À la une : le Liban attend les décisions de Washington et de Téhéran
Des négociations qui n’effacent pas la menace militaire
Les journaux du 3 novembre 2026 placent le Liban dans une double attente. Les élections américaines peuvent modifier les rapports de force à Washington. Les échanges entre l’Iran et les États-Unis peuvent, eux, infléchir la confrontation régionale. Aucun des titres fournis n’annonce cependant un accord conclu. Aucun ne dispose non plus des résultats définitifs du scrutin américain. Cette incertitude domine la une d’Ad Diyar, qui oppose les perspectives de règlement aux risques de guerre. Ibrahim Nassereddine y décrit un pays exposé aux deux évolutions, sans prise directe sur leur calendrier.
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 met en avant l’intensification des contacts indirects entre Washington et Téhéran. Le Qatar et le Pakistan apparaissent comme les principaux intermédiaires. Al Sharq Al Awsat, dans son édition du même jour, rapporte également la circulation d’une proposition après des discussions à Doha. La portée de cette avancée reste limitée. Un texte transmis, des messages échangés et une autorisation de négocier ne constituent pas encore un engagement réciproque. Les conditions iraniennes concernant le blocus et la navigation restent au centre des déclarations rapportées.
Au Sud, l’attente diplomatique n’interrompt pas les violences
Le contraste avec le terrain structure plusieurs récits. Al Liwa du 3 novembre 2026 rapporte des frappes, des tirs et des démolitions de maisons au Sud. Al Arabi Al Jadid mentionne notamment Zawtar el-Charqiyeh et plusieurs secteurs voisins. Ad Diyar illustre sa première page par des destructions dans cette localité. Ces événements ne sont pas présentés comme les conséquences d’un accord nouveau. Ils accompagnent au contraire une séquence où les mécanismes de désescalade restent contestés ou bloqués.
Les journaux divergent surtout dans leur lecture des intentions. Al Sharq Al Awsat insiste sur les avertissements transmis aux responsables libanais. Ad Diyar examine les possibilités d’une relance diplomatique après les échéances électorales. Al Joumhouriyat du 3 novembre 2026 expose les craintes d’une confrontation plus large, tout en soulignant l’absence de calendrier certain. Le point commun est donc une menace persistante. Les scénarios d’extension évoqués par des sources anonymes ne décrivent pas une opération dont le déclenchement serait établi.
Politique locale : les armes et l’autorité de l’État pèsent sur le gouvernement
Dahr el-Baydar, une procédure judiciaire devenue enjeu politique
Al Liwa du 3 novembre 2026 donne une place importante à la position des Forces libanaises sur l’affaire des explosifs de Dahr el-Baydar. Georges Adwan affirme que les ministres du parti boycotteront les séances du gouvernement jusqu’au renvoi du dossier devant le Conseil de justice. Il évoque aussi une réévaluation de leur présence si le gouvernement ne peut agir. Le journal rapporte une pression politique, sans annoncer une démission déjà décidée. Le choix de la juridiction reste ainsi un point de désaccord distinct de l’enquête elle-même.
Dans la même édition, Sami Abi el-Mona met en garde contre une crise gouvernementale liée à cette affaire. Son appel à la cohésion révèle une autre priorité : éviter que le conflit autour de la réponse judiciaire ne paralyse l’exécutif. Ces prises de position ne disent pas la même chose. Les Forces libanaises réclament un geste institutionnel précis. Le chef spirituel druze insiste sur les conséquences d’une rupture. Leur juxtaposition montre comment un dossier pénal engage désormais le fonctionnement du gouvernement.
L’armée et les limites de la coordination avec Israël
Al Joumhouriyat du 3 novembre 2026 rapporte, auprès de sources militaires, l’absence de percée lors des discussions de Tampa. Ces sources disent que l’armée refuse une coordination directe avec Israël sans médiation américaine. Al Sharq Al Awsat développe une lecture proche dans son édition du même jour. Les sources qu’il cite mettent en avant la poursuite de l’occupation et des attaques. Elles défendent la présence d’un intermédiaire américain ou onusien, qui puisse aussi témoigner du respect des engagements.
Il s’agit de positions rapportées par la presse, et non du texte d’un nouvel accord. Elles éclairent néanmoins le désaccord sur la méthode. La coordination technique ne peut être séparée de ses implications politiques. Qui encadre les échanges ? Qui constate les manquements ? Quelles obligations s’imposent à chaque partie ? Les articles présentent ces questions comme des obstacles encore ouverts. Ils ne permettent pas de conclure qu’une coopération bilatérale directe aurait commencé.
Des responsabilités publiques au-delà de la crise sécuritaire
Ad Diyar, Al Bina et Al Liwa du 3 novembre 2026 rapportent aussi l’entretien de Joseph Aoun avec le ministre des Télécommunications. Le président demande d’accélérer le lancement de la nouvelle société de télécommunications. Il insiste sur les droits des employés d’Ogero et les conditions de leur transfert. Les réseaux non autorisés et le rôle du régulateur figurent également dans les échanges. Ad Diyar précise que le développement du haut débit doit respecter la loi, sans hausse des prix pour les usagers.
Cette séquence institutionnelle concerne des services quotidiens, mais elle pose aussi la question de l’exécution des décisions. Le lancement d’une société, la protection des salariés et l’encadrement des réseaux forment des dossiers distincts. Les journaux rapportent une orientation présidentielle. Ils n’annoncent pas que toutes les étapes administratives ou sociales seraient déjà réglées.
Diplomatie : Beyrouth et Damas rapprochent leurs dossiers, sans effacer leurs priorités différentes
Une délégation ministérielle sur plusieurs fronts
La visite conduite à Damas par Tarek Mitri traverse les éditions du 3 novembre 2026. Al Arabi Al Jadid rapporte les échanges de la veille avec le ministre syrien des Affaires étrangères. La délégation libanaise comprend les ministres des Affaires sociales, de l’Éducation et du Travail. Les discussions portent sur les réfugiés, la scolarité, les diplômes, l’emploi et les frontières. Des réunions élargies sont suivies d’entretiens bilatéraux. Le journal replace cette visite dans le travail des instances communes entre les deux pays.
Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 insiste sur la différence des priorités. Damas met l’accent sur la sécurité et le contrôle frontalier. Beyrouth veut obtenir des avancées sur le retour des réfugiés et les questions qui accompagnent leur présence. Ces deux approches se recoupent sans se confondre. La scolarisation et la reconnaissance des diplômes demandent des décisions administratives. Le retour des familles implique aussi des conditions économiques et des garanties de sécurité.
Le retour des réfugiés dépend de conditions concrètes
Dans Ad Diyar du 3 novembre 2026, Paula Mourad décrit une relation dont les bénéfices restent, à ses yeux, déséquilibrés. Elle rapporte les attentes libanaises concernant les disparus, la sécurité et les réfugiés. Une source officielle souligne que les accords bilatéraux ne suffiront pas. Il faut aussi des aides internationales et des moyens de subsistance en Syrie. Le journal évoque la faiblesse de l’économie syrienne comme un frein au retour. Cette analyse ne constitue pas un constat selon lequel chaque famille pourrait rentrer dans les mêmes conditions.
Al Arabi Al Jadid et Al Sharq Al Awsat du même jour reprennent une estimation attribuée à Haneen Sayed, fondée sur des données du HCR. Elle porte sur environ 700 000 retours du Liban vers la Syrie jusqu’à la fin de septembre 2026. Ce total est antérieur à la visite ministérielle du 2 novembre. Il ne mesure donc pas son résultat. Les journaux l’utilisent comme élément du dossier, alors que les engagements nouveaux restent à préciser.
Une absence qui ne signifie pas rupture
L’absence d’Ahmad Hajjar a alimenté les interrogations. Ad Diyar du 3 novembre 2026 rapporte l’explication de son bureau : le ministre syrien de l’Intérieur avait fait état d’un empêchement personnel urgent. Le déplacement du ministre libanais a alors été reporté. Une équipe technique a néanmoins participé aux discussions. Cette précision importe, car elle distingue l’annulation d’une rencontre ministérielle d’une suspension de la coopération. Le journal ne présente pas de preuve d’un désaccord politique à l’origine du report.
Al Arabi Al Jadid apporte une autre distinction concernant Mohammad Haïdar. Les sources du Hezbollah citées par le journal indiquent qu’il participe comme ministre du Travail, non comme représentant du parti. La présence d’un responsable associé à une formation politique ne suffit donc pas à transformer cette visite en rencontre entre cette formation et Damas. Les échanges restent décrits comme gouvernementaux.
Le Qatar et la place des partenaires internationaux
Le rôle qatari dépasse la relation avec l’Iran. Al Joumhouriyat du 3 novembre 2026 rapporte un appel entre Nawaf Salam et son homologue qatari. Al Liwa mentionne plusieurs contacts diplomatiques et sécuritaires avec Doha. Dans Ad Diyar, Radwan Dib affirme que le Qatar a proposé une réunion du groupe réunissant les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar. Selon les sources de son article, Washington aurait émis des réserves et privilégié les mécanismes déjà engagés.
Cette dernière lecture reste attribuée au journaliste et à ses interlocuteurs. Elle ne vaut pas annonce officielle d’une réunion refusée. Elle souligne toutefois un débat présent dans plusieurs titres : la place de la France et des partenaires arabes dans le traitement du dossier libanais. Derrière les échanges sur les formats, les journaux décrivent des désaccords sur les garanties, le rôle international et les moyens de faire appliquer les engagements.
Politique internationale : élections américaines, blocage israélien et négociations iraniennes
Aux États-Unis, le vote reste à venir dans les éditions du jour
Les journaux du 3 novembre 2026 analysent les élections américaines avant leurs résultats. Al Quds Al Arabi présente les conséquences possibles d’un changement de majorité au Congrès. Le contrôle des commissions peut ouvrir des enquêtes. Le Sénat intervient dans les nominations. Les négociations budgétaires dépendent également du rapport de force parlementaire. Le pouvoir de veto du président reste un élément de cet équilibre. Le journal expose donc plusieurs configurations institutionnelles, sans annoncer laquelle sortira des urnes.
Al Joumhouriyat et Al Sharq Al Awsat du même jour rapportent plus de 54 millions de votes anticipés. Ce nombre ne révèle ni le choix des votants ni la participation finale. Les articles soulignent le poids du coût de la vie dans la campagne. Al Arabi Al Jadid examine plusieurs compétitions sénatoriales et les difficultés des candidats à répondre à cette préoccupation. Les attentes électorales demeurent soumises aux marges d’erreur et aux conditions de mobilisation.
Le Michigan occupe une place particulière. Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 décrit la confrontation entre Abdul El-Sayed et Mike Rogers. Il rappelle la victoire d’El-Sayed lors de la primaire démocrate, puis le soutien de Haley Stevens au candidat républicain. Le journal rapporte aussi la place du financement politique et des positions sur Israël dans cette campagne. Les accusations échangées entre candidats restent des accusations. Elles ne doivent pas être confondues avec des conclusions judiciaires.
Ali Barada, dans Al Sharq Al Awsat, s’intéresse aux électeurs arabo-américains. Il cite un sondage réalisé du 16 au 23 octobre, avec une marge annoncée de 4,5 points. Selon cette enquête, 59 % des répondants envisagent de voter pour le candidat démocrate local, contre 26 % pour le républicain. Ces intentions concernent l’échantillon interrogé. Elles ne permettent pas de prévoir seules le résultat d’un État. Le journaliste relève aussi que le rapprochement avec les démocrates n’implique pas nécessairement une fidélité retrouvée au parti.
Israël : recommander Eisenkot ne suffit pas à former un gouvernement
Al Arabi Al Jadid, Al Akhbar et Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 décrivent une impasse après les élections israéliennes. Les répartitions rapportées donnent 53 sièges au camp de Benjamin Netanyahou, 48 à celui de ses adversaires et 19 aux formations arabes. Aucun des deux premiers blocs ne dispose seul des 61 sièges nécessaires. Cette arithmétique rend les autres soutiens décisifs. Elle ne garantit cependant pas qu’ils puissent se traduire en coalition.
Dans Al Sharq Al Awsat, Nazir Majli envisage la possibilité de recommandations supplémentaires en faveur de Gadi Eisenkot. Il distingue toutefois la désignation d’un candidat et la formation de son gouvernement. Avigdor Lieberman refuse un gouvernement minoritaire. D’autres divergences portent sur la participation ou le soutien des partis arabes. Les articles décrivent ainsi des lignes rouges qui peuvent empêcher une majorité numérique de devenir une majorité politique.
Al Akhbar du 3 novembre 2026 publie l’analyse de Nabih Awada sur quatre scénarios. Le premier repose sur un gouvernement de changement soutenu par la Liste arabe unie. Le deuxième envisage une unité nationale incluant Netanyahou et des partis adverses. Le troisième suppose un soutien des formations ultraorthodoxes à une autre majorité. Le dernier est celui de nouvelles élections. L’auteur précise que les contacts politiques préliminaires ne constituent pas encore des négociations formelles de coalition.
La conscription des ultraorthodoxes et le financement de leurs institutions compliquent ces combinaisons. Leur place ne se réduit pas à un transfert de sièges. Les engagements pris pendant la campagne et les rivalités entre dirigeants limitent aussi les rapprochements. Al Arabi Al Jadid, dans son édition du 3 novembre 2026, souligne le refus de certains responsables de dépendre des élus arabes. Le rôle de ces derniers reste donc central, mais contesté.
Ghazi Aridi développe cette question dans une tribune d’Al Arabi Al Jadid. L’ancien ministre libanais voit dans le poids parlementaire arabe une possibilité d’influence, mais aussi un risque d’hostilité accrue. Il appelle à une stratégie commune. Cette appréciation est celle d’un auteur, pas l’annonce d’un accord entre les partis concernés. De son côté, Nabih Awada avertit dans Al Akhbar qu’un changement de Premier ministre ne signifierait pas forcément un changement de doctrine envers le Hezbollah. Les journaux n’assimilent donc pas automatiquement l’alternance à une désescalade au Liban.
Iran : les conditions d’un accord restent disputées
Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 rapporte les déclarations d’Abbas Araghchi sur la disponibilité de l’Iran pour négocier et pour répondre militairement. Le porte-parole Esmaïl Baghaï lie la sécurisation d’Ormuz aux demandes iraniennes et à la fin du blocus. Il affirme que la proposition de Téhéran pourrait être mise en œuvre en deux jours. Ce délai décrit la position iranienne. Il ne constitue pas un calendrier accepté par Washington.
Al Arabi Al Jadid du même jour insiste également sur cette distinction. Les contacts sont présentés comme intensifs, mais leur issue demeure ouverte. Le président iranien évoque une autorisation de négocier reçue du guide. Les contours de cette délégation de pouvoir ne sont pas entièrement détaillés. Les journaux rapportent aussi des échanges avec la Russie et la Chine. Leur existence confirme une activité diplomatique, sans prouver qu’un compromis a été arrêté.
Les propos sur une éventuelle frappe nucléaire demandent une prudence particulière. Al Akhbar et Al Arabi Al Jadid relaient l’alerte de Tucker Carlson. Il s’agit d’une déclaration de commentateur, non de l’annonce d’une décision américaine. Al Bina du 3 novembre 2026 envisage aussi son utilisation dans une confrontation psychologique. Cette interprétation reste une analyse. Aucun de ces éléments ne permet de présenter une frappe nucléaire comme décidée ou imminente.
Al Sharq Al Awsat décrit par ailleurs un débat en Iran sur la doctrine nucléaire. Des responsables et des élus évoquent un possible réexamen en cas de nouvelle guerre. Le journal rapporte également qu’aucune nouvelle décision n’a été prise. Débattre d’une orientation, menacer de la modifier et l’adopter sont trois étapes différentes. Les éditions fournies ne permettent pas de les confondre.
France : la mobilisation sociale prépare une nouvelle échéance
La France apparaît dans Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 à travers un reportage de Michel Abou Najm. Il décrit la mobilisation lycéenne et étudiante autour des effectifs, de l’orientation et de l’état des établissements. Une convergence avec les syndicats est annoncée pour le jeudi 5 novembre. Le gouvernement se dit prêt à recevoir des représentants. Le journal décrit donc les préparatifs d’une journée à venir, pas son déroulement ni son bilan.
Le reportage cite des sources ministérielles faisant état d’environ cent lycées bloqués sur 3 700. Pour la manifestation du 17 octobre, il distingue les estimations des organisateurs et celles du ministère de l’Intérieur. Cette divergence rappelle la nécessité d’identifier l’origine des chiffres. Elle ne permet pas de fusionner les deux évaluations en un total unique. Les revendications scolaires et la coordination syndicale constituent ici le cœur de l’actualité française rapportée.
Europe : la sécurité énergétique reste liée au Golfe
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 consacre un dossier aux relations énergétiques entre le Golfe et l’Union européenne. Il rapporte le report du sommet prévu à Riyad et examine les effets des tensions maritimes. Ormuz et Bab el-Mandeb apparaissent comme des points de vulnérabilité. Les possibilités de transport par oléoducs ne suppriment pas toutes les contraintes. Les déclarations et projections citées dans l’article décrivent des adaptations en cours, non une sortie acquise de la crise.
Al Sharq Al Awsat du même jour aborde une autre fragilité européenne : les incidents touchant les installations frigorifiques de commerces. Le journal rapporte une cyberattaque confirmée par Carrefour Belgique dans quinze magasins. Il distingue ce cas d’autres incidents dont l’origine n’est pas établie. La succession de pannes dans plusieurs pays ne suffit pas à démontrer une attaque coordonnée. Le dossier montre surtout l’importance de séparer les faits confirmés des rapprochements encore à l’étude.
Moyen-Orient : les conflits voisins gardent leur dynamique propre
Al Arabi Al Jadid et Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 rapportent la reprise des combats dans plusieurs secteurs du Yémen. Les gains territoriaux et les pertes proviennent de sources locales ou des belligérants. Les articles évoquent également la protection de la navigation et les réactions de l’Union européenne. Ces développements accompagnent la confrontation régionale, mais ils ne se résument pas aux négociations entre Washington et Téhéran.
À Hébron, Al Sharq Al Awsat décrit le retour de familles après leur déplacement. Des habitants rapportent des dommages dans leurs logements. Le journal distingue le retrait annoncé de certaines zones et le maintien de forces dans d’autres secteurs. Cette précision interdit de parler d’un départ complet de la ville sur la seule base du retour des habitants. Dans les éditions du jour, les témoignages civils et les déclarations militaires ne constituent pas toujours un récit concordant.
Économie : les impayés publics et les salaires au cœur des tensions
EDL conditionne le rétablissement du courant au règlement des dettes
Électricité du Liban engage une campagne contre les impayés des administrations, des établissements publics et des municipalités. Selon Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026, les coupures ont commencé progressivement le 2 novembre. Elles visent les organismes qui n’ont ni payé leurs factures ni engagé de régularisation. Les hôpitaux publics restent exemptés. L’établissement travaille à partir de listes d’abonnements actualisées. Il demande aux médias de s’en tenir aux noms officiellement annoncés, pour éviter toute confusion sur les services effectivement privés de courant.
Le rétablissement de l’alimentation dépend désormais des engagements pris par les débiteurs. Ad Diyar du 3 novembre 2026 rapporte qu’un paiement partiel peut permettre une remise en service. Il doit s’accompagner d’un engagement écrit prévoyant des versements mensuels. Al Liwa du 3 novembre 2026 confirme que des administrations ont retrouvé le courant après un premier règlement et la présentation d’un échéancier. La campagne comporte donc un volet de recouvrement négocié, en plus des coupures.
L’aéroport de Beyrouth fait l’objet d’un traitement distinct. D’après Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026, il n’entre pas dans les coupures engagées à ce stade. Le ministère des Travaux publics affirme avoir déjà réglé une part importante de ses factures. Le reliquat doit être audité, puis faire l’objet d’un paiement échelonné. Le ministère explique l’accumulation des arriérés par la hausse des tarifs, sans augmentation correspondante des crédits budgétaires. De son côté, EDL invoque les circonstances exceptionnelles et la hausse du coût des produits pétroliers liée à la guerre régionale.
Dans le même journal, Ghassan Beydoun défend une autre organisation du secteur. Cet ancien responsable du ministère de l’Énergie recommande de réduire les pertes et de développer une production décentralisée. Il propose notamment des projets solaires associant municipalités et secteur privé. Cette orientation constitue une proposition d’expert. Elle ne correspond pas à un programme déjà adopté.
La revalorisation des salaires reste en discussion
Ad Diyar du 3 novembre 2026 consacre un entretien à Béchara Asmar sur la perte de pouvoir d’achat. Le responsable syndical annonce une prochaine réunion et recherche un accord applicable avec les employeurs et le ministère du Travail. Il refuse toutefois de confirmer un pourcentage de hausse. Les discussions ne sont pas achevées. Le journal distingue ainsi les revendications salariales d’une décision effectivement arrêtée.
Le dossier porte aussi sur les indemnités de transport et les allocations familiales. Selon le quotidien, ces questions ont été examinées par le comité de l’indice en septembre. Elles accompagnent le débat sur les rémunérations, alors que les dépenses courantes pèsent sur les ménages. Aucun accord global définitif n’est annoncé dans l’entretien. Asmar insiste sur la recherche d’une formule que les parties pourront mettre en œuvre.
Le lien avec la protection sociale occupe également une place dans ses explications. Une hausse des rémunérations peut accroître les cotisations versées à la Caisse nationale de sécurité sociale. Asmar relie donc la négociation salariale aux moyens disponibles pour les prestations médicales. Par ailleurs, une source du ministère du Travail propose une révision périodique de l’indexation, tous les trois ou six mois. Ad Diyar présente cette piste comme une proposition. Elle ne constitue pas un mécanisme automatique déjà entré en vigueur.
Le budget 2027 avance en commission, avec un débat fiscal encore ouvert
La commission parlementaire des Finances a adopté les deux premiers chapitres du projet de budget 2027. Ad Diyar du 3 novembre 2026 rapporte les travaux conduits par Ibrahim Kanaan, en présence du ministre Yassine Jaber. Ces chapitres portent notamment sur la perception des recettes, les dépenses, les emprunts et les transferts de crédits. Cette étape concerne l’examen en commission. Elle ne vaut pas adoption définitive du budget par le Parlement.
Les crédits de paiement liés à d’anciens programmes doivent être suspendus plutôt que supprimés. Selon Ad Diyar, certains de ces engagements remontent à l’année 2000. La commission souhaite les réévaluer avant le budget suivant. Al Liwa du 3 novembre 2026 rapporte également cette mise à zéro des crédits, dans l’attente de leur examen. Les deux comptes rendus distinguent ce gel d’une suppression définitive des programmes.
Ibrahim Kanaan affirme par ailleurs refuser de nouveaux impôts et de nouveaux droits. Le débat fiscal reste cependant ouvert. Ad Diyar annonce la poursuite, ce mardi, de l’examen des articles fiscaux du projet. La position du président de la commission accompagne donc une procédure encore en cours.
Les banques contestent le traitement fiscal de gains comptables
Al Sharq Al Awsat du 3 novembre 2026 décrit un différend entre les banques libanaises et le ministère des Finances. Le litige porte sur des gains comptables liés aux obligations internationales de l’État, aux provisions et aux taux de change. Les banques soutiennent que les gains concernés n’ont pas été encaissés. Elles contestent leur traitement fiscal et invoquent les conséquences possibles sur leur liquidité.
Le ministère s’appuie, pour sa part, sur des décisions réglementaires et un avis juridique. Des réunions techniques sont attendues, tandis que le délai a été prolongé. Le journal ne rapporte pas d’accord réglant le différend. Les banques mettent aussi en avant un risque pour les déposants. Cet argument relève de leur position dans le débat fiscal ; il ne démontre pas, à lui seul, comment une charge éventuelle serait répartie.
Justice : les procédures restent distinctes des accusations politiques
Le dossier de Dahr el-Baydar n’est pas un jugement
Al Liwa du 3 novembre 2026 rapporte des poursuites militaires contre treize personnes dans l’affaire des explosifs de Dahr el-Baydar, dont deux détenues. Ces indications décrivent une étape de procédure. Elles n’établissent pas la culpabilité des personnes visées. Le débat sur le renvoi devant le Conseil de justice reste ouvert. Les demandes des partis concernent le traitement institutionnel du dossier, alors que les responsabilités pénales doivent être déterminées dans le cadre judiciaire.
Al Joumhouriyat du même jour replace cette affaire dans les tensions autour des armes et de l’autorité publique. La distinction entre enquête, poursuites et décision de justice reste essentielle. Les commentaires politiques ne permettent pas de combler ce que les journaux ne documentent pas sur les preuves ou sur les actes attribués à chaque personne. La revue retient donc l’état de la procédure rapporté, sans transformer les soupçons en conclusions.
La sécurité alimentaire donne lieu à une enquête distincte
Al Liwa et Al Bina du 3 novembre 2026 rapportent une réunion présidée par Nawaf Salam après des cas suspects de trichinellose. Un prélèvement de viande hachée dans un établissement fermé est annoncé positif. L’origine de la contamination et l’hypothèse d’une fraude restent sous enquête. Les articles évoquent des inspections et d’éventuelles poursuites. Ils ne permettent pas d’affirmer qu’un mélange frauduleux de viandes aurait été établi.
La fermeture constitue une mesure rapportée par les journaux. Elle ne remplace pas la recherche de la source de contamination. Le dossier appelle des contrôles sanitaires et, selon leurs résultats, des suites judiciaires. Cette distinction évite d’attribuer par avance une intention ou une responsabilité que les éléments disponibles ne démontrent pas.
En Irak, les garanties des procès de ressortissants français sont contestées
Al Quds Al Arabi du 3 novembre 2026 reprend un reportage sur les audiences de Français transférés de Syrie vers l’Irak. Le texte décrit plusieurs étapes de jugement et rapporte les critiques d’organisations de défense des droits. Celles-ci portent sur la traduction, la rapidité des procédures et des allégations d’aveux sous la torture. Des avocats français disent également avoir été empêchés d’entrer en Irak. Ces affirmations sont attribuées à leurs auteurs et ne constituent pas des constats judiciaires indépendants.
Le reportage distingue des situations individuelles, notamment celle d’un accusé qui affirme avoir été emmené enfant en Syrie. Ce récit ne peut être étendu à tous les dossiers. La question posée par l’article concerne les conditions de jugement et l’accès à la défense. Les responsabilités de chaque accusé doivent rester examinées séparément.
Société : aides au logement et réponses aux besoins sociaux
Le Hezbollah reprend son dispositif d’aide aux familles déplacées
Al Akhbar du 3 novembre 2026 rapporte la reprise des aides au logement du Hezbollah. Dans son article, Zeina Hammoud évoque des versements couvrant une année. Les montants annoncés atteignent 14 000 dollars pour Beyrouth et sa banlieue, contre 12 000 dollars dans les autres régions. Le dispositif concerne les familles dont les maisons ont été détruites ou rendues inhabitables pendant les guerres de 2024 et 2026. Il vise aussi les habitants déplacés des zones frontalières occupées. Ces aides relèvent du parti, et non d’un programme de l’État libanais.
Selon Al Akhbar du 3 novembre 2026, les listes de bénéficiaires ont été actualisées. Des ménages ayant réparé leur habitation en ont été retirés, tandis que d’autres ont été ajoutés. Ad Diyar du 3 novembre 2026 rapporte, de son côté, le lancement de la campagne « Promesse et engagement ». Le journal mentionne des remises de traites à Nabatiyeh et à Charqiyeh, sur la base d’une annonce du Hezbollah. Sa brève ne précise pas de montant.
Handicap et dangers des munitions à l’agenda du jour
Al Liwa du 3 novembre 2026 annonce le lancement de la stratégie nationale des droits et de l’inclusion des personnes handicapées. Le ministère des Affaires sociales organise ce rendez-vous le même jour au Grand Sérail. Nawaf Salam doit y participer. Le rendez-vous se tient sous le patronage du chef du gouvernement.
Dans la même édition, Al Liwa annonce une activité de sensibilisation aux dangers des munitions à Tebnine. Les forces italiennes de la FINUL doivent l’organiser le 3 novembre.
Des familles de détenus interpellent les autorités sur la santé en prison
Al Liwa du 3 novembre 2026 relaie l’annonce du décès d’un détenu transféré de la prison de Qobbeh à l’hôpital. Le comité des familles de détenus affirme que cet homme souffrait de maladies chroniques. Cette précision provient du comité. Elle ne constitue pas, à elle seule, une conclusion médicale sur les causes du décès.
Le comité réclame une amélioration des conditions sanitaires en détention. Il demande également l’application d’une amnistie, selon Al Liwa du 3 novembre 2026. Le journal rapporte ces revendications sans présenter, dans ce compte rendu, de réponse détaillée des autorités pénitentiaires.
À Hasbaya, une fête locale soutient les oléiculteurs
Ad Diyar du 3 novembre 2026 rapporte l’inauguration du premier festival et de l’exposition de l’olive à Hasbaya. Le ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, y participe. Organisé sur deux jours, le rendez-vous associe Hermon Marathon aux unions de municipalités du Hasbani et de l’Arkoub.
Selon Ad Diyar du 3 novembre 2026, cette manifestation vise à soutenir les agriculteurs touchés par la guerre. Elle met à l’honneur la production locale d’olives dans une région confrontée aux conséquences du conflit.
Culture : Marcel Khalifé, mémoires de Beyrouth et rendez-vous de novembre
Cinquante ans après, Marcel Khalifé relu à travers Mahmoud Darwich
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 revient sur les cinquante ans de « Promesses de la tempête ». Ce titre, traduit en français, désigne l’œuvre publiée par Marcel Khalifé en 1976. Mohammad al-Sayed al-Tantawi relie sa création au départ du musicien d’Amchit vers Beyrouth pendant la guerre civile. Son analyse se concentre sur le dialogue entre la musique et les poèmes de Mahmoud Darwich.
Le critique parcourt quatre ensembles de thèmes. La nostalgie de la mère côtoie l’amour confronté au conflit, puis l’identité, l’exil et l’espoir. Il étudie aussi le rôle du luth et du piano. À ses yeux, Khalifé donne aux vers une force intime qui dépasse la seule déclamation militante. Ce jugement appartient à l’auteur de l’article. Il ne s’agit pas d’une nouvelle déclaration du compositeur.
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 évoque également une réédition pour ce cinquantenaire. Selon le journal, elle conserve les quatre poèmes de Darwich et retire « Jafra », écrit par Ezzedine Manasra. L’article rappelle enfin l’éloge adressé au musicien par Jacques Derrida lors d’une soirée parisienne en 1997. Ce retour critique accompagne un anniversaire discographique ; aucun concert actuel de Khalifé n’est annoncé dans ce texte.
À Beyrouth, des photographes explorent la mémoire et l’appartenance
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 présente une exposition installée à l’hôtel Bossa Nova, à l’est de Beyrouth. Son titre se traduit par « Et dans nos deux corps, un ciel embrasse une terre ». Il s’inspire de Mahmoud Darwich. La clôture est annoncée pour le mercredi 4 novembre. Le reportage de Rabih Farran décrit un parcours consacré à la mémoire, à la perte et au lien des femmes avec les lieux.
Cinq artistes y participent : Amira al-Naal, Ola Mohammad, Saba Karim, Hiba Ahmad Saïd et Yaqin Yamani. L’exposition réunit photographies, archives, textes, sons et dessins. Elle présente aussi des feuilles de contact. Thanaa Farouk en assure le commissariat. Selon Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026, Candid Foundation porte cette initiative, financée par le ministère allemand des Affaires étrangères.
Le journal s’arrête notamment sur le travail de Hiba Ahmad Saïd à Taëz, au Yémen. Son projet, dont le titre est traduit par « Direction obligatoire », traite des mines et des restes explosifs. Il suit Abdel Raqib Ali Ahmad, ancien restaurateur de patrimoine devenu secouriste. Amputé d’une jambe après un tir, cet homme a renoué avec le dessin et les maquettes patrimoniales. Son parcours donne un visage aux effets durables de la guerre présentés dans l’exposition.
Le roman graphique raconte la vie après l’explosion du port
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 signale un roman graphique d’Hilal Chouman et d’Emma Haraké, publié chez Diwan. Son titre se traduit par « Je ne suis pas ici, je ne suis pas là ». Le livre prend pour point de départ l’explosion du port de Beyrouth, en août 2020. Il aborde la survie, la justice et le choix de partir ou de rester. L’émigration au Canada appartient aussi à cet univers.
Selon la présentation du journal, le projet vient d’un texte composé de treize fragments. La collaboration entre l’écrivain et la dessinatrice associe ensuite images et prose poétique. Les auteurs ont choisi de ne pas représenter l’explosion elle-même. Leur travail porte sur la vie qui lui succède. Le récit s’attache ainsi aux liens avec Beyrouth et aux déplacements, plutôt qu’à une reconstitution visuelle de la catastrophe.
Ad Diyar du 3 novembre 2026 propose un autre parcours de mémoire avec l’autobiographie de Jean Hawat. Nader Kaspar présente cet ouvrage, dont le titre est traduit par « Mon expérience ». L’ancien secrétaire général du Bloc national y retrace un itinéraire entre droit et politique. Le compte rendu relie ce parcours personnel à l’histoire libanaise.
Dans l’Akkar, Al Liwa du 3 novembre 2026 rapporte le lancement, à Barkaïl, d’un livre de Moussa Moussa. L’ouvrage rassemble des récits et des traditions populaires locales. Cette actualité met en lumière une autre forme de transmission : celle des histoires liées à un territoire et à ses habitants.
Cinéma et hommages au programme de novembre
Al Arabi Al Jadid du 3 novembre 2026 annonce le Festival international du film de Marrakech du 20 au 28 novembre. Le programme rapporté réunit 76 films venus de 39 pays. Marion Cotillard doit présider le jury. Le journal signale la présence d’un film du réalisateur libanais Rami Kodeih, construit autour d’un braquage bancaire dans un contexte de crise économique.
Au Liban, Ad Diyar du 3 novembre 2026 mentionne une invitation à la première d’un film consacré à l’indépendance. Son titre est traduit par « L’Aube ». Tony Abou Elias et Mirna Khayyat annoncent cette projection pour le 18 novembre. La même édition rapporte la création d’une association dédiée à la culture et à la création en mémoire de Talih Hamdan. Un hommage est prévu le 15 novembre dans la salle publique d’Aïn Anoub.
Sport : le coût des déplacements pèse sur les tribunes libanaises
Le carburant entre dans le budget des supporters
Al Akhbar du 3 novembre 2026 examine les effets du coût de la vie sur la présence du public dans les stades libanais. Le journal prend notamment appui sur la rencontre entre Jouaya et Nejmeh. Les témoignages recueillis mettent en cause le prix du carburant et le coût des déplacements. Assister à un match impose ainsi une dépense qui dépasse le seul accès au stade.
Le lieu de la rencontre compte dans les situations décrites. Le reportage souligne des différences de fréquentation selon la localisation des enceintes. Il relie ces écarts aux contraintes rencontrées par les supporters pour se déplacer. Ces témoignages décrivent des difficultés concrètes. Ils ne constituent pas une mesure nationale de la baisse des affluences et ne permettent pas de chiffrer son ampleur pour l’ensemble du championnat.
Dans Al Liwa du 3 novembre 2026, l’entraîneur de Nejmeh, Armen Menassian, salue ses joueurs et leur public. Cette déclaration souligne la place des supporters dans la vie du club, tandis qu’Al Akhbar documente les dépenses nécessaires pour suivre les rencontres.
Deux rendez-vous distincts pour le football de plage
La sélection libanaise prépare la Coupe arabe de football de plage à Port-Saïd. Al Liwa du 3 novembre 2026 annonce la compétition du 5 au 9 novembre. Le Liban figure dans un groupe comprenant le Maroc, Oman et la Libye. Ce tournoi constitue le premier des deux rendez-vous présentés par le journal pour la sélection durant le mois.
La Coupe d’Asie suivra en Thaïlande, du 18 au 28 novembre, selon le même numéro. Le Liban y rencontrera, dans son groupe, l’Iran, le Vietnam et l’Afghanistan. Il s’agit d’une compétition distincte du tournoi arabe organisé en Égypte. Au 3 novembre, les deux compétitions restent à venir.


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