Le Liban recule au 102e rang mondial de l’Indice de développement humain 2023, en...
Le Liban se classe 102e sur 193 pays à l’Indice de développement humain 2023, selon le PNUD, avec un score de 0,707. Il occupe la 12e position dans la région MENA, loin derrière les pays du Golfe. Ce classement reflète un recul marqué du revenu et de l’efficacité éducative, malgré une espérance de vie encore élevée. La détérioration des indicateurs sociaux pourrait rapidement sortir le Liban du groupe des pays à développement humain élevé.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...
En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Le Liban classé 7e parmi les économies arabes en capacité d’énergie renouvelable en 2024
Le Liban se classe 7e parmi les pays arabes pour la capacité installée en énergies renouvelables en 2024 avec 1 297 MW, soit une hausse de 335 % par rapport à 2015. La majorité provient du solaire, suivi de l’hydroélectrique. Le pays est dépassé par les Émirats, l’Arabie saoudite, la Jordanie et d’autres États du Golfe. Sa part reste marginale au niveau mondial avec seulement 0,03 % de la capacité renouvelable installée.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle
Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Sécurité et tourisme : le Liban sous surveillance à l’aube de la saison estivale
À l’approche de la saison estivale, les autorités libanaises intensifient les dispositifs de sécurité autour des infrastructures sensibles, notamment l’aéroport de Beyrouth. Cette mobilisation vise à rassurer les touristes et expatriés dans un contexte économique incertain. Le ministère de l’Intérieur insiste sur la transparence et la stabilité, tandis que la société civile reste partagée entre confiance et scepticisme. L’article examine les enjeux logistiques, politiques et sociaux liés à cette stratégie préventive.
Le Liban classé au 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété, confirmant...
Le Liban figure dans le 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété selon la Heritage Foundation, confirmant la dégradation institutionnelle du pays. Le manque de cadastre, l’inexécution des contrats et l’absence de justice opérationnelle empêchent toute sécurité foncière. Ce classement reflète l’échec structurel d’un État incapable de protéger les actifs publics et privés, freinant l’investissement, bloquant l’urbanisme et paralysant la gestion du territoire.
Le Liban classé 77e mondial pour son écosystème de startups : un classement flatteur...
Une amélioration apparente dans l’indice mondial de l’entrepreneuriat, sans réformes de fond ni cadre opérationnel stable
L’Union européenne débloque 8 millions d’euros pour la stabilisation post-conflit au Liban, un financement...
L’Union européenne a débloqué 8 millions d’euros pour soutenir la stabilisation post-conflit au Liban, principalement dans le Sud. Cette aide, allouée via des ONG et agences, reste marginale face aux besoins de reconstruction estimés à 600 millions USD. En contournant l’État libanais, l’UE privilégie une logique de gestion de crise à court terme plutôt qu’un soutien structurel, alimentant la fragmentation du territoire et l’émergence d’une gouvernance par projets.
L’agriculture, levier discret de résilience économique et sociale au Liban
Face à la crise, l’agriculture libanaise connaît un regain dans le Sud du pays, où les surfaces cultivées augmentent. Les coopératives rurales, soutenues par des ONG et des donateurs, relancent la production d’oliviers, de blé, de tabac et de fromages artisanaux. Des accords municipaux visent à stabiliser les prix des produits de base, tandis que l’emploi local se renforce. Cette dynamique contribue à limiter l’exode rural et poser les bases d’une autonomie alimentaire.
Classements internationaux 2025 : comment le Liban est perçu à l’extérieur à travers les...
En 2025, le Liban est perçu comme instable, à faible gouvernance, avec un potentiel humain sous-exploité. Il se classe 42e sur 50 dans l’indice logistique Agility, 154e pour la corruption et reste exclu des classements Doing Business et GCI. Ces indices affectent directement la perception du pays par les investisseurs, les agences de notation et les bailleurs. L’image projetée est celle d’un État en déclin institutionnel malgré des ressources humaines de qualité.
Le Liban classé 41ᵉ mondial et 3ᵉ arabe en liberté sur Internet selon Freedom...
Le Liban est classé 41ᵉ mondial et 3ᵉ arabe en liberté sur Internet par le rapport Freedom House 2024, avec un score de 50/100. Le pays combine un accès relativement libre au web avec des pratiques croissantes de surveillance, de pressions judiciaires et d’intimidation numérique. L’absence de loi sur la protection des données et l’augmentation des poursuites pour diffamation compromettent la liberté d’expression en ligne dans un environnement déjà marqué par la méfiance institutionnelle.
L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Réorientation géographique du commerce libanais post-2024 : entre réalignements tactiques et dépendance structurelle
Depuis 2024, le commerce extérieur libanais s’oriente vers la Chine, la Turquie et les Émirats côté importations, tandis que la Suisse capte près de 30 % des exportations grâce à l’or. Le fret aérien supplante le maritime. Cette mutation traduit moins une stratégie qu’une adaptation sous contrainte, dans un pays sans politique commerciale active. La concentration des flux expose l’économie à des ruptures brutales.




















