Automobile électrique : comment l’Europe a déroulé le tapis rouge à la Chine
L’Europe voulait prendre la tête de la révolution automobile. Elle risque aujourd’hui d’en devenir l’un des principaux marchés d’importation.
En décidant d’accélérer très fortement le...
Vols USA-Liban : une promesse déjà entendue à maintes reprises
Donald Trump a annoncé que les compagnies américaines pourraient de nouveau desservir directement le Liban, quarante et un ans après la suspension décidée à la suite du détournement du vol TWA 847. L’annonce reste toutefois éloignée d’une reprise effective. Les précédents assouplissements de 1992, 1998 et 2007 n’avaient jamais produit de liaison commerciale régulière. Inspections de sécurité, alerte maximale sur le Liban, risques régionaux et rentabilité des lignes restent autant d’obstacles.
Immobilier libanais : la bulle après la crise
Le ralentissement immobilier de 2015 avait révélé un important stock d’appartements invendus et une forte déconnexion entre les prix et les revenus. Après 2019, les déposants ont transféré une partie de leur épargne bloquée vers la pierre, alimentant une bulle déjà ancienne. Les prix progressent aujourd’hui dans certains secteurs malgré une économie affaiblie. Privé de prêts bancaires, le marché ne peut pourtant pas écouler normalement son stock, tandis que l’épargne réfugiée dans les logements reste difficile à mobiliser.
Rail vers la Syrie : le Liban peut-il redevenir un hub ?
La visite de Fayez Rasamny à Damas replace les passages frontaliers, les douanes et le transit au cœur des relations économiques entre le Liban et la Syrie. Elle offre aussi une introduction directe au débat sur la relance ferroviaire entre Beyrouth, Tripoli et la frontière syrienne. Le projet peut soutenir le port de Tripoli et les exportateurs libanais, mais son avenir dépendra de la gouvernance, du financement, du contrôle des frontières et de la publication d’études économiques crédibles.
Guerre au Liban : les 1,38 milliard ne disent pas tout
L’estimation de 1,38 milliard de dollars pour les dommages aux bâtiments au Sud-Liban ne contredit pas les évaluations plus larges de 10 ou 20 milliards de dollars. Elle mesure un périmètre limité : les dégâts directs aux bâtiments recensés par imagerie satellitaire, à une date donnée. Le coût réel de la guerre inclut aussi les infrastructures, les pertes économiques, les déplacements, les destructions agricoles et l’impact durable sur une économie libanaise déjà affaiblie.
Lollars : la décote qui ne passe pas face au juge
La décision du Conseil du Choura sur les dépôts bancaires ouvre une nouvelle phase du contentieux libanais. Elle ne garantit pas aux déposants un remboursement intégral et immédiat. Mais elle fournit un argument juridique contre les lollars et les décotes imposées sans loi claire. En rappelant qu’une créance bancaire constitue un droit patrimonial protégé, le juge administratif fragilise la gestion par circulaires et renvoie le Parlement à ses responsabilités.
Le marché saoudien peut-il relancer l’industrie libanaise ?
La réouverture du marché saoudien aux produits libanais offre une opportunité majeure à l’industrie et à l’agriculture du Liban. Elle peut générer des devises, relancer certaines usines et restaurer la confiance avec le Golfe. Mais cette reprise ne sera durable que si l’État garantit des contrôles stricts, une traçabilité fiable, des normes de qualité et une lutte réelle contre les trafics. Le marché saoudien peut aider, mais il ne remplacera pas une politique industrielle nationale.
Le Liban peut-il reconstruire sans réforme bancaire ?
Le Liban peut réparer certaines urgences sans réforme bancaire complète, mais il ne peut pas reconstruire durablement sans système financier crédible. Les dépôts bloqués, l’absence de crédit, l’État en défaut, la liste grise du GAFI et la défiance des bailleurs forment un même verrou. Les aides internationales peuvent financer des projets ciblés, mais une reconstruction nationale exige des banques assainies, une loi de règlement des pertes et une hiérarchie claire des responsabilités.
Liban : l’été touristique déjà compromis
Le tourisme libanais aborde l’été avec des réservations en recul, des annulations d’hôtels, des billets reportés et des événements suspendus. La guerre a brisé une saison qui devait soutenir les devises, l’emploi et la consommation. La diaspora reste un socle, mais elle hésite davantage face aux risques aériens et sécuritaires. Les visiteurs étrangers se détournent plus vite. Un cessez-le-feu durable peut limiter les pertes, sans garantir une vraie relance.
Reconstruction du Liban : conférence ou promesse fragile ?
La reconstruction du Liban ne dépendra pas seulement d’une conférence internationale. Les besoins sont immenses : logements, agriculture, routes, hôpitaux, écoles, patrimoine et réseaux de base. Mais les bailleurs poseront leurs conditions : réforme bancaire, transparence, contrôle des frontières, sécurité au Sud et garanties contre les détournements. Pour Beyrouth, l’enjeu est de transformer les promesses en méthode, avant que la reconstruction ne soit captée par les partis, les réseaux parallèles ou les intérêts extérieurs.
BDL : la stabilité de la parité qui devrait inquiéter la population
La BDL affiche une stabilité de la livre autour de 89 500 livres pour un dollar, mais ses réserves liquides continuent de reculer. Fin mai 2026, elles atteignent 11,447 milliards de dollars, en baisse de 448 millions depuis le début de l’année. La valeur de l’or a aussi chuté de plus de 6 milliards depuis le 28 février. Cette stabilité monétaire reste fragile sans transparence, restructuration bancaire et réforme de la dette.
Aéroports libanais : trafic de l’AIB est en berne et pari financier risqué à...
Le trafic de l’aéroport de Beyrouth chute brutalement, avec un recul de 34,2 % du nombre de passagers sur les cinq premiers mois de 2026. Dans le même temps, le gouvernement libanais relance l’aéroport René-Mouawad de Qolayat, dans l’Akkar. Cette décision répond à une revendication ancienne du Nord, mais elle peut aussi aggraver les finances publiques si elle ajoute des coûts fixes à un marché aérien en contraction.
La MEA face à la fin du monopole
La fin du monopole de la MEA marque un tournant pour l’aviation libanaise. Accordée à partir de la fin des années 1960, puis prolongée en 1992 et 2012, l’exclusivité protégeait la compagnie nationale face aux crises et aux risques du marché. Son expiration peut ouvrir la voie à de nouveaux opérateurs libanais, à plus de concurrence et à des prix plus accessibles. Mais sans régulateur fort, transparence et règles d’accès équitables, l’ouverture pourrait créer de nouvelles rentes au lieu d’un marché moderne.
Les déposants libanais piégés par les circulaires de la BdL
Les déposants libanais restent dépendants des circulaires 158 et 166, qui maintiennent des retraits sans solder la crise bancaire.




















