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Négociations Liban-Israël : pourquoi la prochaine réunion de Rome devient incertaine

La huitième session des négociations entre le Liban et Israël devait se tenir à Rome en octobre, mais son calendrier devient incertain. Al Akhbar continue de présenter la réunion comme attendue, tandis qu’Al Joumhouria rapporte une diminution de ses chances. Présence israélienne, « ligne jaune », armes du Hezbollah, élections israéliennes et demandes américaines compliquent le processus. Même si Rome se confirme, la question essentielle restera celle des engagements que chaque partie acceptera réellement d’exécuter sur le terrain.

Analyse

Négociations Liban-Israël : pourquoi la prochaine réunion de Rome devient incertaine

La huitième session des négociations entre le Liban et Israël devait se tenir à Rome en octobre, mais son calendrier devient incertain. Al Akhbar continue de présenter la réunion comme attendue, tandis qu’Al Joumhouria rapporte une diminution de ses chances. Présence israélienne, « ligne jaune », armes du Hezbollah, élections israéliennes et demandes américaines compliquent le processus. Même si Rome se confirme, la question essentielle restera celle des engagements que chaque partie acceptera réellement d’exécuter sur le terrain.

La « ligne jaune » au Sud-Liban : dispositif militaire provisoire ou nouvelle réalité territoriale ?

La « ligne jaune » s’impose au cœur du débat sur l’avenir du Sud-Liban. Al Akhbar décrit une profondeur militaire israélienne de cinq à douze kilomètres, tandis qu’Al Araby Al Jadid rapporte des messages sur le maintien d’une zone de sécurité. Les déclarations de Bezalel Smotrich en faveur d’une extension jusqu’au Litani renforcent les inquiétudes. Les sources disponibles montrent toutefois plusieurs projets distincts et ne permettent pas encore de conclure à une annexion programmée.

Après l’UNIFIL, le Sud-Liban face au risque d’un vide sécuritaire

La fin annoncée de la mission de l’UNIFIL ouvre une période d’incertitude dans le Sud-Liban. Al Joumhouria évoque, par la voix d’une source diplomatique, le risque d’un vide faute de dispositif de remplacement. Al Akhbar rapporte des préoccupations similaires aux Nations unies. Entre renforcement de l’armée libanaise, présence internationale réduite et poursuite des opérations israéliennes, Beyrouth cherche encore une architecture capable de préserver la stabilité après le départ des Casques bleus.

Samidoun : comment le Hezbollah a organisé la prise en charge des déplacés laissés dans l’attente

Samidoun, dispositif lié au Hezbollah, organise l’hébergement et l’assistance de familles toujours déplacées après la guerre. Alors que des écoles doivent être libérées pour la rentrée et que des villages restent endommagés, cette prise en charge révèle comment l’urgence humanitaire peut progressivement devenir une structure sociale parallèle aux institutions publiques libanaises.

Politique

Geagea accuse le Hezbollah de favoriser Israël

Samir Geagea a vivement répondu lundi 28 septembre à Naïm Qassem après les critiques du chef du Hezbollah contre l’accord-cadre avec Israël. Le dirigeant des Forces libanaises accuse le Hezbollah d’avoir contribué, par le maintien de son appareil militaire, à la présence israélienne au Liban-Sud. Les deux responsables défendent désormais des séquences opposées : Qassem réclame d’abord le retrait israélien, tandis que Geagea estime que le désarmement du Hezbollah est nécessaire pour permettre ce retrait.

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Liban : les Libanais vers une minorité démographique

Les Libanais ne représenteraient déjà qu’environ 54 % des personnes vivant au Liban selon une étude démographique publiée en 2026. Cette proportion pourrait encore diminuer : à l’horizon 2035, les citoyens libanais représenteraient entre 45 % et 48,8 % de la population résidente dans les scénarios étudiés. Ces projections restent toutefois très dépendantes du nombre réel de Syriens présents dans le pays, des retours vers la Syrie, de l’émigration libanaise et de l’évolution des naissances.

Réfugiés syriens : le retour s’accélère au moment où l’argent commence à manquer

Le retour des réfugiés syriens s’accélère alors que les ressources destinées à accompagner les familles deviennent insuffisantes. Environ 70 000 ménages rempliraient les conditions pour recevoir une aide, mais les financements disponibles n’en couvriraient que 37 500. Vingt millions de dollars supplémentaires sont recherchés. Transport, logement, nourriture et réintégration absorbent rapidement les sommes versées. L’enjeu n’est plus seulement d’aider les réfugiés à rentrer en Syrie, mais de leur permettre d’y rester durablement.

Colère sociale : derrière les grèves, le vertige d’un pays où deux salaires ne suffisent plus à couvrir les besoins essentiels

Au Liban, deux revenus moyens ne suffisent plus à couvrir les besoins essentiels d’une famille. Logement, alimentation, électricité, eau et transport atteignent 1 400 à 1 500 dollars par mois, avant l’école et la santé. Derrière les grèves apparaît une crise du travail et un risque croissant d’explosion sociale.

Carrières au Liban : derrière les 1,3 milliard de dollars réclamés, la bataille porte désormais sur la validité même de la facture

Le Liban réclame plus de 1,3 milliard de dollars aux exploitants de carrières à travers 1 509 ordres de recouvrement. Mais aucun paiement n’a encore été encaissé. Les exploitants contestent désormais les calculs devant la justice, faisant de la validité juridique des créances le véritable enjeu du dossier environnemental national.

Après Nazareth, d’autres écoles religieuses libanaises sont-elles menacées ?

Après le dossier Nazareth à Achrafieh, une question émerge : d’autres écoles religieuses libanaises connaissent-elles des difficultés similaires ? Aucun établissement supplémentaire ne peut encore être identifié avec certitude. Mais hausse des coûts, patrimoine immobilier, transferts de gestion et fragilité des congrégations pourraient annoncer une restructuration silencieuse de l’enseignement privé au Liban.