Alors que le Liban semble s’acheminer vers une prolongation de la crise politique avec l’absence d’une formation prochaine d’un gouvernement fonctionnel en raison de différends entre la Présidence de la République, le général Michel Aoun, et le premier ministre désigné Saad Hariri qui souhaite nommer la majorité des ministres chrétiens, le chef de l’état a indiqué hier, lors de la réunion du Haut Conseil de la Défense, que face à la situation et aux circonstances actuelles, le rôle joué par le cabinet sortant Hassan Diab devrait être élargi et cela afin de répondre aux besoins du pays et des citoyens.

Pour rappel, le Liban est actuellement confronté à différentes crises, crise économique, crise liée au coronavirus COVID19 mais également crise politique aussi ou encore risques de pénuries en raison de l’explosion, le 4 août 2020, qui a ravagé une grande partie du port de Beyrouth ainsi qu’une partie de la capitale libanaise.

Cette même réunion du conseil supérieur de la défense a d’ailleurs prolongé la période de mobilisation générale jusqu’au 31 mars 2021.

Sur le plan économique, la formation d’un nouveau cabinet fonctionnel est nécessaire à plus d’un titre, d’une part à la relance des négociations avec le Fonds Monétaire International (FMI) ou encore à la mise en place des réformes jugées indispensables au déblocage de l’aide économique internationale, alors que la livre libanaise s’est effondrée depuis 1 an et que les réserves monétaires de la Banque du Liban sont en voie d’épuisement.

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