Accord USA-Iran : le Liban entre lectures antagonises
L’accord USA-Iran annoncé dans la nuit ouvre une phase diplomatique majeure, mais son application au Liban reste incertaine. Washington met en avant la réouverture du détroit d’Ormuz et la fin du blocus naval contre l’Iran. Téhéran affirme que les hostilités doivent cesser sur tous les fronts, y compris au Liban. Israël, lui, revendique toujours sa liberté d’action contre le Hezbollah, au risque de transformer Beyrouth et le Sud-Liban en test immédiat du compromis.
Raid sur Ghobeiry : Israël teste le deal USA-Iran
Le raid israélien sur Ghobeiry, près de la route de l’aéroport en venant de Hadath, intervient au moment où Washington et Téhéran tentent de finaliser un accord régional. Officiellement, Israël affirme viser une infrastructure du Hezbollah. Mais le calendrier et la localisation de la frappe posent une autre question : Tel-Aviv cherche-t-il à provoquer une réaction iranienne ou libanaise afin de fragiliser, voire de saboter, le compromis entre Donald Trump et Téhéran ?
Liban : inclus dans l’accord USA-Iran ?
Le Liban est-il inclus dans l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran ? Alors que plusieurs lectures occidentales présentent encore ce point comme incertain ou limité, Al-Akhbar affirme que Téhéran a reçu une réponse définitive de Washington confirmant l’inclusion du dossier libanais. Selon le quotidien, il ne s’agirait pas seulement d’un cessez-le-feu, mais de la fin de l’état de guerre, avec arrêt des opérations, retrait israélien, fin des destructions et libération des prisonniers.
Mont Ramim : Israël sous le choc après une infiltration depuis le Liban
Les médias israéliens ont rapporté, mardi 9 juin 2026, un incident présenté comme une infiltration de combattants du Hezbollah dans le nord d’Israël. L’armée israélienne affirme qu’un homme armé a tiré sur ses forces dans le secteur du mont Ramim avant d’être tué. Des relais citant la radio militaire israélienne évoquent une opération jugée exceptionnelle, l’inquiétude d’une cellule encore présente et le possible déploiement de forces spéciales dans la zone.
Sud Liban: Israël ordonne l’évacuation de Tyr, patrimoine touché
L’armée israélienne a émis, mardi 9 juin 2026, un nouvel ordre d’évacuation visant Tyr, ses camps et plusieurs quartiers environnants, y compris le quartier chrétien de la vieille ville. Cette mesure intervient après la dénonciation officielle libanaise de dégâts causés par des bombardements à proximité des sites archéologiques de Tyr, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Des artefacts, colonnes, chapiteaux, bases de colonnes et mosaïques auraient été endommagés par des débris.
Guerre Israël-Iran : la reprise après Beyrouth
La reprise de la guerre Israël-Iran s’est jouée en moins de vingt-quatre heures, à partir du front libanais. Après des tirs attribués au Hezbollah ou signalés depuis le Liban, Israël a frappé Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth. L’Iran a riposté par des missiles contre Israël. L’armée israélienne a ensuite visé des sites en Iran, dont le complexe pétrochimique de Mahchahr. Les houthis ont revendiqué des tirs depuis le Yémen.
Le général libanais Wissam Sabra assassiné par Israël
Wissam Sabra, général de brigade de l’armée libanaise, a été assassiné par Israël sur la route Al-Khardali – Nabatieh.
Liban-Israël : un texte sans retrait israélien
Le communiqué conjoint impose des conditions au Liban, mais reste muet sur le retrait israélien, les déplacés et l’arrêt des frappes.
Liban-Israël : le cessez-le-feu sous conditions
Accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël : conditions, zones pilotes, rôle du Hezbollah et enjeu du retrait israélien.
Banque du Liban : le rappel sévère du FMI
Un document du Fonds monétaire international sur l’indépendance des banques centrales replace la Banque du Liban au cœur de la crise économique. Le FMI relie les opérations d’ingénierie financière, le maintien d’un taux de change surévalué, les pertes de réserves et l’effondrement bancaire de 2019 à un cadre monétaire insuffisamment protégé. Pour le Liban, la réforme ne se limite pas à une question technique : elle engage le budget, les banques, la gouvernance et la transparence publique.
Je me vengerai de la vie : récit de résilience de Georges al Maalouf
Avec Je me vengerai de la vie, Georges Al Maalouf signe un récit centré sur Alexandre, un jeune homme marqué par la perte brutale de son père et par les blessures de l’enfance. Le livre suit son passage de la colère à la reconstruction, entre soutien maternel, accompagnement psychologique, amour naissant et quête de sens. L’ouvrage interroge la manière dont une douleur profonde peut devenir une force de création, de dignité et de relèvement.
Liban : le Sud frappé malgré Washington
Au matin du 3 juin, le Liban reste pris entre annonces diplomatiques et poursuite des frappes israéliennes. Le dernier bilan consolidé fait état de 3 468 morts depuis le 2 mars, dont 35 depuis lundi. Les victimes identifiées incluent James George Karam, sa fille Theodosia et son fils Tony, tués sur la route Nabatieh-Khardali. À Washington, une quatrième session de discussions libano-israéliennes cherche à transformer une trêve fragile en mécanisme vérifiable.
Trump Netanyahu : la colère autour des menaces visant Beyrouth
L’appel entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu ne se résume pas à une altercation verbale. Il révèle un désaccord stratégique sur le Liban, au moment où Israël menace Beyrouth, où l’Iran lie les discussions avec Washington à un cessez-le-feu régional, et où le Hezbollah refuse une trêve limitée à la capitale. En Israël, la pression électorale et le soutien d’une large partie des répondants juifs à la poursuite de la guerre renforcent la tentation d’une présence militaire durable au Sud-Liban.
Beyrouth menacée par Israël : deux ministres européens font demi-tour
La ministre allemande du Développement Reem Alabali Radovan et son homologue norvégien Åsmund Aukrust ont dû interrompre leur voyage vers Beyrouth pour des raisons militaires. Leur avion a été dérouté vers Chypre alors que l’armée israélienne appelait les habitants de la banlieue sud à évacuer. Cette annulation illustre la dégradation rapide de la situation sécuritaire autour de la capitale libanaise et la fragilité des efforts diplomatiques en cours.




















