Des anciens hauts responsables militaires israéliens ont accompagné, mardi 3 novembre, des agriculteurs palestiniens pour récolter leurs olives près de Qusra, en Cisjordanie occupée. Cette initiative de solidarité intervient alors que les violences de colons et les restrictions d’accès perturbent la cueillette.
En Cisjordanie, des officiers retraités aux côtés des cueilleurs
L’ancien général Eyal Ben-Reuven explique avoir réuni, depuis plusieurs mois, un groupe d’environ trente anciens responsables militaires, dont six généraux. Ce chiffre décrit le collectif constitué : il ne permet pas d’affirmer que ses trente membres étaient tous présents dans les oliveraies ce mardi.
Selon une agence de presse présente sur place, Ben-Reuven compare les attaques de colons à des pogroms. Il évoque notamment les violences contre les femmes et les enfants. D’autres participants dénoncent l’occupation et ses conséquences pour les Palestiniens comme pour Israël.
Cette participation d’anciens officiers ne constitue pas une opération de l’armée israélienne. Elle relève d’une démarche de solidarité avec les agriculteurs palestiniens confrontés aux violences.
À Qusra, accéder aux arbres reste l’enjeu immédiat
Nimr Nazzal, propriétaire de terres près du village, affirme qu’il ne pourrait pas rejoindre ses oliviers sans cet accompagnement, en raison des attaques de colons. Il accuse également l’armée de protéger ces derniers. Cette accusation est celle du propriétaire, et non un constat établi pour chaque incident.
L’aide apportée aux cueilleurs concerne donc autant la présence sur les parcelles que le travail de récolte. Les témoignages recueillis à Qusra décrivent un accès dont les agriculteurs craignent qu’il ne soit pas assuré lorsqu’ils sont seuls.
Une récolte marquée par les attaques et les accès annulés
Le rapport humanitaire des Nations unies daté du 29 octobre recense 38 attaques de colons liées à la récolte entre le 20 et le 26 octobre. Elles ont causé des blessures ou des dommages matériels. Ce bilan concerne l’ensemble de la Cisjordanie, et non le seul village de Qusra.
Le document décrit des agressions, des vols d’olives et de matériel, ainsi que des destructions de biens agricoles. Il relève aussi des suspensions d’accès coordonné dans certaines parties des gouvernorats de Jénine et de Naplouse, et derrière la barrière dans celui de Qalqiliya.
L’armée affirme protéger les récoltes coordonnées
Dans un communiqué du 27 octobre, l’armée israélienne affirme avoir protégé les opérations de récolte sur environ cent sites coordonnés. Elle assure que la grande majorité se déroule sans incident inhabituel et indique avoir renforcé ses effectifs pour prévenir les violences.
Cette présentation générale ne répond pas individuellement aux accusations formulées à Qusra. Elle porte sur les opérations coordonnées, tandis que les observations humanitaires incluent aussi les terres rendues inaccessibles. Les équipes de soutien à la récolte poursuivent leur présence auprès des agriculteurs, mais l’ONU constate que leur assistance ne touche encore qu’un nombre limité de bénéficiaires dans la plupart des localités.
Références et crédit photographique
- Dépêche d’agence du 3 novembre 2026, reprise par RTÉ.
- Rapport humanitaire de l’ONU daté du 29 octobre 2026.
- Communiqué de l’armée israélienne du 27 octobre 2026.
Photo d’archives : cueilleurs israéliens et palestiniens à Qafin, en Cisjordanie, octobre 2008. Cette photographie ne montre pas Qusra le 3 novembre 2026, ni les anciens officiers cités dans l’article. Orrling / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Image non modifiée.


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