Le nouvel ordre pétrolier
La guerre autour de l’Iran ne se limite plus à une flambée passagère des prix de l’énergie. Elle redessine déjà les mécanismes du commerce mondial du brut. Avec un détroit d’Ormuz paralysé, des flux maritimes désorganisés, des cargaisons physiques plus chères et des tensions persistantes sur l’inflation, l’ordre pétrolier entre dans une phase plus politique et plus fragmentée. Cette recomposition pourrait affecter durablement la croissance mondiale, les équilibres monétaires et la place stratégique des États-Unis.
Netanyahu veut négocier sous le feu : pourquoi Israël pousse le Liban vers un...
Netanyahu veut négocier sous le feu au Liban pour isoler le dossier libanais du cadre régional et reprendre la main face à un Hezbollah politiquement renforcé.
Échec diplomatique israélien : l’écrasement du Liban pour torpiller le cessez-le-feu
L’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a brièvement laissé espérer une désescalade régionale incluant le Liban. Mais la séquence s’est inversée en quelques heures. Alors que le Pakistan, l’Iran et plusieurs capitales européennes soutenaient que le Liban devait entrer dans le champ de la trêve, Israël puis les États-Unis ont affirmé l’inverse. Dans la foulée, l’armée israélienne a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban dans cette phase de guerre. Vu depuis Beyrouth, cette journée révèle un échec diplomatique israélien aussitôt compensé par une logique d’écrasement destinée à torpiller le cessez-le-feu.
Les Leçons de la guerre d’Irak : Méfiez-vous des espions et de vos meilleurs...
L’agression bipartite israélo-américaine contre l’Iran de 2026 remet en mémoire les mésaventures de l’agression bipartite américano-britannique contre l’Irak de 2003, soit il y a...
En frappant le Liban, Israël a déjà sapé le cessez-le-feu avec l’Iran
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran se heurte déjà au front libanais. Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban, mais le Pakistan, l’Iran et plusieurs partenaires européens soutiennent qu’il doit en faire partie. En poursuivant ses frappes sur le territoire libanais, l’État hébreu a non seulement contesté cette lecture, mais aussi ravivé un historique de violations de trêves, depuis les survols de l’après-2006 jusqu’aux violations dénoncées après la trêve de 2024.
Zugzwang dans le Golfe : quand toutes les options mènent à la perte
Face à l’affrontement entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les monarchies du Golfe entrent dans un véritable zugzwang géopolitique. Quelle que soit l’issue du conflit, elles risquent un repli stratégique, économique et psychologique, contraignant leurs ambitions régionales et révélant la fragilité d’un modèle fondé sur sécurité externalisée et expansion.
Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.
Israël et le Golfe, autres grands perdants de la séquence iranienne
La décision de Donald Trump d’aller vers un règlement avec l’Iran, malgré les pressions de Netanyahu, de l’Arabie saoudite, des Émirats et d’alliés républicains, rebat les cartes au Moyen-Orient. Selon Axios, J. D. Vance et Steve Witkoff ont plaidé dans le cercle rapproché pour accepter l’accord. Cette séquence fait d’Israël et du Golfe les autres grands perdants : ils n’ont pas obtenu la poursuite de la pression maximale, tandis que l’Iran, lui, reste au centre du jeu et impose ses conditions.
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe : Ormuz, alliés, sécurité régionale et isolement diplomatique.
Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.
Les États-Unis et Israël franchissent-ils le seuil du crime de guerre ?
Les États-Unis et Israël risquent-ils des accusations de crimes de guerre en visant ponts, électricité et gaz ? Analyse juridique et politique.
Masnaa, la frontière vitale du Liban
Masnaa, axe vital du Liban : commerce, civils, souveraineté et diplomatie se jouent sur ce poste-frontière menacé.
La trahison silencieuse du hezbollah : comment l’héritage de Moussa Sadr a été renversé
L’article analyse la rupture entre la vision nationale de Moussa Sadr et l’orientation régionale incarnée par le Hezbollah. Il décrit un renversement doctrinal majeur au sein du chiisme libanais, où l’intégration dans l’État aurait cédé la place à une logique transnationale, redéfinissant profondément le rôle du Liban aujourd’hui.
États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran
René Naba analyse l’offensive israélo-américaine contre l’Iran comme une guerre aux ressorts électoralistes, stratégiques et géopolitiques. Entre rivalités régionales, hégémonie nucléaire, calculs occidentaux et coût militaire croissant, le conflit pourrait redéfinir durablement l’équilibre du Moyen-Orient. Article publié en partenariat avec Madaniya.info pour éclairer cette confrontation majeure.




















