Les médias israéliens ont rapporté, mardi 9 juin 2026, un incident présenté comme une infiltration de combattants du Hezbollah dans le nord d’Israël. L’armée israélienne affirme qu’un homme armé a tiré sur ses forces dans le secteur du mont Ramim avant d’être tué. Des relais citant la radio militaire israélienne évoquent une opération jugée exceptionnelle, l’inquiétude d’une cellule encore présente et le possible déploiement de forces spéciales dans la zone.
L’armée israélienne a émis, mardi 9 juin 2026, un nouvel ordre d’évacuation visant Tyr, ses camps et plusieurs quartiers environnants, y compris le quartier chrétien de la vieille ville. Cette mesure intervient après la dénonciation officielle libanaise de dégâts causés par des bombardements à proximité des sites archéologiques de Tyr, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Des artefacts, colonnes, chapiteaux, bases de colonnes et mosaïques auraient été endommagés par des débris.
La reprise de la guerre Israël-Iran s’est jouée en moins de vingt-quatre heures, à partir du front libanais. Après des tirs attribués au Hezbollah ou signalés depuis le Liban, Israël a frappé Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth. L’Iran a riposté par des missiles contre Israël. L’armée israélienne a ensuite visé des sites en Iran, dont le complexe pétrochimique de Mahchahr. Les houthis ont revendiqué des tirs depuis le Yémen.
Une délégation de quatre parlementaires de La France insoumise se trouve au Liban du 8 au 12 juin 2026. Elle réunit Manon Aubry, Rima Hassan, Andrée Taurinya et Arnaud Le Gall. La mission, présentée comme un déplacement de solidarité, prévoit des rencontres avec les autorités libanaises, les formations politiques représentées au Parlement, la FINUL et des organisations de secours. LFI veut porter plusieurs demandes, dont un cessez-le-feu durable, le retrait israélien du Liban et la suspension de l’accord UE-Israël.
Ben Gvir aurait proposé d’arrêter des femmes et des jeunes issus de familles liées au Hezbollah, selon la presse israélienne. Cette déclaration relance l’accusation de punition collective, interroge le droit international humanitaire et place les alliés d’Israël face à une ligne rouge politique et juridique majeure au cœur du conflit.
La technique israélienne au Liban ressemble à la grenouille dans un pot : la température monte par degrés, village après village, frappe après frappe, ordre d’évacuation après ordre d’évacuation. Pendant ce temps, on demande au Liban de négocier comme si un cessez-le-feu pouvait être unilatéral. Cet éditorial défend une évidence : aucune discussion sérieuse ne peut commencer sans arrêt total, intégral, réciproque et vérifiable des opérations militaires.
Donald Trump a renvoyé Israël et l’Iran dos à dos après une nuit de frappes croisées, en demandant aux deux pays de cesser immédiatement les tirs. Téhéran a annoncé la suspension de sa dernière vague d’attaques, tout en conditionnant cette pause à l’arrêt des opérations israéliennes au Liban. La séquence révèle aussi une tension croissante entre Washington et Tel-Aviv, aggravée par des intérêts électoraux opposés aux Etats-Unis et en Israël.