburants : la France subit des ruptures partielles, tandis qu’au Liban le calme officiel masque le coût réel du diesel et de l’électricité.
Au Liban, la matinée du 7 avril est marquée par de nouveaux bombardements dans le Sud, une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth et des victimes parmi les secouristes. À 10h30, le pays fait face à une guerre plus dispersée, plus meurtrière et politiquement de plus en plus déstabilisatrice.
La presse arabe décrit un Liban sous pression maximale, entre intensification des frappes, menace sur le passage de Masnaa, lourdes pertes humaines et bataille diplomatique pour ses accès vitaux. Cette revue de presse libanaise montre comment la guerre déborde du front pour toucher la souveraineté, l’économie et la cohésion intérieure.
Masnaa, axe vital du Liban : commerce, civils, souveraineté et diplomatie se jouent sur ce poste-frontière menacé.
L’armée israélienne affirme avoir achevé son déploiement avancé dans le sud du Liban. Présentée comme une étape stratégique, cette annonce révèle pourtant un décalage croissant entre la communication israélienne et la réalité du terrain. Car si Tsahal consolide une ligne défensive contre le Hezbollah, rien ne montre qu’elle ait atteint l’ensemble des objectifs politiques affichés ces dernières semaines, notamment la mise sous contrôle de tout le sud libanais jusqu’au Litani.
À Aïn Saadé, l’armée libanaise affirme que l’homme vu quittant l’immeuble ciblé à moto était un livreur de médicaments, et non un suspect en fuite. Cette mise au point vise à stopper les rumeurs, désamorcer les spéculations sécuritaires et éviter qu’une frappe israélienne ne provoque une fracture intérieure durable.
Trump menace l’effacement d’une civilisation en Iran, tandis que des frappes sur Kharg font bondir le pétrole et ravivent le spectre d’un crime de guerre.
JD Vance soutient Viktor Orban à Budapest : un nouvel épisode des ingérences américaines dans les élections européennes.
En Iran, la population est appelée à protéger ponts et centrales électriques face aux menaces américaines contre les infrastructures vitales.
Au Liban-Sud, un convoi du Vatican escorté par la Finul a dû rebrousser chemin sous les tirs, dans une zone où le contingent français reste exposé. Un casque bleu français a été blessé dans cet incident.
Au Liban, le bilan humain franchit un seuil dramatique avec 1 530 morts et 4 812 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Pour la seule journée du 7 avril, 33 morts et 173 blessés sont recensés, confirmant l’installation d’une guerre plus vaste, plus meurtrière et durable.
La Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité sur la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Pourtant fortement édulcoré, le texte soutenu par Bahreïn et appuyé par Washington n’a pas survécu au refus de Moscou et Pékin, qui accusent les États-Unis et Israël d’avoir déclenché la crise par leurs frappes contre l’Iran. Ce vote révèle une fracture diplomatique majeure, au moment où l’ultimatum de Donald Trump arrive à échéance et où l’ONU apparaît plus paralysée que jamais.
L’ONU rappelle que viser les infrastructures civiles est un crime de guerre, alors que des ponts, routes et structures de santé ont été touchés au Liban et que des menaces US/israéliennes visent spécifiquement des infrastructures en Iran.
Israël appelle tous les bateaux à quitter le littoral sud du Liban jusqu’à Tyr, ouvrant une nouvelle phase maritime du conflit.