Les lettres habilitent la plume à peindre l’humain que j’aime tant, le temps qui passe et les amours vivantes ou mortes, d’ici ou d’ailleurs.

Depuis ce grand naufrage du Liban, une céphalée inaltérable squatte mes neurones, écrase ma joie de vivre, bride mon optimisme inné et trucide mes pensées avant qu’elles deviennent des mots répétitifs, récursifs, récurrents, insolents, démoralisants et sans réelle portée.

Quand la parole ne sert qu’à psalmodier sa douleur et hurler sa colère, alors mieux vaut se déclarer forfait, ranger sa plume, montrer sa pudeur, aider en silence et attendre que la roue tourne jusqu’à la fin de la récrée.

Nous sommes toujours au creux de la vague, pieds et poings liés, jetés aux loups et bientôt à leurs louveteaux, mais pas pour longtemps, car tôt ou tard justice sera faite, je l’espère, de tout mon cœur. La vie, je l’aime à en mourir.

Mes compatriotes terriens, je vous adore. Beyrouth ma fée mon amour, tu le sais depuis toujours, quand je te quitte, j’ai déjà le billet de retour.

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