L’association des Banques du Liban dénonce la dernière décision du gouvernement Mikati III annulant l’obligation de remboursement de la dette publique à la Banque du Liban faisant indirectement endosser ces pertes aux banques privées qui ont déposé pour 79 milliards de dollars auprès de la Banque centrale, appelant à la création d’un fond souverain constitué d’une partie des biens publics.

Elle estime que le gouvernement et plus particulièrement le vice-Premier ministre Saadeh al Chami, de nuire aux intérêts des déposants.

Pour sa part, le ministre a publié un communiqué, décrivant que la dernière déclaration de l’ABL comme étant un mensonge et “un processus de fuite en avant dans une tentative scandaleuse prétendant protéger les déposants”. 

Le bureau du vice-premier ministre estime que les propriétaires de banque s’inquiète des conséquences de la crise quant à leur patrimoine privé mais qu'”il s’agit une tentative ouverte de lier le sort de leur argent aux déposants, une tentative de contourner un plan avec des éléments intégrés qui a fait l’objet d’une évaluation et d’une appréciation par les pays et les institutions internationales prêtes fournir une assistance au Liban”.

Il rappelle ainsi que le plan approuvé par le gouvernement a été agréé par le Fonds Monétaire International suite à d’intenses négociations, “sur la base du principe d’une hiérarchie des droits et des exigences pour absorber les pertes, qui est un principe global conforme aux règles et normes internationales les plus simples, ce qui signifie que l’argent des déposants ne peut être touché avant que le capital des propriétaires de banque ne soit épuisé”.

Saadeh Chami note que faute que ce processus soit mis en place, tout accord avec le FMI ou tout autre pays ne serait pas possible et qu’il s’agit de préserver 90% des dépôts existants. Quant aux 10% restants, “”la radiation d’une partie des dépôts bancaires de la banque auprès de la Banque du Liban vise principalement à régler la position de la Banque centrale afin qu’elle puisse s’acquitter de ses fonctions, mais cela ne signifie pas que tous ces fonds ont été radiés des dépôts”, précise le ministre, rappelant par ailleurs qu’il est hors de question de gaspiller les biens publics, “sachant que plus de la moitié des Libanais n’ont pas de compte bancaire”.

Il estime ainsi que les banques doivent accepter certaines pertes afin de préserver le secteur bancaire.

S’adressant plus particulièrement aux déposants, Saadeh Chami reconnait que ces derniers ont subi un grand préjudice en raison de mauvaises politiques financières et économiques et qu’il s’agit de ne pas se lier à aux organisations qui sont à l’origine de ces politiques. ,

Quand aux banques et à leurs propriétaires, il appelle à la compassion vis-à-vis des personnes les plus vulnérables et à assurer les besoins essentiels, la nourriture ou encore les médicaments afin d’estimer que l’attitude actuelle des dirigeants des établissements bancaires constituent un déni de la réalité.

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