S’exprimant à l’issue d’une réunion avec une délégation de l’association “Le cri des dépositaires dans les banques”, le Président de la République a appelé les banques à respecter les lois et à protéger le droit des dépositaires et notamment celui de la propriété individuelle comme prévue par la constitution.

Le chef de l’état a notamment estimé qu’il s’agit désormais de déterminer la relation entre banques et dépositaires et de mettre fin aux mesures unilatérales prises par l’Association des Banques, allusion au contrôle des capitaux informel instauré en novembre 2019.

Le Général Aoun a également évoqué les conditions économiques et financières difficiles que traverse le pays qui ont poussé les banques à adopter ces mesures, reconnaissant que ces dernières ont eu des effets négatifs sur les intérêts et les besoins des gens, exprimant son espoir de voir ces causes disparaitre.

Il s’agit, souligne le chef de l’état, également de mener un audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban, une procédure qu’il décrit comme étant une étape essentielle dans le dossier des réformes et de la lutte contre la corruption.

Cette information intervient au lendemain d’un nouveau communiqué de l’Association des Banques du Liban, appelant ses membres à la prudence par rapport au transfert à l’étranger de sommes normalement liées aux étudiants libanais afin qu’ils y poursuivent leurs scolarités et cela en dépit de l’adoption d’une loi le 30 septembre dernier et d’une circulaire de la Banque du Liban, cette semaine.

Les membres de cette association ont fait part au chef de l’état des difficultés rencontrées notamment dans un tel cadre et noté qu’ils ont engagé des poursuites judiciaires contre un certain nombre de banques qui ont fermé leurs comptes et leur ont accordé des chèques bancaires que plusieurs établissement refusent d’accepter. Ils ont également remis au Président de la République une liste de leurs demandes, incluant l’adoption rapide d’une loi instaurant officiellement un contrôle des capitaux, le fait d’obtenir un siège au sein de la commission des finances et des budgets, de la création d’une cellule de crise pour examiner les violations commises par l’ABL, la mise en place d’un plafond dont peuvent disposer les dépositaires.

L’association “Le cri des dépositaires dans les banques” a également dit craindre une liratification des dépôts en dollars en livre libanaise aux taux du marché.

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