Analyse économique du tourisme au Liban en 2025
Le Liban reste l’un des marchés touristiques les plus onéreux, à 1 880 € la semaine (vol inclus), dépassant l’Espagne ou l’Italie. Cette hausse tarifaire s’inscrit dans un contexte où la demande internationale est très élastique : à chaque hausse, les touristes se tournent vers des concurrents mieux organisés. Seuls les Libanais de la diaspora, motivés par un lien émotionnel, continuent de venir à tout prix, creusant davantage un déficit d’image et de rentabilité pour le secteur.
Tourisme de retour, mais pour combien de temps ? Une lecture en incertitude
La reprise partielle du tourisme arabe au Liban au printemps 2025 nourrit les espoirs d’une relance économique. Vols en provenance du Golfe, réservations en hausse, relance des services hôteliers témoignent d’un frémissement. Mais cette dynamique reste fragile : dépendance aux clientèles du Golfe, infrastructures dégradées, incertitudes politiques et sécurité au Sud menacent sa durabilité. Sans plan national structuré, cette reprise pourrait n’être qu’une embellie temporaire dans une économie encore sinistrée.
Réformes exigées : pression multilatérale sur le Liban
Lors de son entretien avec Ibrahim Kanaan, Plasschaert a insisté sur le fait que la commission des finances devait jouer un rôle moteur en produisant un calendrier législatif contraignant. Cette approche heurte néanmoins de front les intérêts d’une partie du secteur bancaire, encore très influent au Parlement. Plusieurs députés, notamment ceux affiliés à des groupes bancaires, freinent l’adoption de toute mesure pouvant entraîner la révélation de pertes massives ou la nationalisation partielle du secteur.
Crise bancaire au Liban : quand les médias indépendants deviennent la cible
Face à la perte de confiance généralisée, les banques libanaises mènent une offensive médiatique agressive tout en s’attaquant aux médias indépendants comme Megaphone et Daraj. Ces plateformes, critiques de la gestion opaque du secteur bancaire, sont la cible de campagnes de discrédit et de pressions. Une plainte judiciaire a été déposée pour manipulation financière à grande échelle, révélant une fracture profonde entre les institutions financières et la société civile libanaise.
Restructuration bancaire au Liban : un plan floue présenté à la communauté internationale
La Banque du Liban soumet un projet de restructuration du secteur bancaire à divers acteurs nationaux et internationaux. Le texte prévoit la protection des dépôts de petite taille, une recapitalisation progressive des banques et la reprise du crédit. Le plan est conditionné à des lois à adopter par le Parlement et à la supervision du FMI. Aucun montant chiffré n’est encore précisé sur les pertes du secteur ou leur traitement comptable.
2025 : l’année où le Liban réinvente ses mécanismes économiques pour survivre
#PERSPECTIVE: En 2025, face à l’effondrement de ses structures économiques traditionnelles, le Liban réinvente ses mécanismes de survie : dollarisation informelle, circuits parallèles, transferts accrus de la diaspora et investissement immobilier en cash dominent l’économie. Toutefois, en l'absence de réformes structurelles, ces adaptations restent précaires et renforcent les risques d'enracinement de l'économie informelle, d'inégalités sociales croissantes et d'un exode massif de compétences, compromettant toute perspective de reconstruction durable.
FocusLiban: Le système fiscal libanais, une structure obsolète face à la crise
Le système fiscal libanais, hérité des années 1950, est sous pression dans un pays ravagé par une crise économique sans précédent. Entre une dépendance excessive aux impôts indirects, une collecte insuffisante des impôts directs, des détournements fiscaux massifs et la fuite des fortunes vers l’étranger, il révèle des failles qui le rendent inadapté aux défis actuels. Pire, il creuse les inégalités en frappant durement les plus vulnérables tout en épargnant les classes fortunées. Voici un état des lieux en février 2025.
Stratégie risquée de la réponse monétaire du Liban face à l’hyperinflation
#Perspective: Face à l'effondrement de la livre libanaise, le Parlement a autorisé l'émission de billets de 500 000 et 1 000 000 livres en avril 2025. Cette mesure vise à alléger les transactions physiques mais comporte un risque élevé d'accélération de l'hyperinflation. En l'absence de réformes structurelles, le Liban s'expose à une détérioration rapide de sa situation économique, sur le modèle des crises monétaires observées au Zimbabwe et au Venezuela.
Perspective: déclin bancaire au Liban, contraction des dépôts et fuite des devises
#PERSPECTIVE: Au premier semestre 2025, les dépôts bancaires des résidents libanais ont chuté sous l'effet d'une fuite massive des devises et d'une perte de confiance généralisée dans les banques. Malgré des tentatives de stabilisation par la Banque du Liban, la contraction des dépôts fragilise toute perspective de reprise économique. Le Liban suit une trajectoire comparable à celle de l’Argentine et du Venezuela lors de leurs crises bancaires, avec un risque élevé d’effondrement systémique sans réformes urgentes.
Liban: Un tableau économique en trompe-l’œil, stabilité apparente mais fragilité structurelle
#PERSPECTIVE: En avril 2025, le Liban semble afficher des signes de stabilité économique : hausse des permis de construire, stabilité du taux de change et augmentation des réserves de change. Pourtant, l'analyse révèle une fragilité profonde : contraction des dépôts bancaires, afflux de réfugiés syriens, fuite des devises et détérioration sociale. La stabilité apparente repose sur des mécanismes artificiels, masquant l'absence de réformes structurelles et le risque imminent d'une nouvelle crise économique.
Liban – FMI : la Banque de France au cœur de la réforme bancaire
#PARTENARIAT: Le Liban engage une réforme bancaire profonde avec l’appui technique de la Banque de France, partenaire clé dans la relance du secteur financier. Un accord structurant vise à moderniser la surveillance bancaire, introduire des produits dérivés encadrés et garantir la transparence des flux. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des négociations avec le FMI pour un plan d’aide de 3 milliards de dollars, conditionné à l’adoption de réformes strictes et vérifiables.
Diaspora contre tourisme, de l’Acropole à Baalbeck, quand l’argent qui tue l’économie
Le Liban et la Grèce, de l’Acropole à Baalbeck, incarnent une chute économique liée à la maladie hollandaise. Les remises de la diaspora libanaise, stérilisées par un multiplicateur keynésien de 0,3, et le tourisme grec ont surévalué leurs monnaies, étouffant industrie et agriculture. Aujourd’hui, avec des remises tombant à 5,7 milliards USD en 2025, le Liban doit contourner un système bancaire corrompu via un fonds souverain pour investir directement dans une économie réelle en ruines.
Indice KOF 2024 : le Liban progresse timidement dans la mondialisation
#CLASSEMENT: Le Liban s’est classé 61e mondial et 7e régional dans l’indice KOF de mondialisation 2024, selon le Swiss Economic Institute. Malgré une crise économique sévère, le pays maintient un score solide de 69,12, porté par la mondialisation économique. En revanche, les dimensions sociales et politiques du Liban sont en net recul, affectées par l'isolement croissant et la faiblesse diplomatique. Ce classement souligne la résilience économique mais aussi les défis majeurs à relever.
Liban : contraction accélérée des liquidités bancaires et instabilité des instruments de paiement
Alors que de nouvelles coupures devraient être prochainement émises, le système bancaire libanais continue de s’enfoncer dans la crise en avril 2025. La contraction des dépôts, l’effondrement des paiements traditionnels et la raréfaction de la liquidité locale confirment l’instabilité du secteur. Malgré une apparente hausse des liquidités extérieures via les "fresh dollars", cette dynamique demeure fragile et exposée à de graves risques. Sans restructuration d’envergure et soutien international, une paralysie complète des circuits financiers semble inévitable dans les prochains mois.




















