Face au retour du débat sur la vente de l’or du Liban, Bernard Raymond Jabre alerte: céder les réserves sans réformes structurelles ni contrôle financier indépendant serait une faute historique. Avant liquidité, il faut fermer les “trous” de corruption, imposer transparence, audits et supervision, puis seulement envisager un usage stratégique.
Le gouvernement relance le dossier des empiètements sur le domaine public maritime pour générer des recettes publiques. Nawaf Salam, Yassine Jaber et Fayez Rassamni veulent identifier les occupations, récupérer les redevances impayées et réévaluer les tarifs. L’enjeu: justice fiscale, crédibilité budgétaire et bataille juridique face aux intérêts installés.
La frontière Syrie–Liban redevient un foyer d’inquiétude après des signaux de déploiement militaire autour de Qousseir, Homs et le Qalamoun. Entre “routine” selon Damas et perception alarmée sur le terrain, le risque tient aussi à la présence de combattants étrangers et à la promesse de retrait “dans les prochains jours”.
Au Sud-Liban, l’enjeu n’est plus seulement les incidents, mais la capacité à les vérifier. Le cadre onusien et la résolution 1701 redeviennent centraux pour limiter l’escalade et la guerre des récits. Diplomatie au Caire et conférence à Paris visent à renforcer l’État, l’armée et les moyens de surveillance.
À la veille des discussions Washington–Téhéran à Genève, la menace militaire encadre la diplomatie et fait monter la tension régionale. Au Liban, le front sud devient baromètre, l’économie encaisse un choc de perception et le débat sur les législatives de mai 2026 s’enflamme. Beyrouth retient son souffle.
Le bloc « Liban fort » (CPL) demande une session parlementaire pour interroger le gouvernement Nawaf Salam sur l’application des lois et le respect des échéances constitutionnelles. S’appuyant sur l’article 137, il dénonce des réponses jugées insuffisantes aux questions des députés. La requête intervient sur fond de débat électoral et de tensions institutionnelles.
Le 26 février 2026, le Conseil constitutionnel libanais rejette le recours de députés réformistes contre la loi 38 modifiant la loi-cadre 80 sur la gestion des déchets solides. La décision confirme la constitutionnalité de l’amendement, dans un contexte de crise aggravée par la fermeture de la décharge de Jdeideh et des perturbations de collecte au Mont-Liban.
Au Liban, vieillir devient une épreuve: indemnités de fin de service dévaluées, accès à l’argent incertain et dépenses médicales en hausse. Beaucoup de seniors rationnent leurs médicaments ou reportent les soins, coincés entre pharmacie et alimentation. Les aides sociales s’élargissent mais restent lentes, saturées et inégales selon les régions.
Une adolescente est hospitalisée dans un état critique et une mobilisation pour le don de sang est relayée par un établissement de santé au Liban. L’appel met en lumière l’importance des réserves sanguines et de la solidarité en situation d’urgence. Des messages de prévention rappellent aussi l’accès aux secours et au soutien psychologique.
Le comité parlementaire annonce que 2.400 bâtiments à Beyrouth risquent l’effondrement et nécessitent une restauration urgente, tandis que 400 immeubles à Tripoli sont aussi menacés. Une sous-commission avec l’Ordre des ingénieurs et des organisations de secours pilotera inspections, priorités et financements, dans un contexte post-explosion et de crise prolongée.
Au Liban, la crise des services publics transforme l’administration en infrastructure sociale vitale: sans guichets, droits, paiements, contrats et dossiers se bloquent. Sous-effectifs, vacance élevée, précarité des contractuels et fragilité des systèmes numériques aggravent les retards. Résultat: perte de confiance, bascule vers l’informel, collecte fiscale affaiblie.
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