Ce jeudi, ce n’est pas au Liban que nous vous emmenons mais en Egypte pour trouver un peu du Liban et surtout beaucoup de Phénicie avec la barque solaire retrouvée au pied de la Pyramide de Khéops.

La barque solaire était étroitement liée au cycle perpétuel du lever et du coucher du soleil est comparable au cycle de la vie et de la mort. Ainsi, chaque matin le soleil naît à l’orient, croît jusqu’au zénith, puis vieillit jusqu’à l’occident où il disparaît dans le royaume des morts, un peu comme le voyage d’Isis en Phénicie.

Barque solaire reconstituée ayant servis de barque funéraire retrouvée en 1954 devant la pyramide de Gizeh
Barque solaire reconstituée ayant servis de barque funéraire retrouvée en 1954 devant la pyramide de Gizeh

Découverte en 1954 dans la nécropole de Gizeh, au pied des pyramides, la Barque Solaire – objet funéraire – était alors démontée entreposée.

D’une longueur de 43,4 mètres sur une largeur de 5,9 mètres, faite du fameux bois des cèdres du Liban, elle était destinée probablement à transporter Khéops, deuxième pharaon de la IVème Dynastie de l’Ancien Empire, 4 500 ans donc avant Jc, dans l’au-delà, rejoindre ainsi Osiris, Isis et les autres dieux égyptiens dans le Monde des Morts.

Restaurée et encore, il y avait peu à faire, mais surtout remontée comme elle le fut à son origine, la barque est désormais exposée dans un petit musée situé aux pieds de la Grande Pyramide de Khéops depuis 1985.

Ainsi, un peu du Liban se trouve également dans ce musée, rappelant les relations anciennes qui existaient entre la civilisation égyptienne et la civilisation phénicienne, une culture d’échange par excellence.

La Phénicie, terre des légendes égyptiennes

En effet, on peut se rappeler de la légende d’Isis et d’Osiris. Isis, en route pour retrouver le corps de son défunt mari assassiné par son frère Seth, courroucée par un vent en provenance d’une vallée, l’aurait desséchée d’un regard. Cette vallée ne serait autre que celle de Fidar, située au Sud de la Ville Antique de Byblos.

C’est également à Byblos qu’elle découvrira le corps de son défunt mari dans le tronc d’un arbre précieux, longtemps travaillé par l’eau et le sel, et qui sera l’un des piliers du Palais du Roi. Elle le prendra alors en Egypte, le ressuscitera et auront ensemble Horus. Mais ceci est une autre légende.

Le colosse de Melqart. Crédit Photo: Libnanews.com

C’est cependant dans cette même ville de Byblos que nombreux vestiges d’inspiration égyptienne seront découverts. Certains figurent notamment au Musée National de Beyrouth, à l’exemple du fameux colosse de Melqart.

Les objets du Musée National de Beyrouth d’inspiration égyptienne

Byblos exploitait ainsi une partie de sa production de Cèdre, non pas seulement à la construction de navires mais également à l’exportation comme ce fameux bois qui servira à la construction de cette barque parvenue jusqu’à nos jours.

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Expert économique, François el Bacha est l'un des membres fondateurs de Libnanews.com. Il a notamment travaillé pour des projets multiples, allant du secteur bancaire aux problèmes socio-économiques et plus spécifiquement en terme de diversité au sein des entreprises.