Explosion du Chqif : un signal de magnitude 3,8
Le Centre national de géophysique a enregistré à 00 h 02, le 31 juillet 2026, les ondes produites par un dynamitage israélien dans la région du Chqif. Le signal, capté par toutes les stations libanaises, est comparable à celui d’un événement de magnitude 3,8. Il ne correspond pas à un séisme naturel. Les premiers récits font état de fortes vibrations et de dégâts matériels localisés, tandis que l’état du château de Beaufort et des galeries détruites doit encore faire l’objet d’inspections indépendantes.
Liban : la régularisation de 600 000 Syriens à l’étude
La Sûreté générale libanaise étudierait la révision d’environ 600 000 interdictions d’entrée prononcées contre des Syriens pour des infractions liées au séjour. L’information, diffusée par MFM, n’a pas encore été confirmée dans une circulaire officielle. En parallèle, Dabboussieh doit reprendre ses activités au début de septembre 2026 après des travaux de réhabilitation. Arida fait également l’objet d’un chantier, mais son calendrier complet reste à préciser. Ces dossiers pourraient fluidifier la frontière et donner un contenu concret au rapprochement administratif entre Beyrouth et Damas.
Sud-Liban : Berry rejette les « zones pilotes »
À l’occasion de la Fête de l’armée, Nabih Berry a salué les forces armées libanaises tout en rejetant le mécanisme des zones pilotes prévu dans l’accord-cadre entre le Liban et Israël. Le président du Parlement estime que l’armée ne doit pas être mise à l’épreuve alors qu’Israël poursuit ses opérations militaires et retarde son retrait. Cette prise de position intervient avant un nouveau cycle de négociations destiné à préciser l’application de l’accord.
Armée libanaise : Haykal accuse Israël d’entraver le déploiement
À l’occasion de la Fête de l’armée, le général Rodolphe Haykal a accusé Israël d’entraver le déploiement des forces libanaises dans le Sud par la poursuite de ses attaques et de ses violations. Le commandant en chef a confirmé que l’armée restait prête à entrer dans toutes les zones évacuées par les forces israéliennes. Il a aussi demandé un soutien international accru, estimant que le renforcement de l’institution constitue un investissement dans la stabilité du Liban et la sécurité régionale.
Accord sur le Liban : Aoun mise sur la Turquie
En visite à Ankara, Joseph Aoun a demandé à la Turquie de soutenir l’application de l’accord-cadre entre le Liban et Israël. Le président libanais mise sur l’appartenance turque à l’OTAN, son influence régionale et ses capacités militaires. Il réclame un retrait israélien complet, coordonné avec le déploiement de l’armée, un arrêt des hostilités et un contrôle international équilibré. Ankara peut renforcer la position de Beyrouth, mais sa capacité à contraindre Israël ou à influer sur le Hezbollah demeure limitée.
Réforme bancaire : qui paiera les pertes au Liban ?
La commission des Finances et du Budget affirme avoir achevé les 29 articles de la réforme bancaire au Liban. L’annexe sur la hiérarchie des créances reste toutefois à examiner. Elle déterminera qui paiera les pertes : actionnaires, banques, État ou déposants. Le texte semble intégrer certaines demandes du FMI, mais plusieurs risques subsistent, notamment les conflits d’intérêts et l’influence historique du secteur bancaire sur la classe politique. La séance finale devra révéler l’orientation réelle de la réforme.
Liban : Macron, Berry et la bataille pour la FINUL
Emmanuel Macron et Nabih Berry ont discuté du retrait israélien, du soutien à l’armée libanaise et de la reconstruction du Sud. Le président du Parlement réclame une mobilisation internationale exceptionnelle et le maintien de la FINUL. Mais la mission de l’ONU doit entrer dans une phase de retrait après 2026. La France cherche ainsi à défendre la souveraineté libanaise tout en soutenant le monopole de l’État sur les armes, une position qui place aussi l’arsenal du Hezbollah au cœur du débat.
Alfa lance la 5G dans plusieurs zones du Liban
Alfa a activé la 5G dans plusieurs secteurs de Beyrouth et de sa banlieue, avant un élargissement annoncé à 75 stations supplémentaires. Ce lancement marque une première étape pour un Liban longtemps resté à l’écart de la modernisation des réseaux mobiles. La réussite du projet dépendra toutefois de la qualité de la fibre optique, de l’électricité, de la régulation, des prix et de la capacité des autorités à étendre la couverture au-delà des principales zones urbaines.
Réforme bancaire : le Parlement accélère, mais les dépôts restent au cœur du débat
La commission parlementaire des Finances a finalisé l’examen du projet de loi sur la restructuration des banques avant une ultime réunion prévue lundi. Pour son président, Ibrahim Kanaan, cette réforme ne pourra restaurer la confiance sans une loi garantissant la restitution des dépôts. Le financement de ces remboursements et l’application effective des futures réformes apparaissent désormais comme les principaux défis de la relance économique libanaise.
Riad Salamé visé par un mandat d’amener au Liban
Le procureur général près la Cour de cassation, Ahmed Rami Al-Hajj, a émis un mandat d’amener contre Riad Salamé après son absence à une audition prévue le 30 juillet 2026. Une patrouille s’est rendue au domicile de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban à Safra. La séance a ensuite été reportée en raison de son état de santé. L’affaire, engagée par la banque centrale, implique aussi Samir Hanna, ancien dirigeant de Bank Audi, qui s’est présenté au Palais de justice.
Pourquoi Nabih Berri redevient incontournable
Nabih Berri retrouve une place centrale dans les négociations libanaises liées au cessez-le-feu, au retrait israélien et au désarmement du Hezbollah. Président du Parlement depuis 1992 et chef du mouvement Amal, il reste le principal intermédiaire entre les institutions, le camp chiite et les médiateurs étrangers. Son influence ne repose pas sur un pouvoir absolu, mais sur sa capacité à relier des acteurs qui refusent souvent de se parler directement et à prévenir une confrontation interne.
Rome, nouveau centre des négociations au Sud-Liban
Rome peut-elle remplacer Naqoura comme centre des négociations entre le Liban et Israël ? La capitale italienne accueille désormais des discussions qui dépassent la gestion militaire des incidents frontaliers. Retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise, avenir des armes du Hezbollah, zones pilotes et garanties américaines figurent au cœur du processus. Son succès pourrait redéfinir la sécurité et l’équilibre politique du Sud-Liban. Son échec risquerait de prolonger l’occupation, les déplacements et la menace d’une nouvelle escalade.
Polémique: Antoun Sehnaoui dîne avec Netanyahou
La photographie a quitté en quelques heures le cadre d’un dîner privé pour devenir un objet politique au Liban. Prise au Four Seasons de...
Automobile électrique : comment l’Europe a déroulé le tapis rouge à la Chine
L’Europe voulait prendre la tête de la révolution automobile. Elle risque aujourd’hui d’en devenir l’un des principaux marchés d’importation.
En décidant d’accélérer très fortement le...




















