Reconstruction du Liban : conférence ou promesse fragile ?
La reconstruction du Liban ne dépendra pas seulement d’une conférence internationale. Les besoins sont immenses : logements, agriculture, routes, hôpitaux, écoles, patrimoine et réseaux de base. Mais les bailleurs poseront leurs conditions : réforme bancaire, transparence, contrôle des frontières, sécurité au Sud et garanties contre les détournements. Pour Beyrouth, l’enjeu est de transformer les promesses en méthode, avant que la reconstruction ne soit captée par les partis, les réseaux parallèles ou les intérêts extérieurs.
BDL : la stabilité de la parité qui devrait inquiéter la population
La BDL affiche une stabilité de la livre autour de 89 500 livres pour un dollar, mais ses réserves liquides continuent de reculer. Fin mai 2026, elles atteignent 11,447 milliards de dollars, en baisse de 448 millions depuis le début de l’année. La valeur de l’or a aussi chuté de plus de 6 milliards depuis le 28 février. Cette stabilité monétaire reste fragile sans transparence, restructuration bancaire et réforme de la dette.
Aéroports libanais : trafic de l’AIB est en berne et pari financier risqué à...
Le trafic de l’aéroport de Beyrouth chute brutalement, avec un recul de 34,2 % du nombre de passagers sur les cinq premiers mois de 2026. Dans le même temps, le gouvernement libanais relance l’aéroport René-Mouawad de Qolayat, dans l’Akkar. Cette décision répond à une revendication ancienne du Nord, mais elle peut aussi aggraver les finances publiques si elle ajoute des coûts fixes à un marché aérien en contraction.
La MEA face à la fin du monopole
La fin du monopole de la MEA marque un tournant pour l’aviation libanaise. Accordée à partir de la fin des années 1960, puis prolongée en 1992 et 2012, l’exclusivité protégeait la compagnie nationale face aux crises et aux risques du marché. Son expiration peut ouvrir la voie à de nouveaux opérateurs libanais, à plus de concurrence et à des prix plus accessibles. Mais sans régulateur fort, transparence et règles d’accès équitables, l’ouverture pourrait créer de nouvelles rentes au lieu d’un marché moderne.
Les déposants libanais piégés par les circulaires de la BdL
Les déposants libanais restent dépendants des circulaires 158 et 166, qui maintiennent des retraits sans solder la crise bancaire.
FMI-Liban: pourquoi l’accord reste indispensable
Le Liban revient vers le Fonds monétaire international avec une urgence accrue par la guerre. La croissance de 3,5 pour cent enregistrée en 2025 et la prévision de 4 pour cent pour 2026 sont menacées par un choc estimé à près de 2 milliards de dollars en cinq semaines. Derrière l’aide rapide attendue, l’accord avec le Fonds reste surtout le cadre indispensable pour traiter les pertes bancaires, protéger les petits déposants, restructurer la dette et rendre crédible la reconstruction.
Hormuz, le détroit qui menace le monde
Le détroit de Hormuz concentre une part majeure du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde. Sa perturbation transforme une crise régionale en menace globale. Entre la proposition iranienne, le refus américain de séparer navigation et nucléaire, les inquiétudes des pays du Golfe et la vulnérabilité des pays importateurs, ce passage maritime apparaît comme l’un des points les plus sensibles de l’économie mondiale.
Reconstruire sans caisse claire : avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir
La trêve déplace la question libanaise du champ militaire vers celui du financement. Le pays dispose de ressources, de prêts et de bailleurs, mais manque surtout d’une chaîne claire entre décision, trésorerie et exécution. La reconstruction immédiate dépend moins des promesses que de l’usage rapide d’argent déjà mobilisable.
Un milliard pour éviter la chute : le Liban cherche de quoi tenir avant...
Le Liban cherche jusqu’à un milliard de dollars pour absorber le choc de guerre, financer l’urgence budgétaire et éviter une nouvelle chute économique. Ce n’est pas un plan de relance, mais un filet provisoire pour tenir, alors que les dégâts sont estimés à plusieurs milliards et que la reconstruction attend.
Un pays qui importe sa nourriture ne peut pas se payer une nouvelle crise...
Le Liban dépend de l’extérieur pour 86 % de son alimentation, ce qui rend toute fragilité monétaire immédiatement dangereuse. Entre guerre, recul agricole, pression sur les importations et stabilité défensive de la livre, le pays vit sous une ligne de survie où sécurité alimentaire et taux de change sont désormais indissociables.
Tourisme au Liban : le rebond de 2025 déjà menacé par la guerre
Le tourisme Liban a rebondi en 2025, mais la guerre menace déjà les vols, les réservations et une source vitale de devises.
Le taux de pénétration d’internet au Liban a atteint 92% en 2025
Le taux de pénétration d’internet au Liban a atteint 92% en 2025, avec 5,4 millions d’utilisateurs, tandis que les identités actives sur les réseaux sociaux ont progressé à 4,6 millions. Les débits mobiles médians ont bondi à 43,9 Mbps et le haut débit fixe à 16,13 Mbps. Ces chiffres confirment une forte numérisation de la société libanaise, sans effacer les inégalités d’usage, la domination masculine des plateformes et les fragilités économiques plus larges.
Golfe sous les drones : qui profite vraiment de la guerre énergétique ?
Les attaques de drones contre les installations pétrolières du Golfe, notamment au Koweït et au Qatar, bouleversent l’équilibre énergétique mondial. Entre flambée des prix, tensions géopolitiques et recomposition des routes énergétiques, la guerre redessine les rapports de force sans révéler de gagnant unique immédiat sur le marché international.
Livre libanaise : la stabilité qui masque la crise
Pourquoi la livre libanaise reste stable malgré la guerre, la baisse des réserves de la BDL et la dépendance du Liban aux flux de la diaspora.




















