Le port de Beyrouth avant l'explosion

Les douanes libanaises ont indiqué avoir saisi ce mercredi près de 5 millions de pilules de type Captagon au Port de Beyrouth. Cette drogue était destinée à la Grèce et l’Arabie Saoudite, précise le communiqué des douanes.

La marchandise a été retrouvée à l’intérieur d’équipements de fabrication de carrelage. 3 ressortissants libanais ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête.

La production de captagon, une sorte d’amphétamine, s’est propagée au Liban, en Irak et surtout en Syrie, à la faveur de la guerre civile syrienne. Elle permettait ainsi aux belligérants et notamment Daesh, avaient indiqué les autorités américaines qui avaient réussi à saisir en 2016 près de 300 000 pilules d’une valeur de 1.4 millions de dollars, d’une part de maintenir leurs hommes dans un état second lors des combats mais également d’avoir accès à des sources de financement via son exportation vers les Pays du Golfe et de la Péninsule Arabique. 

Ainsi, un émir saoudien, alors âgé de 29 ans, le prince Abdel Mohsen avait été arrêté le 26 octobre 2015 à l’aéroport international de Beyrouth. il tentait alors de quitter le Liban via un avion privé avec 1900 kilogrammes de Captagon, une drogue produite en très grande quantité en Syrie, pour une valeur estimée à 250 millions de dollars alors. Cet individu a été condamné par la cour d’appel du Mont Liban le 27 mars 2019, puis a été libéré avec interdiction de voyager le 26 avril 2020, à l’issue de sa peine. Le 21 juillet 2020, le même jour par conséquent, le procureur général de l’Appel de Beyrouth a levé l’interdiction de voyager de l’émir susmentionné. Le ressortissant saoudien a depuis quitté le Liban, le 24 juillet 2020.

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