4 novembre 2026
Actualité, Information, Analyses, découverte du Patrimoine et de la Culture Libanaise, tout cela est possible sur Libnanews, le Média Citoyen du Liban
Toutes nos rubriques

International

Midterms : futures en hausse, dollar en recul

Les midterms américains ont d’abord pesé sur les contrats à terme, avant un rebond dans la matinée du 4 novembre. À quelques heures de Wall Street, les relevés disponibles indiquent une hausse des futures et un dollar plus faible face à l’euro. Cette analyse distingue les cours au comptant, les rendements obligataires et les indications de préouverture. Elle explique aussi les effets pour les paiements en euros et les limites d’une lecture exclusivement politique des mouvements de marché observés.

Midterms : futures en hausse avant Wall Street, dollar en recul. Photographie d’archives de billets américains.
Billets américains, photographie d’archives. Date de prise de vue non établie. Photo entière conservée ; habillage éditorial classique. © Libnanews.com. © Libnanews.com

Les midterms américains ont provoqué une première secousse sur les marchés, puis un rebond des contrats à terme. Ce mercredi 4 novembre 2026, les indications disponibles avant Wall Street orientent vers une ouverture positive, sans la garantir. Le dollar recule face à l’euro. Les investisseurs doivent toutefois distinguer le résultat électoral, les anticipations sur Washington et les résultats des entreprises.

Point de préouverture préparé le 4 novembre 2026. Dernier relevé chiffré des futures retenu : dépêche publiée à 11 h 14 UTC, soit 6 h 14 à New York. Le relevé de change est antérieur et identifié séparément. Ces données ne constituent pas des cotations en direct.

Midterms : un rebond avant la séance américaine

Les démocrates ont remporté le contrôle des deux chambres du Congrès, selon les résultats rapportés ce mercredi. La première réaction n’a pourtant pas fixé la direction de toute la matinée. Les contrats Nasdaq-100 ont perdu jusqu’à 2,4 % pendant la nuit, contre 1,4 % pour ceux du S&P 500. À 8 h 13 UTC, ils avaient déjà retrouvé un terrain légèrement positif.

Le point de marché publié à 11 h 14 UTC indique ensuite une hausse de 1 % des futures S&P 500 et Nasdaq. Ceux du Dow Jones progressent de 1,4 %. Le rendement américain à dix ans se situe alors à 4,93 %. Ces indications décrivent des instruments négociés avant la séance régulière, et non les performances d’ouverture des indices au comptant.

Instrument Indication retenue Repère temporel
Futures S&P 500 +1 % Dépêche du 4 novembre, 11 h 14 UTC
Futures Nasdaq +1 % Même dépêche
Futures Dow Jones +1,4 % Même dépêche
Dette américaine à dix ans Rendement de 4,93 % Même dépêche
EUR/USD au comptant 1 euro = 1,1236 dollar ; +0,4 % Dépêche du 4 novembre, 8 h 23 UTC

Les heures indiquent la publication des relevés, sauf indication explicite contraire. Les variations sont celles rapportées par les dépêches ; elles ne mesurent pas le mouvement depuis la proclamation des résultats. Les chiffres du tableau ne forment donc pas une photographie simultanée.

Ce que l’on peut attendre de l’ouverture

Wall Street ouvre sa séance régulière à 9 h 30 à New York, soit 14 h 30 UTC et 16 h 30 à Beyrouth. Si les futures conservent leurs gains jusque-là, une ouverture en hausse constitue le scénario cohérent avec ces indications. Affirmer dès maintenant le pourcentage exact de hausse des indices serait, en revanche, une prévision sans garantie.

La distinction compte après une nuit de retournements. Un contrat à terme reflète les prix auxquels les intervenants acceptent de négocier à un instant donné. L’ouverture des actions résulte ensuite d’ordres propres à chaque titre. Une progression des futures ne signifie donc ni que toutes les valeurs monteront, ni que la séance terminera dans le vert.

La lecture devra porter sur plusieurs éléments : la direction des grands indices, la participation des secteurs et l’évolution des taux. Un rebond concentré sur quelques grandes capitalisations aura une portée différente d’une hausse largement partagée. Les premiers échanges permettront aussi de vérifier si les achats observés avant séance résistent à l’arrivée des volumes du marché régulier.

Le dollar baisse, l’euro gagne du terrain

Sur le marché des changes, le point publié à 8 h 23 UTC place l’euro à 1,1236 dollar, en hausse de 0,4 %. L’indice du dollar s’établit à 101,41. Le rendement à dix ans recule alors de près de trois points de base, à 4,921 %. Cette séquence associe donc appréciation de l’euro et baisse des rendements américains.

La cotation EUR/USD exprime le nombre de dollars nécessaires pour acheter un euro. Lorsqu’elle monte, l’euro se renforce et le dollar s’affaiblit dans cette relation. À 1,1236, un dollar représente environ 0,8900 euro. Ce calcul inverse aide à comprendre le mouvement, mais ne correspond pas à un tarif de banque ou de bureau de change.

Exemple purement arithmétique : une facture inchangée de 1 000 euros représente 1 123,60 dollars à ce cours. Pour un acheteur disposant de dollars, une nouvelle hausse de l’EUR/USD augmenterait son coût. Pour une personne disposant d’euros et payant un prix fixe en dollars, elle réduirait au contraire la dépense en euros, hors frais.

Ce mécanisme concerne aussi les ménages et entreprises libanais qui encaissent des dollars mais règlent certaines dépenses en euros. Il ne permet pas de prédire immédiatement les prix en magasin. Les contrats, les stocks, les marges et les frais de conversion modifient le délai et l’ampleur de la transmission.

Les taux et la technologie compliquent la lecture politique

Les investisseurs ont d’abord redouté un contrôle parlementaire plus strict de l’intelligence artificielle. Mais cette crainte représente une anticipation, pas une réglementation déjà entrée en vigueur. Le résultat électoral ne suffit donc pas à établir une baisse future des bénéfices du secteur.

Le nouveau Congrès exercera ses pouvoirs à partir de janvier 2027. Une majorité parlementaire opposée au président peut compliquer de nouvelles baisses d’impôts ou des dépenses supplémentaires. Cette perspective peut influencer les anticipations de déficits et d’émissions obligataires. Elle ne supprime cependant aucune mesure existante par elle-même. Donald Trump conservera son droit de veto ; passer outre exige une majorité des deux tiers dans chaque chambre. Les marchés évaluent donc un rapport de force, pas un programme économique déjà voté.

Les nouvelles des entreprises apportent un autre moteur. Dans le relevé de 11 h 14 UTC, Arista Networks gagne 11,4 % avant séance, après ses résultats et ses perspectives. Le fonds coté VanEck Semiconductor progresse de 1,6 %. Ces mouvements montrent pourquoi attribuer toute variation du Nasdaq aux midterms serait excessif : publications financières et débat politique se superposent.

Les obligations donnent un signal distinct. Quand les achats font monter le prix d’un titre à taux fixe, son rendement diminue. Cette relation explique comment la dette américaine peut progresser tandis que son rendement recule. Une baisse de trois points de base signifie 0,03 point de pourcentage, et non une chute de 3 % du taux.

Un rendement moins élevé peut réduire l’attrait relatif d’un placement en dollars, toutes choses égales par ailleurs. Mais le change dépend aussi des perspectives européennes et de la comparaison entre les politiques monétaires. La Réserve fédérale ne fixe pas un objectif de cours pour le dollar. Le marché des changes détermine sa valeur.

L’euro ne reçoit aucune garantie de hausse durable

Le mouvement observé mercredi ne constitue pas une trajectoire acquise pour les prochaines semaines. Une évolution des anticipations de taux, de croissance ou d’inflation peut modifier la demande de devises. Le pétrole et les risques géopolitiques restent également susceptibles de changer les arbitrages. Les midterms ajoutent une information à cet ensemble ; ils ne le remplacent pas.

Pour les importateurs européens, un euro plus fort peut alléger le coût de produits facturés en dollars. Pour certains exportateurs, il peut rendre les prix moins compétitifs ou réduire les recettes converties en euros. L’effet sur les prix à la consommation reste partiel et décalé. Une variation de change ne se transmet pas intégralement, dès le lendemain, aux factures.

Le prochain test concret arrive à 14 h 30 UTC avec l’ouverture des actions américaines. Les publications d’activité des services attendues ensuite peuvent encore modifier les taux et les devises. Il faudra alors comparer les cours effectivement négociés aux indications de préouverture, plutôt que transformer le rebond des futures en résultat déjà acquis.

Sources et références

·

Newsdesk Libnanews

Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

Tous ses articles →

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *