7 novembre 2026
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Inondations : le nettoyage des routes a ses limites

Le ministère des Travaux publics distingue les inondations liées à l’entretien et celles qui nécessitent de nouvelles infrastructures. Mohammad al-Hajj Chehadé explique les compétences des administrations, les sept lots de nettoyage et le suivi des points noirs. À Nahr el-Ghadir, l’étroitesse du cours limite l’efficacité d’un simple approfondissement. L’ingénieur évoque des études, du foncier et des financements pour les ouvrages nouveaux. Son estimation de plus de 90 % du réseau accessible au nettoyage reste une déclaration du responsable, sans audit indépendant présenté.

Gouttes de pluie sur une vitre, photographie d’illustration publiée en décembre 2019. Lieu précis et date de prise de vue non renseignés. Elle ne représente pas un épisode d’inondation en novembre 2026.
Gouttes de pluie sur une vitre, photographie d’illustration publiée en décembre 2019. Lieu précis et date de prise de vue non renseignés. Elle ne représente pas un épisode d’inondation en novembre 2026. © Archives Libnanews ; photographe non renseigné

Le nettoyage des évacuations ne suffit plus à régler tous les points noirs des inondations au Liban. Mohammad al-Hajj Chehadé, chef du service central de maintenance au ministère des Travaux publics, distingue les secteurs où l’entretien reste adapté de ceux qui exigent de nouveaux ouvrages. Dans un entretien publié le 7 novembre, l’ingénieur décrit des réseaux vieillissants, confrontés à l’urbanisation et à des pluies parfois très concentrées.

Il estime que le nettoyage répond aux besoins de plus de 90 % du réseau routier concerné. Cette évaluation est celle du responsable interrogé, pas le résultat d’un audit indépendant rendu public. Les difficultés restantes portent notamment sur la capacité des installations et sur le partage des responsabilités entre administrations.

Inondations au Liban : qui entretient quel réseau ?

Chehadé présente le périmètre d’intervention de son ministère : l’entretien des évacuations sur les routes classées internationales. Il mentionne sept lots de contrats pour ce travail. Les autres voies relèvent des municipalités et de leurs unions, selon la répartition des compétences qu’il expose.

Le ministère de l’Énergie et de l’Eau intervient pour les cours d’eau naturels. Le responsable cite aussi les réseaux d’assainissement et les structures locales chargées de certains équipements. L’eau franchit pourtant les limites administratives : un obstacle situé en amont peut perturber un axe entretenu par un autre organisme.

Cette distinction compte pour comprendre les interventions. Le nettoyage d’une grille sur une route ne résout pas nécessairement le problème d’un cours d’eau voisin. De même, un ouvrage communal saturé ne devient pas automatiquement un chantier des Travaux publics parce que son débordement gêne la circulation.

Le responsable décrit une coordination nécessaire entre les administrations. Il rattache aussi les difficultés à la faiblesse des moyens et aux contraintes de financement. L’entretien saisonnier et la création d’une infrastructure neuve ne mobilisent pas les mêmes budgets ni les mêmes procédures.

Les points noirs évoluent avec les pluies

Les prestataires chargés du nettoyage identifient les secteurs sensibles à partir des observations et du suivi du réseau. Chehadé indique que des équipes d’urgence sont positionnées sur les points noirs récurrents. Des patrouilles mobiles doivent aussi intervenir lorsqu’un problème apparaît le long des routes.

L’ingénieur décrit l’apparition de nouveaux points difficiles au cours des trois dernières années. Il la relie notamment à des précipitations importantes sur une durée courte. Il évoque, selon les endroits, la création de réseaux, l’amélioration d’installations existantes et le renforcement des dispositifs d’urgence.

Ces explications ne constituent pas une prévision météorologique pour l’hiver. Elles exposent la façon dont le service adapte son entretien à des situations observées. La disponibilité des équipes et la qualité du contrôle des prestataires restent des éléments du suivi des interventions.

Le ministère s’appuie sur des bureaux de conseil pour surveiller les travaux, selon Chehadé. Le contrôle porte sur l’exécution des opérations et le signalement des anomalies. Les cartes détaillées des chantiers, les résultats des inspections et les délais de correction ne figurent pas dans l’entretien.

À Nahr el-Ghadir, l’étroitesse limite l’écoulement

Le cas de Nahr el-Ghadir illustre les limites d’une intervention fondée uniquement sur le curage. Chehadé explique que l’approfondissement du cours ne règle pas le problème d’une largeur insuffisante. Les travaux d’entretien peuvent retirer des obstacles, mais ne donnent pas automatiquement au lit les dimensions nécessaires.

Le responsable évoque les empiètements sur les cours d’eau et la nécessité d’un traitement avec les autorités compétentes. Agrandir un ouvrage ou modifier un tracé peut aussi exiger de mobiliser du foncier. Ces interventions demandent des études et, dans certains cas, des acquisitions.

L’urbanisation ajoute une autre contrainte. Des équipements conçus pour un environnement plus ancien doivent recevoir les écoulements de secteurs désormais plus construits. Le diagnostic technique doit déterminer si l’entretien suffit ou si la capacité même du réseau doit changer.

Les nouveaux ouvrages demandent une programmation

Chehadé distingue ainsi les interventions immédiates des projets à préparer sur plusieurs étapes. Pour les points structurellement insuffisants, il évoque des plans directeurs et un financement adapté. La conception d’un ouvrage suppose d’examiner son articulation avec l’ensemble du parcours de l’eau.

Cette approche n’efface pas l’obligation d’entretenir les installations existantes. Des déchets ou des dépôts peuvent aggraver un point déjà fragile. Mais multiplier les passages de nettoyage ne remplace pas un élargissement, un réseau supplémentaire ou une reprise de l’aménagement lorsque le diagnostic les juge nécessaires.

L’entretien ne s’accompagne d’aucune garantie d’absence d’inondations. Pour les secteurs identifiés comme insuffisants, les étapes à suivre restent la définition des travaux, la coordination entre organismes et la mobilisation des crédits.

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