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Samidoun : comment le Hezbollah a organisé la prise en charge des déplacés laissés dans l’attente

Samidoun, dispositif lié au Hezbollah, organise l’hébergement et l’assistance de familles toujours déplacées après la guerre. Alors que des écoles doivent être libérées pour la rentrée et que des villages restent endommagés, cette prise en charge révèle comment l’urgence humanitaire peut progressivement devenir une structure sociale parallèle aux institutions publiques libanaises.

Analyse

Samidoun : comment le Hezbollah a organisé la prise en charge des déplacés laissés dans l’attente

Samidoun, dispositif lié au Hezbollah, organise l’hébergement et l’assistance de familles toujours déplacées après la guerre. Alors que des écoles doivent être libérées pour la rentrée et que des villages restent endommagés, cette prise en charge révèle comment l’urgence humanitaire peut progressivement devenir une structure sociale parallèle aux institutions publiques libanaises.

Le Vatican, canal discret de la négociation : pourquoi Beyrouth cherche un deuxième appui hors de Washington

Beyrouth ouvre discrètement un second front diplomatique autour des négociations avec Israël. Simon Karam doit rencontrer au Vatican Pietro Parolin et Paul Richard Gallagher pour évoquer le processus et le rôle que pourrait jouer le Saint-Siège. Sans remplacer Washington ni devenir médiateur militaire, Rome peut renforcer les demandes libanaises sur le retrait, les garanties internationales et l’après-UNIFIL. Une démarche qui révèle la volonté du Liban de ne plus dépendre d’un unique canal diplomatique.

Parler au Hezbollah sans lui parler : la nouvelle équation américaine au Liban

Washington se dit disposé à négocier avec le Hezbollah, mais uniquement par l’intermédiaire de l’État libanais. Cette formule exclut un dialogue diplomatique direct tout en reconnaissant la nécessité de traiter la question des armes, du retrait israélien et de la sécurité du Sud sans provoquer une confrontation intérieure au Liban.

Les avertissements reçus par Nawaf Salam : pourquoi Beyrouth redoute une nouvelle dégradation au Sud

Nawaf Salam aurait reçu aux États-Unis plusieurs avertissements sur un risque de dégradation supplémentaire au Sud-Liban. Pression américaine accrue, négociations ralenties, opérations israéliennes persistantes et discours favorables à une extension territoriale inquiètent Beyrouth. Aucune guerre générale n’est annoncée, mais la fenêtre permettant encore une issue diplomatique semble se réduire rapidement.

Politique

Geagea accuse le Hezbollah de favoriser Israël

Samir Geagea a vivement répondu lundi 28 septembre à Naïm Qassem après les critiques du chef du Hezbollah contre l’accord-cadre avec Israël. Le dirigeant des Forces libanaises accuse le Hezbollah d’avoir contribué, par le maintien de son appareil militaire, à la présence israélienne au Liban-Sud. Les deux responsables défendent désormais des séquences opposées : Qassem réclame d’abord le retrait israélien, tandis que Geagea estime que le désarmement du Hezbollah est nécessaire pour permettre ce retrait.

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Liban : les Libanais vers une minorité démographique

Les Libanais ne représenteraient déjà qu’environ 54 % des personnes vivant au Liban selon une étude démographique publiée en 2026. Cette proportion pourrait encore diminuer : à l’horizon 2035, les citoyens libanais représenteraient entre 45 % et 48,8 % de la population résidente dans les scénarios étudiés. Ces projections restent toutefois très dépendantes du nombre réel de Syriens présents dans le pays, des retours vers la Syrie, de l’émigration libanaise et de l’évolution des naissances.

Réfugiés syriens : le retour s’accélère au moment où l’argent commence à manquer

Le retour des réfugiés syriens s’accélère alors que les ressources destinées à accompagner les familles deviennent insuffisantes. Environ 70 000 ménages rempliraient les conditions pour recevoir une aide, mais les financements disponibles n’en couvriraient que 37 500. Vingt millions de dollars supplémentaires sont recherchés. Transport, logement, nourriture et réintégration absorbent rapidement les sommes versées. L’enjeu n’est plus seulement d’aider les réfugiés à rentrer en Syrie, mais de leur permettre d’y rester durablement.

Colère sociale : derrière les grèves, le vertige d’un pays où deux salaires ne suffisent plus à couvrir les besoins essentiels

Au Liban, deux revenus moyens ne suffisent plus à couvrir les besoins essentiels d’une famille. Logement, alimentation, électricité, eau et transport atteignent 1 400 à 1 500 dollars par mois, avant l’école et la santé. Derrière les grèves apparaît une crise du travail et un risque croissant d’explosion sociale.

Carrières au Liban : derrière les 1,3 milliard de dollars réclamés, la bataille porte désormais sur la validité même de la facture

Le Liban réclame plus de 1,3 milliard de dollars aux exploitants de carrières à travers 1 509 ordres de recouvrement. Mais aucun paiement n’a encore été encaissé. Les exploitants contestent désormais les calculs devant la justice, faisant de la validité juridique des créances le véritable enjeu du dossier environnemental national.

Après Nazareth, d’autres écoles religieuses libanaises sont-elles menacées ?

Après le dossier Nazareth à Achrafieh, une question émerge : d’autres écoles religieuses libanaises connaissent-elles des difficultés similaires ? Aucun établissement supplémentaire ne peut encore être identifié avec certitude. Mais hausse des coûts, patrimoine immobilier, transferts de gestion et fragilité des congrégations pourraient annoncer une restructuration silencieuse de l’enseignement privé au Liban.