2025 : l’année où le Liban réinvente ses mécanismes économiques pour survivre
#PERSPECTIVE: En 2025, face à l’effondrement de ses structures économiques traditionnelles, le Liban réinvente ses mécanismes de survie : dollarisation informelle, circuits parallèles, transferts accrus de la diaspora et investissement immobilier en cash dominent l’économie. Toutefois, en l'absence de réformes structurelles, ces adaptations restent précaires et renforcent les risques d'enracinement de l'économie informelle, d'inégalités sociales croissantes et d'un exode massif de compétences, compromettant toute perspective de reconstruction durable.
FocusLiban: Le système fiscal libanais, une structure obsolète face à la crise
Le système fiscal libanais, hérité des années 1950, est sous pression dans un pays ravagé par une crise économique sans précédent. Entre une dépendance excessive aux impôts indirects, une collecte insuffisante des impôts directs, des détournements fiscaux massifs et la fuite des fortunes vers l’étranger, il révèle des failles qui le rendent inadapté aux défis actuels. Pire, il creuse les inégalités en frappant durement les plus vulnérables tout en épargnant les classes fortunées. Voici un état des lieux en février 2025.
Stratégie risquée de la réponse monétaire du Liban face à l’hyperinflation
#Perspective: Face à l'effondrement de la livre libanaise, le Parlement a autorisé l'émission de billets de 500 000 et 1 000 000 livres en avril 2025. Cette mesure vise à alléger les transactions physiques mais comporte un risque élevé d'accélération de l'hyperinflation. En l'absence de réformes structurelles, le Liban s'expose à une détérioration rapide de sa situation économique, sur le modèle des crises monétaires observées au Zimbabwe et au Venezuela.
Perspective: déclin bancaire au Liban, contraction des dépôts et fuite des devises
#PERSPECTIVE: Au premier semestre 2025, les dépôts bancaires des résidents libanais ont chuté sous l'effet d'une fuite massive des devises et d'une perte de confiance généralisée dans les banques. Malgré des tentatives de stabilisation par la Banque du Liban, la contraction des dépôts fragilise toute perspective de reprise économique. Le Liban suit une trajectoire comparable à celle de l’Argentine et du Venezuela lors de leurs crises bancaires, avec un risque élevé d’effondrement systémique sans réformes urgentes.
Liban: Un tableau économique en trompe-l’œil, stabilité apparente mais fragilité structurelle
#PERSPECTIVE: En avril 2025, le Liban semble afficher des signes de stabilité économique : hausse des permis de construire, stabilité du taux de change et augmentation des réserves de change. Pourtant, l'analyse révèle une fragilité profonde : contraction des dépôts bancaires, afflux de réfugiés syriens, fuite des devises et détérioration sociale. La stabilité apparente repose sur des mécanismes artificiels, masquant l'absence de réformes structurelles et le risque imminent d'une nouvelle crise économique.
Liban – FMI : la Banque de France au cœur de la réforme bancaire
#PARTENARIAT: Le Liban engage une réforme bancaire profonde avec l’appui technique de la Banque de France, partenaire clé dans la relance du secteur financier. Un accord structurant vise à moderniser la surveillance bancaire, introduire des produits dérivés encadrés et garantir la transparence des flux. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des négociations avec le FMI pour un plan d’aide de 3 milliards de dollars, conditionné à l’adoption de réformes strictes et vérifiables.
Diaspora contre tourisme, de l’Acropole à Baalbeck, quand l’argent qui tue l’économie
Le Liban et la Grèce, de l’Acropole à Baalbeck, incarnent une chute économique liée à la maladie hollandaise. Les remises de la diaspora libanaise, stérilisées par un multiplicateur keynésien de 0,3, et le tourisme grec ont surévalué leurs monnaies, étouffant industrie et agriculture. Aujourd’hui, avec des remises tombant à 5,7 milliards USD en 2025, le Liban doit contourner un système bancaire corrompu via un fonds souverain pour investir directement dans une économie réelle en ruines.
Indice KOF 2024 : le Liban progresse timidement dans la mondialisation
#CLASSEMENT: Le Liban s’est classé 61e mondial et 7e régional dans l’indice KOF de mondialisation 2024, selon le Swiss Economic Institute. Malgré une crise économique sévère, le pays maintient un score solide de 69,12, porté par la mondialisation économique. En revanche, les dimensions sociales et politiques du Liban sont en net recul, affectées par l'isolement croissant et la faiblesse diplomatique. Ce classement souligne la résilience économique mais aussi les défis majeurs à relever.
Liban : contraction accélérée des liquidités bancaires et instabilité des instruments de paiement
Alors que de nouvelles coupures devraient être prochainement émises, le système bancaire libanais continue de s’enfoncer dans la crise en avril 2025. La contraction des dépôts, l’effondrement des paiements traditionnels et la raréfaction de la liquidité locale confirment l’instabilité du secteur. Malgré une apparente hausse des liquidités extérieures via les "fresh dollars", cette dynamique demeure fragile et exposée à de graves risques. Sans restructuration d’envergure et soutien international, une paralysie complète des circuits financiers semble inévitable dans les prochains mois.
Banques libanaises en chute libre : entre paralysie financière et exode massif des capitaux
#ECO: Le Liban fait face à une crise bancaire sans précédent. Entre gel des dépôts, effondrement de la confiance et incapacité à restructurer un secteur vital, le pays assiste à une fuite massive des capitaux. Les tentatives de réforme restent bloquées par l'absence de consensus politique et la résistance d'un secteur bancaire historiquement puissant. Cette paralysie aggrave la spirale de la crise économique et isole encore davantage le Liban des marchés financiers internationaux.
Comment les Banques ont étouffé l’état et le privé au Liban
Les banques libanaises ont canalisé 5-6 milliards USD annuels de remises dans des emprunts publics, leurs actionnaires-politiciens empochant des dividendes via un effet de crowding-out. Avec un multiplicateur de 0,3, ces fonds ont gonflé une dette de 90 milliards USD, pas l’économie réelle. Insolvables en 2025, vidées par un défaut et la dollarisation, elles laissent un privé asphyxié, victime d’une collusion qui a privilégié les profits sur les réformes.
La présidence libanaise fixe cinq priorités économiques pour sortir de l’atonie post-crise
#FOCUS: Face à l’atonie économique persistante, la nouvelle présidence libanaise a défini cinq priorités : relancer la croissance et l’emploi, réduire le déficit commercial, stabiliser la monnaie, ajuster les finances publiques et restructurer les banques. Ces objectifs visent à rétablir les équilibres fondamentaux de l’économie et à poser les bases d’une reprise durable, sous condition d’une application rigoureuse des réformes et d’un soutien technique et financier de la communauté internationale.
Ombre et chaos : l’économie informelle, dernier souffle du Liban
L’économie informelle, accentuée par le gel de 70 milliards USD dans un système financier en ruines, soutient le Liban avec 5,7 milliards USD de remises diaspora en 2025 (40-50 % du PIB). Générateurs légalisés mais hors TVA et marchés noirs prospèrent dans cette ombre dollarisée, menacée par la liste noire du GAFI. Sans confiance ni taxes, cette survie bloque toute relance, laissant un pays au potentiel immense dans un chaos hors contrôle.
BDL: Karim Soueid dévoile enfin son programme et plaide pour la vente d’actifs étatiques
#ANALYSE: Karim Soueid, nouveau gouverneur de la Banque du Liban, défend un plan de redressement controversé. Sous couvert de recapitalisation, son projet pourrait précipiter la vente bradée d'actifs publics stratégiques comme Middle East Airlines et le Casino du Liban. En dépit de ses promesses envers les petits déposants, ses orientations semblent alignées sur les intérêts bancaires privés.




















