2 novembre 2026
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Netanyahu sans majorité : les options et leurs obstacles

Netanyahu conserve le premier parti de la Knesset, mais son bloc de 53 sièges reste à huit élus de la majorité. Un proche évoque une union avec Eisenkot, sans accord annoncé. Lundi 2 novembre, Liberman a déclaré que son parti recommanderait Eisenkot, selon la presse israélienne. Ce choix ne constitue pas encore une coalition. Entre recherche de partenaires et maintien provisoire en fonctions, les options restent contraintes avant les consultations présidentielles qui doivent commencer le 4 novembre.

Benjamin Netanyahu, photographie d’archives publiée par Libnanews en août 2019. Couverture : Netanyahu sans majorité, quelles options ?
Benjamin Netanyahu, photographie d’archives publiée par Libnanews le 27 août 2019. Habillage classique Libnanews ; photographie entière redimensionnée sans recadrage ni retouche.

Benjamin Netanyahu conserve le premier parti de la Knesset, mais pas une majorité pour reconduire son gouvernement. Après le scrutin du 27 octobre, son bloc dispose de 53 sièges sur 120. Dimanche 1er novembre, un proche du premier ministre a plaidé pour un gouvernement d’union avec Gadi Eisenkot. Aucun accord ne confirme cette possibilité au 2 novembre.

Le Likud obtient 27 députés. Ses partenaires complètent un ensemble qui reste à huit sièges de la majorité absolue. Pour transformer ce résultat en nouveau gouvernement, Netanyahu doit donc obtenir des soutiens extérieurs à son camp ou parvenir à un arrangement plus large.

Netanyahu et l’hypothèse d’un gouvernement d’union

Benny Biton, maire de Dimona et proche du premier ministre, a affirmé dimanche que Netanyahu souhaitait une union. Il a évoqué des garanties que pourraient apporter le président Isaac Herzog et le président américain Donald Trump à Eisenkot.

Cette déclaration décrit la position d’un allié de Netanyahu. Elle ne constitue ni un engagement officiel des deux présidents ni l’annonce d’une négociation aboutie. La prudence s’impose également sur une éventuelle rotation à la tête du gouvernement : aucun dispositif agréé n’a été rendu public.

Un rapprochement avec Eisenkot rencontrerait une difficulté politique majeure. Le chef de Yashar a fait du remplacement de Netanyahu un objectif central. Avant le scrutin, il avait exclu de gouverner sous son autorité, y compris dans une formule de rotation. Une union supposerait donc un changement explicite de position ou un arrangement encore inconnu.

Huit sièges manquants, mais aucun partenaire acquis

La deuxième voie consiste à attirer une formation de l’autre camp. Une addition de sièges ne suffit toutefois pas à démontrer la faisabilité d’une alliance. Chaque parti dispose de ses engagements, de ses priorités et de ses propres relations avec le premier ministre sortant.

Après Bennett dimanche, Liberman a annoncé lundi 2 novembre que son parti recommanderait Eisenkot, selon le Jerusalem Post. Ces prises de position orientent leurs formations vers une alternative à Netanyahu, sans établir une coalition. Liberman soutient également la candidature de Lapid à la présidence de la Knesset ; aucun vote ne l’a encore consacrée.

Ra’am possède huit sièges, exactement le nombre qui manque au bloc sortant pour atteindre 61. Cette coïncidence arithmétique ne dessine pas une coalition en préparation. Les partenaires d’extrême droite de Netanyahu ont rejeté une coopération avec le parti de Mansour Abbas. Une alliance qui ferait partir des alliés existants modifierait immédiatement le calcul.

Rester en fonctions n’équivaut pas à être reconduit

Netanyahu bénéficie d’une autre réalité institutionnelle : son gouvernement reste en place pendant la formation du suivant. Il ne doit pas quitter immédiatement ses fonctions parce que son camp n’a pas obtenu la majorité absolue.

Cette continuité ne lui donne pas une majorité nouvelle à la Knesset. Elle distingue le maintien provisoire de l’exécutif de l’investiture d’un gouvernement après les élections. Le résultat peut donc prolonger sa présence au pouvoir sans résoudre son déficit de soutiens parlementaires.

Les consultations présidentielles doivent commencer le 4 novembre. Le candidat chargé de former un gouvernement disposera de 28 jours, avec une prolongation possible limitée à 14 jours. Si la première tentative échoue, la procédure prévoit d’autres possibilités avant un retour aux urnes.

Une nouvelle élection reste donc un scénario, pas une décision prise. La nouvelle Knesset doit siéger à partir du 10 novembre, même sans coalition constituée. Les prochaines recommandations officielles des partis permettront de savoir qui obtiendra la première possibilité de transformer le scrutin en gouvernement.

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