S’exprimant sur les ondes de la MTV Lebanon ce jeudi soir, le ministre des finances Youssef Khalil s’est prononcé contre la fermeture d’un grand nombre de banques confrontées à une crise financière et un défaut de liquidité sans précédent. Il a toutefois reconnu que la population, “y compris la diaspora” reconnait-il, manquent de confiance envrers le Liban.

La crise économique aurait atteint un niveau dangereux, estime le ministre qui poursuit en indique que désormais les fonctionnaires survivent avec moins de 10% du pouvoir d’achat qui était le leur en 2019.

Concernant le cabinet, Youssef Khalil note qu’une atmosphère compréhensive et enthousiaste règle au sein du gouvernement Mikati III. Il estime également que le dollar douanier, décrit comme un prix officiel, doit être adopté pour sécuriser les revenus de l’état et que celui-ci est également en droit de demander des dollars américain pour payer des taxes.

Une vision contradictoire avec la réalité économique

Ces propos contrastent avec les mesures préconisées de restructuration du secteur bancaire, notent les spécialistes du domaine, notant que seules 5 à 6 établissements pourraient survivre en raison des pertes accumulées mais également par rapport aux demandes des instances internationales qui pourraient accorder une aide économique au Liban, confronté à l’une des plus graves crises économiques depuis la moitié du XIXème siècle, selon les auteurs d’un rapport de la Banque Mondiale.

Par ailleurs, ces propos interviennent également alors que les répartitions des pertes financières du secteur bancaire auraient été révéles. L’Etat, dont de nombreux responsables politiques sont actionnaires de banques comme le premier ministre lui-même, envisagerait de faire porter 55% de ces pertes aux déposants, contre seulement 19 aux actionnaires alors que le précédent gouvernement proposait que les actionnaires des banques supportent l’essentiel des pertes avec un processus de bail-out des actionnaires existants et de bail-in de nouveaux actionnaires via un mécanisme concernant 12% des soldes de plus de 500 000 USD.

Par ailleurs, les pertes du secteur bancaire actuellement estimées à 69 milliards de dollars sont moindre par rapport aux estimations du précédent gouvernement soit 83 milliards de dollars en 2021, estimations proches de celles du FMI. Quant aux agences de notations, certaines estiment les pertes proches de 103 milliards de dollars. Si restructuration il y a sans qu’elle puisse être suffisante, les spécialistes craignent que la situation financière du Liban ne puisse rapidement s’améliorer, prolongeant d’autant d’années la crise économique.

Des banques pourtant en situation financière critique

The report published in 2020 by the Foundation for Defense of Democracies and entitled Crisis in Lebanon, Anatomy of a financial Collapse considers all the Lebanese banks studied as insolvent. They are also threatened by legal proceedings, accused of money laundering and because of the link of certain establishments with Hezbollah in the USA.

• Bank Audi SAL
• Bank of Beirut SAL
• Bank of Beirut and the Arab Countries SAL
• Bankmed SAL
• Banque Libano-Française SAL
• BLOM Bank SAL
• Byblos Bank SAL
• Lebanese SAL credit
• Fenicia Bank SAL
• Fransabank SAL
• IBL Bank SAL
• Lebanon and Gulf Bank SAL
• MEAB Bank SAL
• Société Générale de Banque au Liban SAL

Among the banks cited:

In total, the 14 banks taken into account would require an injection of 67 billion dollars, which is far from the maximum sums that Lebanon could obtain in the framework of international aid, that is to say 26 billion dollars (15 billion dollars loans via the IMF and $ 11 billion via CEDRE on the condition of putting in place the economic, monetary and financial reforms necessary to unblock them).

According to calculations made by a foreign expert, all the establishments would require massive injections of funds, going up to 11.9 billion dollars for the BLOM alone, followed by 11 billion dollars for the Bank Audi, amounts today impossible to pay. find in Lebanon itself. The risk of bankruptcy or even complete shutdown is therefore present for these establishments with significant losses for current shareholders.

They could only survive if they merge or haircuts the deposits present.

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