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Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français

À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.

Analyse

Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français

À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.

Aide humanitaire au Liban : l’alerte de Nawaf Salam à Paris

Depuis Paris, le premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel d’urgence de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit israélo-libanais. Derrière ce montant, il ne faut pas voir un plan de relance, mais une tentative de stabilisation minimale d’un pays déjà affaibli par la crise financière, la fragilité de ses services publics et l’ampleur des déplacements internes. Le Liban cherche moins à se reconstruire qu’à empêcher une nouvelle phase d’effondrement social, territorial et politique.

Trêve au Liban : l’Iran revient par le front sud

Au Liban, les 21 et 22 avril ont ravivé une peur précise : celle d’une trêve qui ne s’effondre pas par une décision officielle, mais par une suite d’incidents qui reconstituent la logique de guerre. Frappes israéliennes dans le Sud, riposte du Hezbollah vers le nord d’Israël, bombardement en Békaa-Ouest, puis prolongation par Donald Trump du cessez-le-feu avec l’Iran à la demande du Pakistan : la séquence révèle moins deux crises distinctes qu’un même rapport de force régional, que Washington tente de compartimenter sans y parvenir vraiment.

Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve

Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.

Politique

Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu

En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.

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Le Liban dans une économie de guerre prolongée

Au Liban, la guerre ne détruit plus seulement des routes, des ponts ou des maisons. Elle reprogramme toute l’économie autour de l’urgence, du court terme et de la survie. Aides d’urgence, investissements gelés, retours partiels et finances publiques exsangues dessinent désormais une véritable économie de guerre prolongée dans le pays.

Revenir sans revenir : les familles du Sud entre deux vies

Au Sud-Liban, le cessez-le-feu n’a pas encore permis un vrai retour. Les familles reviennent voir leurs maisons, contrôlent les dégâts, puis repartent vers leurs logements provisoires. Entre routes réparées, ponts rouverts et peur d’une reprise des combats, elles vivent désormais entre deux vies, sans pouvoir se réinstaller durablement chez elles.

Hôpitaux, sécurité sociale, aides d’urgence : l’économie de la survie a déjà remplacé l’économie normale

Au Liban, l’économie normale a cédé la place à une économie de survie. Hôpitaux, sécurité sociale, centres d’hébergement, carburant et aides locales absorbent l’essentiel de l’argent public pour empêcher un effondrement plus large. Le pays ne finance plus le développement, mais le maintien minimal des soins, des secours et du quotidien.

Retourner ou attendre encore : les familles libanaises face au choix le plus difficile

Au Liban, la trêve ne suffit pas à rendre le retour évident. Les familles déplacées hésitent entre rentrer dans des maisons parfois abîmées, sans garanties de sécurité ni de services, ou prolonger un exil intérieur épuisant. Entre routes incertaines, enfants, fatigue et peur, chaque retour devient un calcul intime cruel.

Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les zones touchées

Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.