Le ton est monté entre le premier ministre désigné Najib Mikati et le Courant Patriotique Libre en réponse au communiqué du premier publié hier lors des 2ème commémoration de l’explosion du Port de Beyrouth.

Revenant sur les pénuries d’électricité, le CPL accuse ainsi le premier ministre de vouloir s’accaparer une part de marché de la distribution d’électricité via une de ses entreprises, “Noor Al-Fayhaa Company”, un projet qui existait déjà depuis 2015.

Le Courant Patriotique Libre a aussi rappelé la carrière du premier ministre désigné notamment durant la guerre civile, période durant laquelle il avait mis en place un réseau de télécommunication mobile sans fil illégal avec l’aide du régime syrien. Le communiqué rappelle aussi la compensation de 220 millions de dollars perçue par les entreprises du premier ministre suite à la dénonciation du contrat de télécommunication mobile Cellis début 2000, une somme pour laquelle Najib Mikati a également tenté de s’abstenir de payer 49 millions de dollars de taxes.

Le Cpl accuse aussi le premier ministre d’avoir obtenu par un trafic d’influence le contrat de gérance de LibanPost, alors qu’il était premier ministre ou encore d’être l’un des bénéficiaires des ingénieries financières menées par la Banque du Liban en étant l’un des actionnaires d’une des plus grandes banques du Liban, allusion aux actions de la Banque Audi détenues alors par Najib Mikati. Ainsi, celui-ci défendrait Riad Salamé, allant même jusqu’à menacer de démissionner et menaçant les juges qui enquêtent actuellement. Le Courant Patriotique Libre souligne aussi que des enquêtes visant le premier ministre désigné pour enrichissement illicites seraient en cours à Monaco dans le cadre de prêts illégalement obtenus via la BdL pour une valeur de 33 millions de dollars alors que ceux-ci étaient en principe réservés pour l’achat de biens immobiliers aux personnes les plus vulnérables.

Côté premier ministre, le bureau de Najib Mikati a répondu par un bref communiqué, rappelant que le dirigeant du CPL, Gébran Bassil fait l’objet de sanctions économiques américaines à son encontre, pour corruption.

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